FNC 2012 : Quoi voir dans les prochains jours ?

15 octobre 2012 17h11 · Manon Dumais

Le torrent
de Simon Lavoie, 15 oct. 18h30, Quartier Latin

Alors qu’il vient d’acheter une sauvageonne (Laurence Leboeuf), un jeune homme (Victor Andrés Trelles Turgeon) se remémore son enfance malheureuse auprès de sa mère (Dominique Quesnel). Dans cette adaptation à la fois respectueuse et personnelle de la nouvelle d’Anne Hébert, le coréalisateur de Laurentie traduit parfaitement toute la rage contenue dans la poésie de la grande écrivaine.

À perdre la raison
de Joachim Lafosse, 16 oct., 13h, Quartier Latin

Librement inspiré d’un tragique fait divers survenu en Belgique en 2007, ce drame de moeurs saisissant vaut le détour ne serait-ce que pour la performance époustouflante d’Émilie Dequenne, lauréate du Prix d’interprétation féminine à Un certain regard, dans le rôle d’une jeune mère dépressive.

The Land of Hope de Sion Sono, 16 oct., 14h45, Excentris Cassavetes

Film racontant sobrement les lendemains de la tragédie de Fukushima, The Land of Hope surprendra les fervents admirateurs du réalisateur de Guilty of Romance. De fait, le flamboyant cinéaste japonais illustre cette «guerre invisible» à l’aide d’un rythme lent, de couleurs désaturées et d’images apocalyptiques étrangement apaisantes afin de donner à cette tragique page récente d’histoire une véracité documentaire qui l’honore.

Boredom
d’Albert Nerenberg, 17 oct., 13h30, Quartier Latin

Fidèle à lui-même, le sympathique journaliste et documentariste canadien explore avec intelligence, habileté et humour l’un des plus grands maux de ce siècle: l’ennui! À l’aide de cocasses reconstitutions dramatiques, d’entrevues tantôt sérieuses, tantôt amusantes, Albert Nerenberg, rongé par l’ennui depuis la perte de son téléphone intelligent, retourne aux origines de ce mal sournois et tente de trouver une solution afin d’y mettre fin. Un documentaire sur l’ennui qui n’ennuie certainement pas et qui livre, mine de rien, une troublante réflexion sur nos habitudes de vie.

Catimini
de Nathalie Saint-Pierre, 17 octobre, 16h50, Excentris Cassavetes

Porté par de jeunes actrices d’un naturel déconcertant, ce deuxième film de la réalisatrice de Ma voisine danse le ska trace avec finesse, sensibilité et une bouffée de fraîcheur le triste cycle de vie des enfants pris en charge par la DPJ à travers le parcours, d’une famille d’accueil à l’autre, de quatre filles âgées de 6 à 18 ans. Avec Isabelle Vincent, Roger Larue, Alexandrine Agostini et Claire Jacques. Valois d’Or au Festival du film francophone d’Angoulême.

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  • Manon Dumais
    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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