Ma préférence à moi

24 mai 2006 19h11 · Manon Dumais


Babel

 

« Enfin un film digne d'un festival!!! » ai-je pensé en me laissant envoûter par le magnifique Babel du brillant réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, qui collabore de nouveau avec le génial scénariste Guillermo Arriaga (Amores Perros, 21 Grams).

Fort de récits se répondant habilement les uns aux autres, Babel nous transporte au Maroc (Brad Pitt, Cate Blanchett), au Japon (Koji Yakusho, Rinko Kikuchi) et au Mexique (Adriana Barazza, Gael Garcia Bernal) où la vente d'une arme à feu changera le cours de la vie de plusieurs personnes. Un film lyrique et captivant qui démontre comment l'étroitesse d'esprit de l'homme peut détruire une vie.

Si j'étais Wong Kar-wai, j'exigerais du jury de lui attribuer immédiatement la palme d'or de même que le prix d'interprétation féminine à l'émouvante Adriana Barazza. Lo siento, Pedro y Penélope.

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  • 25 mai 2006 · 16h45 Daniel Valiquette

    Mais je peux comprendre qu’on veuille aller vite, et c’est de l’aire du temps, car à la lecture des comptes rendu depuis le visionnement du film sur le premier écran du Monde, l’histoire plaît. Et au cinéma, qui y a-t-il sinon une histoire, un scénario. Et il est toujours préoccupant, voir même troublant de se laisser aller aux comparaisons, mais mon avis est que le cinéma aujourd’hui doit rendre au public une part essentielle de sa réalité comme l’a fait si remarquablement « Crash » grand gagnant aux Oscars de cette année. Et donc cette part de vérité à propos des nuances et de la vulnérabilité ambiante sur les aspects politiques et sociologiques de notre histoire immédiate joue un rôle important quant à nos sensibilités et de ce qu’on a envie de voir au cinéma. Je reçois ceci comme un passage sain et nécessaire à nos réalités urbaines, nationales et mondiales, tout en un, alors que je peux maintenant m’inscrire à l’université de la Colombie-Britanique tout en restant chez moi à Montréal. Les histoires qui sont portées par un scénario qui fait la part belle à nos sentiments tout en présentant des personnages qui sont en liens malgré les distances importantes appuient la réalité nouvelle et prenante de notre modernité. Babel est un titre évocateur, puissant pour représenter les défis actuelles. À la question, qu’ont à voir ensemble des gens vivant tant au Mexique qu’au Maroc, sur une même planète qu’on doit maintenant admettre comme étant notre même héritage, alors que nous croyons tous encore êtres à des lieux de toute ressemblance ? Qu’ont en commun ces gens sinon leur simple vie, en toile de fond.

  • 25 mai 2006 · 16h54 Jean-Claude Bourbonnais

    Un malaise en vous lisant:
    Votre « Je »,omniprésent,omniscient,à la limite insupportable
    pour le lecteur que je suis.
    Exemple,la phrase suivante: »ENFIN un film DIGNE du
    Festival!!! »,ai-je pensé en me laissant ENVOUTER par le
    MAGNIFIQUE Babel du BRILLANT réalisateur mexicain Alejan-
    dro Gonzalez Inarritu,qui collabore de nouveau avec le
    GENIAL scénariste Guillermo Arriaga. »Est-ce à dire que tous les autres films montrés jusqu’ici
    sont INDIGNES,réalisés par des FADASSES et scénarisés
    encore une fois par des CRÉTINS FINIS?
    Et qu’elle marge d’esprit critique laissez-vous au lecteur
    quand vous l’avertissez que « si j’étais Wong Kar Waï
    J’EXIGERAIS du jury de lui attribuer IMMEDIATEMENT la
    palme d’or DE MEME que le prix d’interprétation féminine
    à l’émouvante Adriana Barazza »L’enthousiame est une émotion noble,surtout à notre
    époque gangrénée par le cynisme.Mais trop c’est trop!
    Il ne faut pas confondre critique et parti-pris.
    Il y a déjà assez de critiques de cinéma dans nos
    journaux payants qui louangent jusqu’à plus soif
    les films qui leurs plaisent,qui se foutent de leurs
    lecteurs.
    Des critiques,en bout de ligne,tout pleins d’eux-mêmes
    et totalement vides des films dont ils nous parlent.
    Moi,j’aurais bien voulu savoir pourquoi « Babel »est
    « un film lyrique et captivant qui démontre comment
    l’étroitesse d’esprit de l’homme peut détruire une vie. »

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  • Manon Dumais
    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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