Annie-Claude Thériault : Les éveils sensoriels
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Annie-Claude Thériault : Les éveils sensoriels

Dans son premier roman Quelque chose comme une odeur de printemps, l’auteure Annie-Claude Thériault relate ces écueils sur lesquels s’échouent parfois les gens en peine et ces amitiés sur lesquelles s’ouvrent de nouveaux chapitres de la  vie.

"Le titre, Quelque chose comme une odeur de printemps, visait à donner un peu de luminosité au livre, qui traite de sujets plutôt sombres: la mort, la maladie mentale… C’est drôle que le roman soit aussi lancé en ce moment, car il y a une critique de notre époque en sous-texte", explique promptement l’auteure originaire de Gatineau Annie-Claude Thériault au sujet de son premier roman, paru cette semaine.

Ancré dans le Hull moderne, avec ses smart centres et ses Walmart, ce récit en est un sur la famille vue des yeux de Béate, jeune femme aux sens paroxysmiques qui doit composer avec des parents qui ne sont plus vraiment ce qu’elle croyait et un frère schizophrène. "On parle souvent des maladies mentales dans les campagnes de financement, les messages d’intérêt public, et on les dépeint toujours avec négativisme. Pourtant, des centaines de milliers de gens vivent chaque jour avec l’une ou l’autre de ces maladies. Je tenais à dépeindre cette réalité."

De ces rapports familiaux astreignants et révélateurs d’une réalité en pleine métamorphose, Béate s’émancipera par l’amitié qu’elle trouvera dans de jolis personnages comme Monsieur Pham. "La beauté de l’amitié, contrairement aux liens familiaux qui sont existants dès la naissance, c’est que l’on peut choisir de dévoiler ce que l’on veut à l’autre. C’est ce que Béate réalise dans les moments qu’elle passe avec Monsieur Pham", conclut-elle.

Quelque chose comme une odeur de printemps
d’Annie-Claude Thériault
Éd. David, 2012, 176 p.

Quelque chose comme une odeur de printemps
Quelque chose comme une odeur de printemps
Annie-Claude Thériault
David