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Bellemare-Charest: l’ultime coup de théâtre?

 

 

 

On vient d'apprendre que Me Marc Bellemare se désiste de la requête en nullité contre le gouvernement et la Commission Bastarache et qu'il retirera ses procédures judiciaires dans les prochains jours. Et ce, «sans autres conditions».

Ceci comprendrait la poursuite de 700 000$ de Jean Charest contre Me Bellemare ainsi que la contre-poursuite de 900 000$ de Me Bellemare contre M. Charest.

Le résultat étant que, suite à la proposition faite par Me Bellemare à M. Charest, 'ils abandonneraient tous les deux leur guerre de tranchées.

En termes politiques, cela fut sûrement, pour reprendre une réplique cinématographique légendaire mais sans analogie quant aux personnages…une offre que le premier ministre ne pouvait pas refuser…

Une nouvelle donnée qui saura sûrement réjouir un premier ministre en quête accélérée d'une «ardoise» bien propre pour 2011…  Ou d'un tableau blanc «intelligent», qui sait?…

Maintenant, cela suffira-t-il à faire pencher l'opinion publique du côté de M. Charest dans le cadre de toute cette saga où ont allégrement fusé des allégations de copinage politique généralisé et présumément commandé du bureau même du premier ministre?  

Poser la question, comme on dit….

Et vous, vous voyez ça comment?

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Voici le texte du communiqué fraîchement émis:

QÉUÉBEC /sic/, le 28 févr. /CNW Telbec/ – Au cours de la dernière année, j'ai joint ma voix à celles de nombreux québécois qui réclamaient – et réclament toujours – une enquête publique sur l'industrie de la construction et sur les relations que cette industrie entretient avec le gouvernement et le Parti libéral du Québec. Dans ce contexte, j'ai déclaré que j'étais prêt à révéler certaines situations dont j'avais été témoin lors de mon passage en politique à titre de ministre de la justice.

Ces déclarations ont pris des proportions démesurées et entraîné une série de procédures judiciaires (poursuite civile du Premier ministre et mise sur pied de la Commission Bastarache) qui ont coûté des millions de dollars aux contribuables québécois. Je considère que les Québécois ont assez payé et je pense que le Premier ministre du Québec devrait dorénavant accorder tout son temps et toute son énergie à la conduite des affaires de l'État, tel qu'il en a lui-même exprimé le vœu dans une déclaration du 21 janvier dernier.

Pour toutes ces raisons, mercredi dernier, j'ai proposé au premier ministre un désistement de la poursuite qui nous oppose. Sur acceptation de cette offre, je me suis engagé à me désister de la requête en nullité que j'ai intentée contre la Commission Bastarache et le gouvernement. Je suis heureux de vous annoncer aujourd'hui que ma proposition a été acceptée et que ces procédures judiciaires seront retirées au cours des prochains jours sans autres conditions.

Les Québécois ont été à même de tirer leurs conclusions sur la Commission Bastarache. Après avoir suivi ce cirque pitoyable en direct à la télévision, ils ont désavoué le commissaire, ses procédés et ses conclusions.

Quant à moi, je ne regrette rien. J'ai dit la vérité et c'est l'intérêt public que j'ai choisi de servir. Et je continuerai d'exprimer mes opinions sur la conduite des affaires de l'État comme c'est le droit fondamental de tout citoyen dans une démocratie. Du reste, je réitère à tous mes concitoyens l'importance de se tenir debout face aux pouvoirs publics.

En terminant, je tiens à remercier mon épouse, Lu Chan Khuong, et mes cinq enfants pour leur soutien constant malgré les épreuves, les tracas et les inconvénients subis au cours de la dernière année. Je tiens également à remercier mes avocats, Me Jean-François Bertrand, Me Rénald Beaudry, Me Julien Bélanger et Me Catherine Irwin-Gibson, pour leur engagement et leur professionnalisme. Et bien sûr, les milliers de Québécois qui m'ont

manifesté leur appui, que ce soit sur les forums de discussion sur internet, les tribunes téléphoniques, les pages Facebook ou en personne quand ils me croisaient dans la rue.

Me Marc Bellemare
Avocat

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Source: http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/February2011/28/c6718.html

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@ Petit rappel de la fameuse «une» du quotidien Le Soleil du printemps dernier, laquelle, en bout de piste, annonçait déjà la suite des choses, de même que LA question que cette affaire allait soulever du début à la fin: