L’assiette au beurre «royale»

10 juin 2009 23h15 · Josée Legault

Pour la plus récente d'une longue liste d'«affaires Parizeau».

(À mon âge, franchement, je vous le dis, je ne les compte plus. Ni les vraies, ni les imaginaires. De fait, j'en ai deux longs tiroirs de classeur pleins de dossiers identifiés «affaire Parizeau» et divisés par dates, années, thèmes, déclarations, réactions, contre-réactions, et bientôt, par décennies. C'est pour vous dire qu'il y en a eu nettement plus d'exagérées que de véritables..)

Donc, de retour à cette fameuse conférence de Jacques Parizeau donnée ce week-end.

Voir ma chronique à paraître dans le VOIR de ce 11 juin, et postée en ligne sur mon blogue ce mardi 9 juin: «Un jugement sévère»..

http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/06/09/un-jugement-s-233-v-232-re.aspx

Et voir la une du Devoir de ce mercredi:

http://www.ledevoir.com/2009/06/10/254293.html

*****************************************************

Et pour une VRAIE crise – vraiment VRAIE, aux conséquences concrètes sur la vie des gens. Pas une crise «appréhendée». Voir l'inaction depuis au moins deux ans du gouvernement Harper dans le dossier des isotopes!

*****************************************************

Et pour une enième histoire de mains plongées jusqu'aux coudes dans NOTRE assiette au beurre – celle remplie par l'argent des contribuables – voir http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200906/10/01-874511-lise-thibault-na-toujours-pas-rembourse-le-moindre-sou.php

Mais je vous le demande: à quand l'OBLIGATION de rembourser au même trésor public, rubis sur l'ongle, ce qui lui a été pris sans droit? Que la main trop plongeante soit ou non «royale»???

Et l'«éthique»? L'«éthique»? C'est drôle comment ce sujet a été explusé de l'actualité par une crise «appréhendée»….

Mais ce n'est sûrement que partie «remise»… sans mauvais jeu de mots!

 

Partagez cette page

Classé dans :  Archives
+ sur le même sujet :  ,

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

+ Ajouter le vôtre Commentaires 4

  • 11 juin 2009 · 10h24 Christian Montmarquette

    «L’électrochoc» Parizeau

    Parizeau a raison. – Et parfaitement raison !

    En tous cas, le moins qu’on puisse dire… C’est que ça marche !

    Nous nous sommes plaints durant des années durant que nos politiciens parlaient la langue de bois, et quand il y en a un qui se pointe pour dire franchement ce qu’il pense, on se jette dessus à bras raccourcis ! Franchement… Faut l’faire…

    On en parle là … De la foutue d’indépendance ?

    - Tant mieux !

    … Et de manière pas mal moins plate et drabe que le fait le PQ depuis belles lurettes !

    Bien dommage tout de même, comme le souligne Michel David dans le Devoir de ce matin, que ce soit faute d’avoir travaillé assidûment à raffermir les convictions l’électorat du Québec sur les enjeux et la haute pertinence de l’accession du Québec à sa souveraineté mais de plutôt miser, sur une réaction impulsive et émotive de l’électorat du Québec ; ce qui contribue, voius le reconnaitrez, à la volatilité des appuis à l’indépendance de la part de la population du Québec.

    Mais, même si les aspects les positifs de l’indépendance du Québec m’apparaissent à moi comme évidents, il faut tout de même reconnaître que cette dite «volonté de l’indépendance» passe «AUSSI», par un raz-le-bol collectif de l’oppression du Québec par le fédéralisme Canadien ET par les abus économiques des libéraux provinciaux.

    À mon sens, jamais le référendum de 1995 n’aurait «scoré» si fort s’il n’avait été la suite de l’échec de «l’Accord du Lac Meach».

    Nous venons tout juste d’être les témoins vivants d’une remontée significative des appuis à l’indépendance du Québec, lorsque Harper a ressorti «l’épouvantail séparatisse» lors la tentative de coalition PLC-NPD-Bloc.

    Est-il si important de «faire des scrupules avec des crapules» et de savoir de que bois seront les flèches qui nous permettront de faire accéder le Québec à une de ses revendications les plus légitimes ?

    La politique est un combat, et quand il faut aller au front, on ne fait pas de caprices sur les canons…

    * * *

    «Parizeau a raison !..Mais il y a crise et crise…»

    Oui, il y a «crise» et «crise» !

    - Qu’on se l’dise !

    La «crise» dont parle Jacques Parizeau est «théorique» et fait référence à des choix politiques et peut être hautement salutaire pour faire sortir le Québec de l’impasse et la stagnation politique.

    Alors que la «crise des libéraux», ces prétendus «épris d’économie» est bien réelle et relève de la pire catastrophe financière jamais vécue par le Québec !

    Pour mettre remettre à l’ordre de notre démagogue en cheuff et cowboy du volant Johnny-James la Charette…

    Je lui rappellerai que s’il y en a un qui vient de foutre le Québec dans une crise colossale de plus de 40 milliards $ c’est bien lui ! Austin d’boeuf !!!

    Non ! Mais ! Quel culot ! !

    Il ne faut pas manquer de toupet pour ne pas regarder – non pas «la poutre» – mais le véritable «pylône électrique» qu’on a dans l’œil avant de critiquer les autres !

    ____________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire

    Dernière parution chez Vigile.net :

    «L’indépendance pourra se faire par un vote de l’Assemblée nationale» :
    http://www.vigile.net/L-independance-pourra-se-faire-par

    .

  • 11 juin 2009 · 11h08 Rick Deckard

    Est-ce que quelqu’un a fait la lumiere sur l’abandon des reacteurs Maple 1 et 2 apres avoir englouti des millions? Le gouvernement connaissait ses obligations evers la population pourquoi n’ont-ils rien fait?

    (Ca me fait pense a ce qu’on dit des Republicains, ils font campagne en disant que le gouvernment est le probleme, et lorsqu’ils sont elu ils sabotent le gouvernement pour le prouver.)

  • 11 juin 2009 · 20h34 Serge Gingras

    Deux mots.

    L’indépendance du Québec ne nous libérerait\libérera pas des Libéraux ni des parasites qui pigent dans l’assiette au beurre. L’indépendance n’est pas un remède universel. Tous les parasites qui nous sucent le sang demeureront sur place.

    Pour déclarer l’indépendance à l’Assemblée nationale, il faut que la campagne électorale ait annoncée les couleurs. On offre pas l’indépendance comme on sort un lapin d’un chapeau. Il faut jouer franc jeu. Un vote pour le PQ est un vote pour l’indépendance, si il y a majorité à
    l’Assemblée nationale. C’est un minimum d’honnêteté intellectuelle.

    M. Parizeau a toujours été un démocrate, je ne le vois pas changer de peau par opportunisme. En attendant, préparons le terrain en visant la tête. Les tripes suivront bien en temps et lieu.

    Comment peut-on construire deux réacteurs incapables de produire des isotopes si le but premier était de produire des isotopes? J’ai dû en perdre en cours de route. Nos hommes de sciences ont-ils eu leurs diplômes par corespondance avec une université bidon? Il y a quelque chose qui cloche.

  • 14 juin 2009 · 14h55 Serge Gingras

    Iggy réfléchit cette fin de semaine. Si la distance qui sépare les Conservateurs de Libéraux était sympathique à leur cause, il y aurait des élections. Mais comme ces raisins sont trop verts, comme disait le renard, il attendra l’automne, ils auront la chance de mûrir. Du moins l’espère-t-il.

    Nous aussi. Nous avons le choix entre deux maux. C’est charmant. On bout d’impacience. (Ironie)

Ajouter un commentaire

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

À propos RSS

  • Josée Legault
    Pour voir et comprendre ce qu'il se passe dans les têtes de ceux et celles qui occupent les parlements du Québec et du Canada, suivez les analyses percutantes de Josée Legault - politologue et chroniqueure.