Séraphine : du sur-mesure pour Yolande Moreau

10 décembre 2008 18h03 · Manon Dumais

 

Je vous ai parlé à quelques reprises du film Séraphine de Martin ProvostYolande Moreau incarne merveilleusement Séraphine de Senlis, peintre naïve méconnue ayant terminé ses jours dans un asile psychiatrique. À Québec, le film est à l'affiche du Clap depuis le 5 décembre; il prendra enfin l'affiche à Montréal ce vendredi.

À Toronto, j'ai eu la chance de discuter avec le réalisateur qui m'a raconté avoir trouvé un portrait de Séraphine ressemblant à l'actrice. L'esquisse était au dire de Provost peu flatteuse, mais Moreau avait reconnu une certain air de famille. Lors de son passage au Festival du Nouveau Cinéma, je lui ai demandé quelle avait été sa réaction en voyant ce portrait.

« Ça nous a fait rigoler tous les deux. Lorsqu'on regarde des photos de Séraphine, on voit bien qu'on ne se ressemble pas. Par contre, l'esquisse, c'est assez curieux, ressemble au personnage de la femme au cabas que j'interprétais dans mon film Quand la mer monte

Quant aux ressemblances avec l'artiste Camille Claudel, elle aussi internée, et le personnage de Félicité, domestique simple d'esprit, voici ce qu'elle avait à dire : «La grande différence entre Séraphine et Camille Claudel, c'est que Claudel était issue d'un milieu bourgeois et que Séraphine fut élevée dans un couvent par des religieuses. En lisant sur Séraphine, j'ai moi aussi tout de suite pensé à Un cœur simple de Flaubert, que j'ai failli monter en pièce de théâtre. C'est curieux, les hasards…»

À lire demain dans nos pages, l'entrevue avec Moreau et Provost.

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    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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