FNC : à voir ce vendredi

19 octobre 2012 12h09 · Manon Dumais

L’enfant d’en haut d’Ursula Meier, 18 oct., 15h30, Quartier Latin
Vivant au pied de la montage dans un HLM avec sa grande sœur (énigmatique Léa Seydoux), un garçon de 12 ans (prodigieux Kacey Mottet Klein) se rend chaque jour à la station de ski afin d’y piller les riches et revendre ces trésors aux enfants pauvres – tel un jeune Robin des bois. La douée réalisatrice de Home nous transporte de nouveau dans un no man’s land afin de nous offrir cette fois un conte dépaysant et prenant sur l’enfance. De facture réaliste, L’enfant d’en haut ravit par ses nombreuse références aux contes (Le petit Poucet, Cendrillon, Blanche-Neige, Raiponce, Peter Pan…) qu’Ursula Meier actualise et amalgame avec finesse. En présence de la réalisatrice.

Au-delà des collines de Cristian Mungiu, 19 oct., 18h, Cinéma Impérial
Une jeune fille éprise de Dieu (Cosmina Stratan, sensible) tente de protéger son amie (Cristina Flutur, fiévreuse), qui n’accepte pas d’être supplantée par cet amour divin, des mains du pope tyrannique à la tête de leur petite communauté religieuse. Lent, austère et glacial, ce drame dérangeant se termine sur une note aussi inattendue que réjouissante qui bouscule l’ordre établi depuis le début. Une histoire d’amour tragique saluée du prix du scénario et d’un double prix d’interprétation féminine à Cannes.

La cicatrice de Jimmy Larouche, 19 oct., 21h30, Quartier Latin
Premier long métrage de fiction de Jimmy Larouche, ce troublant drame tourné à Alma nous plonge sans détour dans les dommages et les dérives que peut provoquer l’intimidation. Ne pouvant plus approcher sa femme et son fils, un homme ayant sombré dans l’alcool (Marc Béland, intense) entreprend de se venger de son principal tourmenteur durant sa jeunesse (Patrick Goyette, solide) qu’il tient responsable de ses échecs. Esquissant avec doigté en parallèle le portrait de ces deux hommes marqués par une enfance difficile, Larouche transforme une cruelle confrontation en une prenante suite de scènes teintées de lyrisme où le passé rejoint le présent.

Casting By de Tom Donahue, 19 oct., 19h15, Quartier Latin
Responsable des carrières des Jon Voigt, Dustin Hoffman, Clint Eastwood, Al Pacino, Glenn Close et plusieurs autres grandes stars du cinéma américain, Marion Dougherty n’a jamais gagné d’oscar. Pourquoi? Parce qu’il n’existe aucune catégorie pour saluer les directeurs de casting  à l’Academy – il n’y en a pas non plus au Jutra… Documentaire offrant des entrevues touchantes, des anecdotes cocasses et des archives rarement vues, Casting By relate la surprenante évolution de ce métier mésestimé et méconnu qu’est la direction de casting. En présence du réalisateur et des directrices de casting Emmanuelle Beaugrand-Champagne (Gaz Bar Blues, Que Dieu bénisse l’Amérique, Congorama), Catherine Didelot (Octobre, 1981, Le baiser du barbu) et Lucie Robitaille (Jésus de Montréal, Le confessionnal, Funkytown).

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  • Manon Dumais
    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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