«Le meilleur des gars»

1 août 2008 17h15 · Josée Legault

C'est presque toujours comme ça. Un salaud tue, et la blonde du salaud et les voisins disent à quel point c'était pourtant un bien bon gars, un bon père de famille, le meilleur mari du monde, etc…

C'est ce que les voisins ont dit de Richard Bérard, accusé du meurtre et de l'enlèvement de Mélissa Beaudin, 17 ans, la blonde de son fils. Pourtant, les mêmes voisins racontent que deux de ses enfants ne mangeaient pas à leur faim, qu'il a uriné dans le coffret à jouets de son fils lors de la fête de sa fille, qu'il a un lourd passé criminel, etc…

Il semble donc plutôt que la jeune fille assassinée se soit retrouvée prise dans un milieu qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi. Et que personne n'y a vu.

Et de nous rabattre aussi les oreilles que le salaud, il a fait ça «à cause de l'alcool et de la coke». Comme si d'être alcoolique ou cocaïnomane transformait un «bon gars» en tueur et/ou en violeur. Bullshit. Belle excuse pour un meurtier. Tout présumé qu'il soit. Belle façon de se décharger de sa responsabilité. 

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  • 2 août 2008 · 08h27 Claude Perrier

    Chaque nouvelle saloperie du genre est une saloperie de trop. Comment se fait-il que de pareilles ordures puissent demeurer « en circulation », après que l’on ait pu constater à répétition déjà leur dysfonctionnement? Le système qui permet à des cochons de cette espèce de rester en liberté, malgré une feuille de route disgracieusement fournie, est un système malade et déficient.

    Il y a des cas où la sécurité du plus grand nombre devrait primer sur la liberté de l’individu à problème. Il est donc grand temps que l’on se penche sérieusement sur la façon de vraiment prévenir ces dérapages prévisibles, sinon on aura toujours à déplorer de nouvelles saloperies de la part du «meilleur des gars».

  • 2 août 2008 · 11h15 Serge Gingras

    Il y a des défauts congénitaux qu’on ne peut corriger.

    Pourquoi pareils individus sont-ils ent liberté et non derrière les barreaux? Retournez à l’opératio déficit zéro, où on a fermé six prisons au Québec. Toutes ces coupures n’ont pas été sans affecter la société. Ce crime est le dernier exemple de la pauvreté financière du Québec. Si le Québec avait les moyens de ses besoins il n’y aurait aucune crise dans notre filet social : système de santé, prisons, infrastructures, etc.

    On récolte ce que l’on sème.

    Souvenez-vous du dernier cadeau fiscale que nos deux gouvernements nous ont fait cette année. Les retraités ont pu partager leurs revenus avec leurs conjoints. Résultats, des retours d’impôts faramineux. Pour un gouvernement constamment en difficulté financière, cette générosité est une mauvaise décision. Il est vrai que l’on prévoyait des élections…

    « Après moi le déluge « , disait un autre grand dépensier qui a ruiné son pays : Louis XIV.

    Libérez-nous des politicailleurs.

  • 4 août 2008 · 22h40 Noël Clusiau

    ….Les retraités ont pu partager leurs revenus avec leurs conjoints. Résultats, des retours d’impôts faramineux…..Gingras

    Et alors ? Y en a marre des impôts, surtout quand ton revenu est fixe et ne peut d’aucune façon augmenter.

    Et les USA en ont plein des prisons et après, ça change quoi ? La criminalité là-bas est pire qu’ici.

  • 6 août 2008 · 16h09 Jean Archambault

    L’homme avait un lourd passé criminel et continuait à consommer de la coke. C’est un manipulateur-né. Son fils ne s’y trompait pas. Au lieu d’entendre la nouvelle conjointe de monsieur, il aurait été intéressant d’entendre la première épouse qui a réussi à sortir de ce cauchemar. Quant aux deux autres enfants, il faut croire que leur vie n’a pas toujours été facile. Maintenant emprisonné, les braves lui crient des bêtises au travers les grilles qui les protègent. Pourtant personne n’a dénoncé ce triste sir aux autorités compétentes. Cet homme se croyait intouchable. Autour de lui, la peur était son moyen pour agir comme un potentat.

    Je ne jette pas la pierre à personne mais je constate que nos petites lâchetés profitent à ces êtres iégocentriques et impitoyables.

  • 11 août 2008 · 17h35 Tristan Rêveur

    Pourquoi ce DÉSIR de « comprendre », de « raisonner » ? Et quand on y arrive pas, pourquoi ce BESOIN, immédiat, de condamner?

    On accuse. On jette la première pierre. Surtout quand il ne s’agit pas de nous. Quand il ne s’agit pas d’un frère ou d’un père ou encore d’un fils.

    J’ai l’impression que les médias transforment ce genre d’événements tragiques, autant pour la famille de l’accusé que celle de la victime, en une sorte de spectacle divertissant. Un peu comme au Moyen-Âge quand on faisait pendre les accusés sur une scène publique après les avoir humiliées avec divers sévices.

    Comprenez-moi bien, je ne défend personne ici mais je méprise cette distinction entre le bon et le mauvais, le juste et l’injuste, le tout blanc et le tout noir. S’il y a une chose que j’ai appris dans ma vie, c’est qu’il ne faut jamais rentrer dans ce genre de carcans car il mène généralement à la suppression même de la base même des droits humaines: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Mais certains le sont plus que d’autres.

  • 12 août 2008 · 12h00 anonymous

    En réaction à l'article de Josée Legault : « Le meilleur des gars » Pourquoi ce DÉSIR de « comprendre

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