Le monsieur est pas content

28 novembre 2006 15h40 · Manon Dumais

 
Michel Coulombe

Vous savez sans doute que l'ONF a décidé de faire disparaître en pleine gloire la plate-forme Silence, on court!. Pour en savoir davantage, je vous invite à lire dès jeudi l'entrevue que son fondateur Michel Coulombe a accordée à Natalia Wysocka.

Je vous le jure, le monsieur ne mâche pas ses mots. Ça vous dirait un p'tit extrait?

«De tous les microsites, c'était celui qui marchait le mieux et qui ne coûtait pas si cher que cela, relate le journaliste et chroniqueur avec animosité. Nous travaillions dans une vraie proximité avec les jeunes cinéastes, nous avions plus de 300 000 visionnements par année, nous avons rassemblés plus de 5000 spectateurs aux projections de courts au Parc Lafontaine en deux soirs.! Et soudain, entre les longs hommages qu'ils se sont rendus à eux-mêmes lors du FNC, l'ONF nous a annoncé notre fermeture et nous, nous nous sommes retrouvés devant le piège mis en place par la machine.Que voulez-vous que je fasse contre une machine?!? »

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  • 29 novembre 2006 · 10h21 Jean-Philippe Garoute

    Malheureusement, Silence, On Court! fermera bel et bien ses portes. Dommage pour plusieurs jeunes et moins jeunes cinéastes qui fondaient beaucoup d’espoir et qui s’inspiraient grandement de ce portail essentiel. Bravo à Silence, On Court! pour ces belles années et surtout à Michel Coulombe qui a su insuffler un vent de fraîcheur au court métrage. Longue vie à vous, monsieur Coulombe ! Toutes ces années d’efforts ne sont pas passées inaperçus. Votre travail et vos compétences demeurent d’une crédibilité inatteignable. Silence, On Court! restera longuement dans la mémoire des cinéastes, alimentera leurs idées et stimulera leurs projets encore un bout de temps. Vos idées ne peuvent mourir si facilement.
    Merci!

  • 29 novembre 2006 · 12h06 Edith Lebel

    Je comprends parfaitement la colère de Michel Coulombe, Silence on court était la branche de l’ONF qui était probablement la plus populaire. Pourquoi donc l’arrêter?

    Ce qu’est entrain de devenir l’ONF m’attriste énormément. Alors qu’à ces débuts, elle rayonnait à travers le monde par ses techniques avant-gardistes et ses idées originales, surtout en animation.
    Maintenant, cette grosse machine contient plus d’administrateurs que de créateurs ( ils ont mis fin dernièrement au contrat d’un des derniers réalisateurs à temps plein présents à l’ONF qui oeuvrait depuis une vingtaine d’années). Pour une poignée d’artistes, on compte plus d’une centaine d’administrateurs. Bref, la gestion de l’image est devenue la priorité de l’Office, releguant aux derniers rangs ce pourquoi elle a été mise en place, la création.

    L’argent allant à l’ONF serait sûrement mieux investie dans des projets indépendants(le merveilleux projet Silence on court pourrait l’être). J’en ai marre de payer des gestionnaires alors que cet argent devrait servir à la création!

  • 10 février 2007 · 15h04 anonymous

    Combien de courts métrages sur:

    La xénophobie
    La pédocriminalité
    L’homophobie
    Le transsexualisme
    Le racisme
    La violence conjugale
    La toxicomanie

    Ont été refusés par Silence on court ces dernières années, j’attends pour ma part des chiffres, que j’ai demandé maintes fois. Le malaise n’est pas que sur Silence on court, en France, en Suisse, partout le même malaise, certains sujets sont écartés au nom d’une soit disant liberté artistique, car un seul programmeur décide pendant 20 ans de la programmation des films courts, sans politique de côtats.

    Sur 100 films pris par une chaine de télévision au moins 5 devraient être sur des sujets sociaux, et la liste des films rejetés devrait être enregistrés par une secrétaire.

    Fr3, Canal plus en France, la TSR Suisse, m’ont répondu calmement qu’aucun court métrage sur la pédocriminalité n’avaient jamais été pris en 10 ans.

    Pour moi le vrai malaise est là, à quand une vraie éthique au sein des courts métrages. Denis Côté n’a à ma connaissance jamais été pris par exemple sur la plate forme de Silence on court, 12 courts métrages refusés si je ne me trompe, à vérifier.

    On ne peut pas systématiquement favoriser le clip gentillet, et refuser les films engagés, car c’est la mort du cinéma intelligent.

    Je me réjouis d’une nouvelle plate forme, tenue non pas par une seule personne mais par un comité, et qui prendait des films de toutes les couleurs, de toutes les tendances.
    Je suis travailleuse sociale et réalisatrice et je me réjouis de voir des courts métrages engagés à la télévision. Des courts sur le sida, sur la toxicomanie, sur le suicide, bref une vraie plate forme, avec aussi bien sur des videos clips rigolos et sympas, mais on ne peut pas avoir que des videos clips légers.

    J’aimerais une plate forme avec les courts des grands metteurs en scène québécois s’ils en ont fait, et de grands metteur en scène de tous les pays. Est ce que Kusturica a fait des courts metrages, si oui peut on y avoir accès..

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  • Manon Dumais
    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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