Jean Barbe contre l’Empire du vide

22 novembre 2012 19h04 · Marc-André Cyr

La censure? La censure! La censure, c’est la gargouille qui vomit hideusement son plomb liquide sur la chair vive de la poésie! La censure, c’est l’acéphale aux mille bras aveugles qui abat comme un sacrifice sans défense chaque érection de sensibilité délicate aux moyens de ses moulinets vandales! La censure, c’est le rasoir gigantesque rasant au niveau du médiocre toute tête qui dépasse!  La censure, c’est la camisole de force imposée au vital! La censure, c’est la défiguration imprégnée sur la grâce par un sourcil froncé saugrenu! La censure, c’est le saccage du rythme! La censure, c’est le crime à l’état pur! La censure, c’est l’enfoncement du cerveau dans un moulin à viande dont il surgit effilochement! La censure, c’est la castration de tout ce qu’il y a de viril! La censure, c’est la chasse obtuse à la fantaisie et à l’audace illuminatrice! La censure, c’est la ceinture de chasteté appliquée à tout con florissant! La censure, c’est l’interdiction de la joie à poivre! La censure, c’est le morose enduisant tout! La censure, c’est l’abdication du rare et du fin! La censure, c’est la maculation et le hachage en persil de l’unique toujours gaillard! La censure, c’est l’abdication de la liberté! La censure, c’est le règne ignorantiste du totalitarisme intolérant envers tout objet qui n’est pas monstruosité rétractile! La censure, c’est l’injure homicide à la loyauté des sens! La censure, c’est le pet par-dessus l’encens! La censure, c’est l’éteignement de l’esprit! Où il y a censure, serait-elle la plus bénigne du monde, il n’y a plus qu’avortement généralisé. La censure, c’est la barbarie arrogante. La censure, c’est le broiement du coeur palpitant dans un gros étau brutal! Oui, mille fois oui, la censure, c’est la négation de la pensée! »

– Claude Gauvreau, Les oranges sont vertes

Jean Barbe a été congédié de son blogue du Journal de M

C’est en quelque sorte un retour à la normale…

Voulez-vous bien me dire ce qu’il faisait là ?

Contrairement à ses collègues, Jean Barbe est de gauche, poète, intelligent et nuancé. Contrairement à ses collègues, il écrit bien, il a de l’esprit, de la culture et de la sensibilité.

Bref, contrairement à ses collègues, Jean Barbe pense et réfléchit. Il tente, tant bien que mal, de nous tirer collectivement par le haut…

Entre une pub d’escorte et une chronique pleine de SUBTILITÉ de Martineau, Jean Barbe tentait de nous faire réfléchir. Il tentait de défendre autre chose que l’accumulation de profit et la marchandisation du vivant.

Jean Barbe défendait la gauche, les indignés, les syndicats, les étudiants en grève, les sans-voix, la culture…

Qu’est-ce qu’il foutait dans le ventre du dragon ? On ne le saura jamais.

Ce qu’on sait, cependant, c’est que son texte polémique a immédiatement été retiré de la circulation.

La situation est enfin redevenue normale… Jean Barbe s’est fait crisser dehors et les larbins de l’Empire peuvent enfin continuer de s’astiquer la propagande en toute complaisance.

Ils pourront continuer de faire du pauvre un riche et du riche une victime. Ils pourront continuer de nier le réchauffement de la planète, de défendre la brutalité policière, de soutenir le démantèlement des services publics et de stigmatiser les musulmans en toute quiétude.

Le « règne de la peur multiforme » peut reprendre sa frénétique cadence.

Et la grande partouze des valets gueulards et sans talent peut se poursuivre…

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Classé dans :  Divers

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

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  • 22 novembre 2012 · 19h31 Marie Levassor

    C’est dans le ventre du dragon qu’il faut agir.

    Arrivez comme le vent et partez comme l’éclair. (L’art de la guerre de Sun Tzu)

  • 22 novembre 2012 · 19h43 François Doyon

    Le travail rend libre: nazis et hommes d’affaire font bon ménage:

    Le travail rend libre : nazis et hommes d’affaires font bon ménage. http://vitamimpenderevero.wordpress.com/

  • 22 novembre 2012 · 19h51 Renaud Roy

    «Jean Barbe est de gauche, poète, intelligent et nuancé.»
    Quand même exceptionnel d’affirmer pareille stupidité après son analogie avec les capos des camps de concentration… (!)
    Le plus grave: la banalisation de ces crimes par Jean Barbe. Son congédiement n’est que la suite logique à ses dérapages haineux.

    • 22 novembre 2012 · 20h53 Marie-Hélène Méthé

      Jean Barbe ne banalise rien ! Mais nous, nous nous étouffons vitesse V avec le politiquement correct, qui sert par ailleurs de paravent magnifique à tous ceux qui nous enculent solide !

    • 23 novembre 2012 · 02h21 le calinours bienveillant

      ou bien tu n’as pas compris le commentaire de jean barbe ou bien tu as compris mais tu le manipules pour pouvoir lui donner un point godwin.

      dans les deux cas tu as du travail à faire: culture générale ou morale.

      je te conseille les deux.

    • 23 novembre 2012 · 11h06 Brocaro

      Pourquoi Jean Barbe n’a pas le droit de dire ce qu’il veut pendant que d’autres, style Martineau, peuvent dire des calomnies et des jugements de valeur à qui mieux mieux sur tout et sur rien ? Évidemment quand tu es du côté de Québécor, tu peux dire ce que tu veux mais à l’inverse tu ne le peux pas ! Il faut être juste avec tous les journalistes… ce qui est bon pour l’un, doit l’être pour l’autre… La libre expression est en train d’en prendre tout un coup !

    • 23 novembre 2012 · 12h43 Renaud Roy

      @le Calinours bienveillant:
      «Je ne discute pas avec les cons, ça les instruit»
      -Michel Audiard

    • 24 novembre 2012 · 14h46 qwre

      Quelle culture, quelle sagesse, quelle complaisance… sortez vos citation impertinentes, c’est parti!

  • 22 novembre 2012 · 19h57 @petitebitch

    Il manque la conclusion qui est pourtant extraordinaire:

    « La démocratie dont vous vous réclamez exige qu’on tente de concilier plusieurs points de vue. Mais vous refusez de voir par nos yeux. Vous refusez de nous prendre au sérieux en nous traitant d’enfants gâtés ou de gauchistes nostalgiques. Vous ne nous accordez aucune valeur, aucune intelligence, aucune importance. Vous nous balayez du revers de la main avec un mépris que je ne vous pardonnerai jamais.

    Vous me faites penser à ces prisonniers dans les camps de la mort qui acceptaient, pour un peu de viande, de faire la police auprès des leurs.

    Sur les frontons des camps, il était écrit: « le travail rend libre ». »

    J’espère de tout coeur que quelqu’un sera assez vif d’esprit pour l’engager rapidement. Parce que c’est lui qui a parlé au nom de la nouvelle génération, celle qui (les droitistes l’oublient trop souvent) représente une importante part des travailleurs de demain.

    Et sur une autre note : Bravo Monsieur Barbe, vous avez toute une colonne et une sacré paire de couilles! No pasaran!

    • 23 novembre 2012 · 10h35 Jacky Pop

      « c’est lui qui a parlé au nom de la nouvelle génération, celle qui (les droitistes l’oublient trop souvent) représente une importante part des travailleurs de demain »

      Le mot « importante » est trop souvent utilisé alors qu’il ne veut rien dire. On peut très facilement renverser votre argumentaire avec le même mot, comme dans :

      « c’est lui qui n’a définitivement pas parlé au nom de la nouvelle génération, celle qui (les gauchistes l’oublient trop souvent) représente une importante part des travailleurs de demain »

      Parce que des gens de la droite, ça représente aussi une part importante des travailleurs de demain. Et Jean Barbe, dans son texte, n’a tout simplement pas fait preuve de jugement. Il savait probablement fort bien la réaction qu’il susciterait en le publiant et, grand bien lui en fasse, passe maintenant pour martyr.

    • 23 novembre 2012 · 10h57 @petitebitch

      Je voulais insinuer que les diplômés universitaires vont payer une large part des impôts des 30 prochaines années parce qu’ils auront de meilleurs salaires. Vous allez me sortir l’argument du bacc. en arts, je vais vous parler de Morasse, vous allez me dire que les étudiants sont prétentieux, je vais vous dire que si vous écoutiez un peu les autres, vous apprendriez beaucoup, vous allez me traiter de conne, je vais vous dire libartay. J’ai été à ce carnaval tout le printemps, alors merci mais non merci.

      (Aussi: je gage que Radio X a parlé de martyr parce que vous venez tous nous servir la même rengaine.)

    • 26 novembre 2012 · 12h36 Jacky Pop

      Est-ce possible d’en arriver aux mêmes conclusion que d’autres analystes sans même avoir écouté ces dits analystes? Je crois que oui. Si Radio X et moi-même en sommes arrivés à la même analyse, ça ne veut en aucun cas dire que nous ne faisons qu’un. Ça ne veut même pas dire que j’ai écouté leur opinion sur le sujet. Je dois même avouer que, Ô sacrilège, je n’ai aucune idée de ce qu’ils ont dit.

      « Vous allez me sortir l’argument du bacc. en arts »

      Non. Alors le reste de votre texte tombe un peu à plat.

      Tout ce que je voulais souligner c’est que pour chaque utilisation inappropriée de l’expression « Part importante », il suffit de rajouter 2-3 négations et, sans changer grand-chose, l’argument se revire. Simplement parce que 25% de quelque chose c’est une part importante. Et pourtant, il reste encore 75% à « importantiser ».

      Plus loin encore : une part importante de la population mondiale est homosexuelle.
      C’est quand même ben yienqu’10%. Alors que factuellement, ça symbolise 700 millions de personnes.

      Ça me frustre mais me fait toujours sourire en coin quand des gens plus à gauche sous-entendent que les gens plus à droite que vous sont tous pareils et ne savent pas réfléchir par eux-mêmes parce que depuis 6 mois, j’ai vu beaucoup de gens à gauches servir les mêmes arguments que partout ailleurs et parsemer leurs discours du mot « larbin ». Si ça c’est pas de la répétition aveugle d’arguments, je me demande bien ce que c’est.

      Sur ce, bonne journée.

    • 26 novembre 2012 · 12h56 @petitebitch

      Bah, on pourrait aussi se demander jusqu’à quel point c’est de bonne foi de répéter « gens à gauche » comme si c’était une injure mais on ne fera pas ça parce que ce serait trop long.

    • 26 novembre 2012 · 15h41 le calinours bienveillant

      @jacky pop

      « …j’ai vu beaucoup de gens à gauches servir les mêmes arguments que partout ailleurs et parsemer leurs discours du mot « larbin ». Si ça c’est pas de la répétition aveugle d’arguments, je me demande bien ce que c’est. »

      c’est pas parce qu’un argument est répété qu’il est pas bon.

      tu penseras à ça pour la prochaine fois que tu tenteras de prouver que les larbins ne sont pas des larbins.

    • 26 novembre 2012 · 17h01 Jacky Pop

      @Calinours

      Donc « (Aussi: je gage que Radio X a parlé de martyr parce que vous venez tous nous servir la même rengaine.) » ne se veut pas péjoratif? Je retire mes paroles alors.

      Je ne dis d’ailleurs pas que les larbins ne sont pas des larbins. Je dis simplement que quand plusieurs gens de gauche attaquent l’argumentaire de la droite si ça s’est déjà dit à CHOI, je souris de voir le mot « larbin » exploser un peu partout depuis qu’une vidéo YouTube a rendu Julien Arlandis à la mode; c’est simplement exactement la même chose.

      Se battre contre la « pensée unique » d’un côté et utiliser allègrement le mot « larbin » de l’autre, c’est drôle.

      Je n’ai jamais défendu (ou réfuté, d’ailleurs) mon propre larbinisme. J’en suis probablement moi-même un (selon vous).

    • 26 novembre 2012 · 17h17 le calinours bienveillant

      @jacky pop

      mon point c’est qu’il est inutile d’attaquer un argument en invoquant sa fréquence, d’un bord comme de l’autre.

      et ce n’est pas contradictoire de dénoncer les enfilades de commentaires imbéciles qui reprennent une même litanie, par exemple jean barbe recherche le statut de martyre, tout en répétant un contre-argument appuyé, comme andré pratte est un larbin.

      « Se battre contre la « pensée unique » d’un côté et utiliser allègrement le mot « larbin » de l’autre, c’est drôle. »

      ah. moi je trouve pas.

      p.s. c’est quoi la pensée unique?

    • 26 novembre 2012 · 18h28 Jacky Pop

      @calinours

      T’as raison sur toute la ligne et ce, sur tous les commentaires que tu fais sur cette page.

      Bonne nuit

      « S’ostiner sur internet, c’est comme participer aux jeux olympiques spéciaux.
      Même en gagnant, tu restes un attardé »
      -Inconnu

      Je quitte avant que ma tentative d’explications de ma pensée ne fasse de moi un attardé

  • 22 novembre 2012 · 19h58 Max F

    Toi et Jean Barbe, c’est la même chose. Dans le voir tu pourras continuer de reproduire sa prose sans risque de te voir virer. De comparer les avances de Jean Barbe aux autres qui peuplent les pages du JdM et de prétendre qu’il est le seul à répendre une vérité est totalement farfelu, au même titre que ses conclusions grotesques. J’aurais préféré qu’il reste en poste, ses élucubrations me servent d’arguments chaque jours et je n’aurais pas eu endurer vos pitoyables défenses.

  • 22 novembre 2012 · 20h17 Christiane Gervais

    Il se publie tellement de sottises de la part des chroniqueurs du JdeMtl, que je suis étonnée qu’on ait congédié Jean Barbe pour si peu. Ça c’est pour la partie censure, qui me répugne au plus haut point.

    Ce qui me répugne aussi, ce sont les propos francophobes des journaux anglophones, de certains Anglos de l’Ouest de l’Ile, de l’Ouest du Canada envers les Québécois, qui n’hésitent pas à nous traiter de nazis, de fascistes.

    Alors retrouver ces phrases : « Vous me faites penser à ces prisonniers dans les camps de la mort qui acceptaient, pour un peu de viande, de faire la police auprès des leurs. Sur les frontons des camps, il était écrit: «le travail rend libre».
    La voilà, votre vérité. » en conclusion au billet de Jean Barbe, ça me dégoûte tout autant.

    Je viens de relire quelques pages de « La destruction des Juifs d’Europe, de Raul Hilberg, Folio Histoire » quelques pages sur les camps de travail justement, pour me mettre dans l’ambiance, essayer de retrouver dans cet univers putride des camps et de ceux qui faisaient marcher les prisonniers à la baguette, jusqu’à ce que mort s’ensuive, une quelconque ressemblance avec le traitement que le parfois trop mou, trop lent, trop complaisant Parti Québécois nous fait subir. Je n’en n’ai pas trouvé.

    Si j’avais été le patron de votre journal, Jean Barbe, que j’avais supporté les élucubrations quasi quotidiennes d’un Richard Martineau, je n’aurais pas songé à vous renvoyer chez vous, mais je vous aurais demandé d’expliquer à vos lecteurs, pendus à vos mots, comme si vous étiez un héros, bientôt un martyr de la liberté d’expression, d’expliquer en quoi les Péquistes au pouvoir sont en tous points pareils au kapos des camps.

    Pour moi, c’est la vérité, qui rend libre.

    • 22 novembre 2012 · 20h39 Gervais Dupras

      Pour entendre la vérité il faut d’abord avoir la volonté de comprendre le sens des mots utilisés.

  • 22 novembre 2012 · 21h05 Marc-André Cyr

    Merci de vos commentaires.

    Relisez le texte de Barbe plus attentivement, il ne compare aucunement les chroniqueurs de droite aux nazis: ils les comparent aux prisonniers.

    Personellement, je n’aurais pas écrit ces lignes, précisément parce qu’elles portent à confusion, mais c’est de leur censure dont je parle, c’est la censure que je dénonce. C’est pour ça que le texte débute avec la citation de Gauvreau, qui le dit pour moi à quelques dizaines de reprises.

    • 22 novembre 2012 · 22h31 Captain Obvious

      Jean Barbe compare certains chroniqueurs de droite à des prisonniers, soit, mais à des prisonniers collabos, en saupoudrant un peu de mépris au passage.

      De ce point de vue, je trouve un peu malhonnête de simplement dire qu’ils les comparent aux prisonniers (allons donc monsieur Cyr!) et on fait franchement figure de vierge offensée en criant à la censure dans ce dossier. Ce qu’a fait monsieur Barbe, c’est tout de même de comparer publiquement plusieurs de ses collègues à des collabos. Peu importe l’entreprise, ce genre de geste qui n’a rien de « nuancé » (de tous les qualificatifs que l’on peut accoler à Jean Barbe qui ne manque certes pas de qualités, nuancé me semble un des plus saugrenus), aurait probablement mérité des sections de la part patronale, ne croyez-vous pas?

    • 22 novembre 2012 · 23h45 Philippe Huard

      « La liberté c’est le travail » c’est pas écrit à l’entrée du Centre de détention Gouin. C’était à Auchswitz. Faut pas me prendre pour une valise.

    • 23 novembre 2012 · 01h12 Marc Sauvageau

      @ Captain Obvious

      Vous avez l’indignation facile, êtes-vous cependant, capable de « nuancer » entre collabo et kapo ?

  • 22 novembre 2012 · 22h45 Gab Roy

    Tempête dans un verre d’eau. Il n’est en rien congédié, il a été promu à MATV avec son propre show!

  • 22 novembre 2012 · 22h49 N.R.

    Sauf respect pour le texte, l’auteur, la personne et le personnage, n’ y a-t-il pas sujet plus grave et sérieux en ce moment que l’histoire d’un type qui se fait virer d’une feuille de chou? Je suis désolée pour lui qu’il perde ce revenu, mais enfin, on ne parle pas de quelqu’un qui n’a aucune tribune. On aura encore l’insigne honneur de le lire, va, je ne m’inquiète pas du tout. Et il n’est ni menacé de torture, ni d’emprisonnement. L’énergie gaspillée à se scandaliser à répétition à propos du Journal de Montréal ne pourrait-elle pas servir à des fins plus constructives? Genre, faire de l’info qui porte réellement à conséquence?

    • 22 novembre 2012 · 23h25 Gilbert Dion

      Il ne faut renoncer à aucune occasion de dénoncer la censure. Ce texte le dit haut et fort.

  • 22 novembre 2012 · 23h33 Philippe Huard

    Je n’irai pas par 4 chemins, je suis de gauche mais les analogies douteuses sur l’holocauste me répugne. Une homme cultivé comme Jean Barbe sait qu’on ne banalise pas la shoah. Je suis convaincu qu’il le savait. Je suis d’avis que c’est un suicide professionnel.

    • 23 novembre 2012 · 02h34 le calinours bienveillant

      selon jean barbe, le chroniqueur qui défend les intérêts de son patron très riche aux dépends de ses concitoyens est analogue au prisonnier collabo.

      en quoi cette analogie banalise-t-elle la shoah philippe huard?

      et en quoi retirer la tribune de l’auteur de cette analogie ne constitue pas un acte de censure à dénoncer philippe?

      je suis curieux de lire tes réponses.

    • 29 novembre 2012 · 17h20 Richard Desjardins

      À tout prendre, ce qui était le plus choquant dans l’évocation des camps de la mort, c’est qu’il se soit servi de la juste révulsion que lui inspire le comportement des capos d’alors pour exprimer le mépris que lui inspirent ceux qu’il accuse aujourd’hui de traîtrise. Ceux qui sont insultés, ici, ce sont les journalistes qu’il nomme, non les juifs…

  • 23 novembre 2012 · 00h46 Pierre-Alain Gouanvic

    Je crois qu’une partie de l’histoire nous manque, et elle s’appelle B’nai Brith. Cela peut sembler idiot, mais cette organisation fanatique n’en est pas à ses premières accusations d’antisémitisme délirantes. Rappelez-vous par exemple « B’nai Brith dénonce les étudiants qui font le salut nazi », en juin dernier. Ou alors l’affaire Yves Michaud. Je crois que M. Barbe a fait une analogie valable, comprenez-moi bien. Mais s’il avait été question d’autres camps de travail, j’ai l’impression que M. Barbe serait encore au JdM.

  • 23 novembre 2012 · 02h25 Kevin

    Juste comme ça M. Cyr, vous devriez cesser de manipuler les gens avec vos idéologies extrêmistes, gauchistes, anarchistes et DANGEREUSE. Si certains journalistes de gauche comparent les chroniqueurs de droite aux nazis, je me permet de comparez les chroniqueurs de gauches à des communistes tels que Kim Jon Il…

    Êtes-vous allé en Corée du nord récemment, il me semble que ça va bien là-bas… vous devriez peut-être voir de quoi ça l’a l’air.

    • 23 novembre 2012 · 09h07 alain a

      Kevin

      Va donc lire le texte de Jean Barbe au lieu de dire n’importe quoi.
      Son texte est au bas de l’article du Huffingtonpost.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/22/jean-barbe-jdm_n_2175888.html?utm_hp_ref=politique

    • 23 novembre 2012 · 09h12 Cristina

      Bien dit alain, d’autant plus que ce passage là s’adresse aussi aux Kevin

      « Mais vous refusez de voir par nos yeux. Vous refusez de nous prendre au sérieux en nous traitant d’enfants gâtés ou de gauchistes nostalgiques. Vous ne nous accordez aucune valeur, aucune intelligence, aucune importance. Vous nous balayez du revers de la main avec un mépris que je ne vous pardonnerai jamais. »

    • 23 novembre 2012 · 09h51 le calinours bienveillant

      « …avec vos idéologies extrêmistes, gauchistes, anarchistes et DANGEREUSE… »

      kevin! peux-tu stp me donner un ou deux exemples d’idéologies extremistes et dangereuses véhiculées par marc-andré? et le pourquoi aussi j’aurais besoin. c’est que je suis une personne influençable et je vois pas trop de quoi je devrais me méfier. j’ai besoin de toi kevin merci.

      p.s. super ton nom. ça fite au boutte.

    • 23 novembre 2012 · 11h25 alain a

      Vrai, Cristina !

      Lol, Calinours, mais c’est plus subtil que Sous-sol.

  • 23 novembre 2012 · 07h54 Yannick

    C’est certainement de la sensure, quand quelqu’un insulte publiquement ses confrères de travail. Avez-vous simplement lu l’article? Si un employé d’une compgnie quelconque envoie promener ses collèques de travail et rend l’atmosphère invivable, il est peut-être préférable de le gongédier. Pourquoi en vouloir au JDM? Ils ont tenté tant bien que mal de lui laisser une tribune, mais un être mal élevé et effronté comme monsieur Barbe et avec la plume salle, n’est peut-être pas à sa place en tant que chroniqueur.

  • 23 novembre 2012 · 08h17 Richard Desjardins

    Depuis le temps qu’il s’y employait, Barbe peut enfin accomplir son destin de victime immolée pour la juste cause. En rejoignant ainsi le groupe sélect des aspirants sauveurs de l’humanité, il dissipe tout doute que nous pourrions encore nourrir quant à « intelligence et son importance » et quant à la bêtise de tant d’autres. Le sacrifice est d’autant plus méritoire que lui n’a jamais douté ni de l’un ni de l’autre. Qu’il en soit… remercié.

    Plus sérieusement, s’agissant d’interdire toute censure, je ne vois pas ce qu’il y a de si condamnable à choisir de retirer un texte dont l’argumentaire tenait en de simples attaques ad hominem vociférées à la volée. Même venant de Jean Barbe.

    • 23 novembre 2012 · 09h47 le calinours bienveillant

      « …choisir de retirer un texte dont l’argumentaire tenait en de simples attaques ad hominem vociférées à la volée. »

      il te manque des faits richard. entre autres que pedalo a fermé le blogue de jean barbe. il n’a pas juste retiré un texte.

      de plus, martino et marcotte prouvent à tous les jours que les vociférations ne sont pas interdites chez québécor.

      pour toutes ces raisons, je crois que ton opinion ne vaut pas grand chose.

    • 23 novembre 2012 · 13h19 Richard Desjardins

      @Calinours. Il ne me manque pas d’informations, non. Cependant, je suis bien conscient que mon opinion ne vaut pas grand chose… à vos yeux. Oeil pour oeil, d’ailleurs, je m’en bats l’oeil. Le JdM a bien le droit de publier toutes les conneries de Martineau si ça lui chante, et Jean Barbe celui de bloguer avec tous ces gens peu fréquentables. J’ai celui de ne lire ni les uns ni les autres. Leurs différends ne sont pas une affaire d’état, voilà tout. Et le sort de la gauche ne dépend pas de la déférence avec laquelle ce monsieur exige constamment d’être traité.

    • 26 novembre 2012 · 15h46 le calinours bienveillant

      @richard

      « Il ne me manque pas d’informations, non. »

      pourquoi avoir écrit qu’on avait retiré son texte, alors que l’on a retiré son blogue au complet, alors, richard desjardins?!?

      tu fais un stage en propagande alors?

    • 26 novembre 2012 · 16h07 Richard Desjardins

      « Un stage en propagande » Me voilà démasqué ! Quelle misère ! et dire que je n’ai même pas eu le courage ou la prudence de me cacher derrière un pseudonyme comme vous! :)

    • 26 novembre 2012 · 16h45 le calinours bienveillant

      puis-je considérer ce dernier commentaire complètement à coté de la question, richard desjardins, comme l’aveu que je cherche?

    • 26 novembre 2012 · 17h21 Richard Desjardins

      @Calinours Je ne peux que m’incliner devant tant de sagacité. J’avoue tout ce que vous voudrez, allez!

  • 23 novembre 2012 · 09h38 Marc-André Cyr

    Si je suis le raisonnement de plusieurs ici, il aurait fallu que Barbe perde tout ses contrats avec Quebecor pour qu’il y ait censure. C’est bien ça?

    • 23 novembre 2012 · 11h33 N.R.

      J’apprécie vos billets, M. Cyr, comme j’apprécie souvent les textes de M.Barbe.
      Ce dernier, remercié de l’Empire du vide, n’est toutefois pas un martyr. À mon humble avis, cette histoire est à ranger dans la catégorie People. Il perd un privilège, non pas un droit, à savoir celui d’une tribune rémunérée pour diffusion à large échelle et consommation de masse. Il garde le droit de s’exprimer librement, dans toutes les tribunes auxquelles il a accès.
      Quand Lémeac Éditeur – et Jean Barbe – refuse de publier un manuscrit qui ne correspond pas à la politique éditoriale ou qu’il juge ennuyeux, stupide, mal écrit, scandaleux, peu importe, dénonce-t-on la censure et hurle-t-on au scandale?
      Mon raisonnement est à l’effet qu’il y a censure, voulue ou non, dans nos médias de masse, et que s’insurger contre le sort réservé à une personnalité publique y contribue. Voilà quelqu’un qui, grandiloquent, est allé au dîner de cons pour dire aux cons qu’ils étaient cons… et ça les a fâchés.
      Le reste de son propos s’est perdu dans le brouhaha qui a suivi. Ratage pour l’auteur. Réussite pour le personnage.

  • 23 novembre 2012 · 10h23 un vétéran

    son français était horrible et ses opinions merdiques. pas parce qu’on est de gauche, qu’on est bon journaliste. et le Voir est tout aussi vide que n’importe quelle autre shit qui ose se publier. va donc tourner tes crêpes.

    • 23 novembre 2012 · 13h26 Marc Sauvageau

      Parlant de vide, on a un charmant exemple ici.

  • 23 novembre 2012 · 13h18 Christiane Gervais

    Voici à qui Jean Barbe s’adresse et c’est son texte :

    «Vous (et par vous je veux dire Dubuc, Pratte, Martineau, Dufour, Duhaime, le parti libéral, la CAQ et le PQ), vous avez depuis longtemps kidnappé la vérité pour lui faire dire ce qui vous chante.»

    Désolée, mais le PQ n’est pas un kapo au service des tortionnaires contre le peuple! Accusons-les de mollesse, de ne pas aller assez vite – et j’en suis – mais de kapo!

    Les mots ont un poids et Jean Barbe, ne peut pas plaider l’emballement du moment.

    Son texte ne mérite pas la censure, il ne mérite pas d’avoir été congédié – quoique écrire pour le Journal de Montréal ne me semble pas une carte de visite si alléchante – mais sûrement que son texte mérite d’avoir été relu avant de nous le lancer à la figure.

  • 23 novembre 2012 · 22h58 jcp

    Crier à la censure dans le monde actuel, où tout le monde peut publier un blogue en 2 minutes ou twitter n’importe quelle absurdité?

    D’ailleurs, même si j’avoue que cet acte « peut » être défini par de la « censure » au sens très général, il faut se souvenir que la VRAIE censure vient d’une autorité extérieure au média: p/e, le gouvernement (ou l’Église) empêche un média de parler d’un sujet, ou de publier un livre. Ici, c’est le journal lui-même qui impose ses limites. Média auquel ledit blogueur était lié par contrat (dans lequel il y avait sans doute une clause de « tu peux pas dire n’importe quoi sur n’importe qui, surtout tes collègues journaliste »), et la sanction est venue de l’interne.

    Sanction donc. Mais censure? Bof.

  • 24 novembre 2012 · 14h02 Darwin

    «La Loi de Godwin est devenue une arme de bien-pensant utilisée pour éviter de faire des réflexions sérieuses. Plutôt que de rehausser la qualité des débats, elle les tue.»

    http://aigueau.wordpress.com/2012/08/24/au-diable-le-point-godwin/

  • 24 novembre 2012 · 14h15 Christiane Gervais

    C’est vraiment intéressant ceux qui se posent comme étant capables de réflexions sérieuses, eux, à l’instar des bien-pensants qu’ils décrient mais, qui n’ont même pas le courage de se montrer la face et signer de leur nom leur billet. Je sais c’est encore la loi de Godwin qui s’applique, mais…

  • 25 novembre 2012 · 02h04 Réjean Asselin

    Bah !!! Quand un quotidien aussi populaire que le JdM fait de Richard Martineau son chroniqueur « veudette  » faut pas tomber en bas de sa chaise quand un type comme Jean Barbe est « congédier  » par Quebecor !

    Probablement que le texte de Jean Barbe était trop « complexe  » pour la direction de ce journal. Sont pas habitués à la subtilité et à une réflexion de ce niveau chez Quebecor. Quand tu carbure au Martineau, Star Académie et Le Banquier comment veux tu « évaluer  » un texte qui dépasse ta capacité de réflexion !

    Martineau et les autres marionnettes de la petite droite libertarienne peuvent s’ en permettre pas mal plus sans se faire déranger…off course !!!

    • 26 novembre 2012 · 13h07 Marc Sauvageau

      Pierre Péladeau, de son vivant, vantait pour son journal le principe KISS (Keep It Simple and Stupid).

    • 28 novembre 2012 · 00h42 Jacques

      Et bien entendu vous avez pris le « stupid » au premier degré.

    • 28 novembre 2012 · 12h16 Marc Sauvageau

      @ Jacques

      Le « stupid » s’accommode très bien à votre remarque.

    • 29 novembre 2012 · 19h48 Jacques

      Votre réponse ne fait aucun sens, mais ça, j’imagine que vous le savez déjà.

  • 25 novembre 2012 · 13h36 Victor Beauchesne

    Si les parents ou grand-parents de Jean Barbe avaient été gazés à Auschwitz et que quelconque journaliste/poète avait banalisé ces horreurs en les comparant avec la défense d’un banal budget provincial, je crois que M. Barbe aurait été le premier à monter aux barricades. De même pour ses défenseurs ci-haut.

    Mais non, la gauche au Québec sombre tellement facilement et souvent dans la diabolisation de tout ce qui est à leur droite qu’un tel excès de langage devient défendable sur le principe du droit à la liberté d’expression et les tenants d’opinions opposés sont des êtres inférieurs qui n’ont pas compris la signification profonde du texte de M. Barbe. C’est ce qu’on appelle du dogmatisme.

    On ne peut pas banaliser le régime nazi sous aucun prétexte en le comparant de près ou de loin à qui que ce soit au Québec et tout être intelligent qui connait l’histoire devrait le comprendre sans plus dire.

    • 25 novembre 2012 · 14h18 Christian Gendron

      À moins que vous ne défendiez la Palestine, le Kosovo, les Amérindiens, les victimes de Pol Pot, de Staline et les esclaves américains avec la même ferveur, vous faites une tempête dans un verre d’eau.

      Ce n’est pas parce que vous avez de très grand chevaux que vous êtes plus intelligent que tout le monde. Ça fait presque 80 ans, revenez-en.

    • 26 novembre 2012 · 15h58 le calinours bienveillant

      @victor

      « Si les parents ou grand-parents de Jean Barbe avaient été gazés à Auschwitz et que quelconque journaliste/poète avait banalisé ces horreurs en les comparant avec la défense d’un banal budget provincial, je crois que M. Barbe aurait été le premier à monter aux barricades. »

      victor! mon gars cet argument est pourrave pour plusieurs raisons. les voici:

      premièrement on le sait pas, ce qu’il aurait écrit ou pas le bon jean barbe si ces parents avaient été gasés. en partant ça mène nulle part de poser une telle question.

      deuxièmement, l’analogie de jean barbe peut etre jugée sans savoir ce qui est arrivé aux ascendants de ce dernier pendant la deuxième guerre. le sort de ses cousins aussi est indépendant de la valeur de l’analogie que tu décries. les allées et venues de son chien aussi.

      finalement, tu supposes que si le père de jean barbe avait été gasé, ce dernier se serait abstenu d’écrire ce qu’il a écrit, et qu’il aurait bien fait. autrement dit, tu approuves la situation hypothétique d’un jean barbe qui réagit émotivement plutot que raisonnablement.

      comprends-tu maintenant pourquoi tu ne devrais plus utiliser cet argument démagogique victor?

  • 25 novembre 2012 · 16h54 Réjean Asselin

    @Victor Duchesne

    Tout être intelligent comprendra dans ce texte de Barbe le point qu’ il voulait apporter ! Les autres ne font que de la petite démagogie de bas étage comme plusieurs chroniqueurs et blogueurs de la petite droite libertarienne au service de l’ Empire qu’ ils servent les yeux fermés !

    • 25 novembre 2012 · 17h41 Richard Desjardins

      Merci monsieur Asselin! Maintenant, les choses sont claires. Quiconque manifeste la moindre réserve, le moindre questionnement est soit un idiot, soit un démagogue. Ou les deux à la fois. Je ne suis pas sûr que même l’intempestif Jean Barbe serait aussi sévère que vous, ceci dit. Il préférerait peut-être se résoudre à discuter courtoisement au lieu d’argumenter avec des bonbonnes de peinture comme vous le faites?

  • 25 novembre 2012 · 19h32 Réjean Asselin

    @Richard Desjardins

    Vous avez pris la peine d’intervenir sur ce blogue pour communiquer votre désaccord face au billet de Monsieur Cyr en prenant la peine d’ envelopper votre mépris envers la go-gauche dans la ouate du politiquement correct et de la diplomatie. Peine perdue, votre sentiment négatif envers les « communistes  » transpire tellement que la ouate n’a pas tenue !

    Assez fréquent chez les citoyens de la droite de déguiser leur mépris dans la ouate du GBS ( gros bon sens ) et du politiquement correct !

    Et je ne serais pas surpris que vous puissiez croire vous avez réussi a me faire sentir « cheap  » en jouant la carte du bon citoyen !!!

    Ouhaaaaa !

    • 26 novembre 2012 · 10h35 Richard Desjardins

      Je n’ai aucun mépris pour la gauche ni allergie pour les communistes, bien au contraire. Cependant, et ce n’est pas le premier exemple qui en soit donné sur les fils de discussion, dès qu’on s’écarte tant soit peu des positions soutenues par une certaine gauche, on se fait aussitôt ranger bruyamment parmi les ennemis de la rectitude. Il n’y a donc pas qu’au JdM que la vérité soit kidnappée. Pour mon compte, je me sens tout à fait à l’aise de critiquer les outrances verbales répétées de Jean Barbe tout en me réclamant de la mouvance de gauche et surtout sans me sentir obligé de montrer patte blanche auprès de gardiens du dogme. N’en déplaise au Parti, il m’arrive aussi de lire André Pratte et d’y trouver du sens (je n’ai pas dit du vrai, je n’ai pas la prétention d’en être si bon juge), au moins assez de substance pour m’astreindre à analyser ce qu’il dit plutôt que d’y chercher l’illustration de sa bêtise supposée ou de me conforter à bon compte dans mes certitudes. Je pensais que les blogues du Voir étaient un bon endroit pour engager une conversation ouverte et respectueuse. Après tout, si on n’est pas au JdM, il faudrait bien que ça paraisse…

  • 26 novembre 2012 · 08h14 Victor Beauchesne

    Voilà que le chat est sorti du sac. Critiquer un papier comparant les journalistes non souverainistes à des gardiens de camps nazis serait une brillante façon d’élucider quel point au juste ? Alors que poser la question serait de la démagogie de bas étage au service de l’empire.

    Hmmm, qui exagère au juste? Qui veut défendre l’indéfendable avec comme seul argumentaire de dénigrer les critiques. Allez défendez dont l’utilisation de la comparaison nazie sans mentionner ceux qui l’ont critiquer, montrez nous en quoi cette comparaison est valable, utile et intellectuellement honnête, sans sombre dans les gnans gnans usuels.

    • 26 novembre 2012 · 08h25 le calinours bienveillant

      « …montrez nous en quoi cette comparaison est valable, utile et intellectuellement honnête, sans sombre dans les gnans gnans usuels. »

      ok, mais pour obtempérer, il faut que tu définisses gnans gnans usuels préalablement victor.

    • 26 novembre 2012 · 22h46 Marc Sauvageau

      Vous, et plusieurs autres commentateurs de ce blogue, devriez relire le texte controversé. Jean Barbe ne compare pas les personnes et les organisations qu’il mentionne dans son texte à des prisonniers de camps de concentration. Il a écrit « Vous me faites penser à ces prisonniers… ». Or, l’expression « faire penser à » est une évocation, un rappel, «se représenter mentalement un être ou une chose, par l’imagination, par la mémoire, le souvenir. » Un commentateur plus haut mentionnait que Jean Barbe était incapable de nuancer dans ses textes, cette phrase prouve le contraire. Subtil me direz-vous, mais la différence est là.

    • 27 novembre 2012 · 09h05 alain a

      « Critiquer un papier comparant les journalistes non souverainistes à des gardiens de camps nazis serait une brillante façon d’élucider quel point au juste ? »

      Est-ce que jean Barbe a parlé de « journalistes non souverainistes » ? Est-ce qu’il les a comparé à des gardiens… ? Faudrait que tu lises le texte, Victor.

      C’est vrai que la gauche est souvent associée aux souverainistes et la droite au fédéralistes. Mais il s’agit là d’un cliché issu d’idées toutes faites, prémachées et médiatisée à l’extrême pour discréditer un bord ou l’autre. Cliché fort utile d’ailleurs pour ceux qui ne veulent pas réfléchir plus que deux minutes, par jour.

    • 27 novembre 2012 · 11h23 Victor Beauchesne

      Jean Barbe a nommé spécifiquement: Dubuc, Pratte, Martineau, Dufour, Duhaime tous des journalistes ou commentateurs qui sont non-souverainiste. Ensuite il dit qu’ils lui « font penser à ces prisonniers des camps de la mort qui acceptaient pour un peu de viande, de faire la police auprès des leurs »

      C’est quoi au juste une police dans un camp de la mort ? Surtout dans un camp avec un fronton qui dit : Arbeit macht frei, toujours selon Jean Barbe.

      En fait vous tentez de jouer avec la sémantique pour défendre l’indéfendable parce que Jean Barbe est votre héros d’une verve tellement développée qu’il ne pourrait dire de pareilles énormités, mais elles sont là en noir et blanc pour que tout le monde le voit.

      Le problème Alain A. est justement que moi j’ai lu le texte pour ce qu’il est et non pas ce que vous vouliez qu’il soit.

    • 27 novembre 2012 · 11h50 alain a

      Victor, tu interprètes et tu prétends que ton interprétation est juste.

      « Vous refusez de nous prendre au sérieux en nous traitant d’enfants gâtés ou de gauchistes nostalgiques »

      Voilà ce que dit Jean Barbe à ceux qui s’enferment dans la prison idéologique du libéralisme économique (idéologie, à laquelle adhère plusieurs organes de presse, que les journalistes doivent défendre « pour un peu de viande ») Il y a un lien clair avec le travail rémunéré. Rien à voir avec la souveraineté…

    • 27 novembre 2012 · 12h13 Victor Beauchesne

      J’en ai rien à cirer avec les batailles idéologiques gauche- droite. Barbe peut critiquer tant qu’il veut, là n’est pas le problème. C’est quand il banalise un système qui a exterminé 6 millions d’individus en le comparant à des journalistes qui critiquent un vulgaire budget provincial ( on nous en produit au moins un par an) c’est une insulte à tous ceux qui ont souffert et à leur familles et ça mérite d’être dénoncé, même quand on est d’accord avec le fond de sa critique.

      Dans un débat civilisé il doit y avoir des limites et Barbe a largement dépassé les limites, c’est tout ce que je dis.

    • 27 novembre 2012 · 12h49 alain a

      Victor, je ne vois pas d’insultes ni de banalisation de la Shoah. Le jour où on n’en parlera plus ce sera alors devenu vraiment banal.

    • 27 novembre 2012 · 15h43 le calinours bienveillant

      @victor

      « J’en ai rien à cirer avec les batailles idéologiques gauche- droite. »

      ah non? c’est pourtant toi qui l’a commencée, la bataille avec cette phrase:

      « la gauche au Québec sombre tellement facilement et souvent dans la diabolisation de tout ce qui est à leur droite qu’un tel excès de langage »

      alors t’en as rien à cirer ou pas victor?

      « C’est quand il banalise un système qui a exterminé 6 millions d’individus… »

      il n’a rien banalisé. si j’écris un grain de sable sur la plage c’est comme une étoile dans l’univers, est-ce que je banalise les étoiles? ben non. c’est une analogie. c’est là que les outrés comme toi bloquez: vous ne comprenez pas la mécanique d’une analogie. c’est pourtant assez simple.

    • 28 novembre 2012 · 00h46 Jacques

      À vous lire, toute énormité pourrait être excusable. Le gros bon sens, le tact et vous, ça ne va pas ensemble.

    • 30 novembre 2012 · 15h03 Jean Trudel

      @Jacques

      A qui vous adressez-vous? L’ours ou Victor?

      Précision, précision… ;)

    • 3 décembre 2012 · 01h13 Jacques

      L’ours.

    • 3 décembre 2012 · 07h53 le calinours bienveillant

      @jacques

      « À vous lire, toute énormité pourrait être excusable. »

      non pas toutes. si tu en as une à soumettre vas-y, on va regarder ça.

      « Le gros bon sens, le tact et vous, ça ne va pas ensemble. »

      fectivement j’essaye de me tenir loin de ton gros bon sens, qui sévit sous d’autres pseudonymes tels idées reçues, préjugés, clichés, stéréotypes, etc. on est d’accord là-dessus.

    • 3 décembre 2012 · 11h14 Jacques

      Qu’en savez-vous exactement?

  • 26 novembre 2012 · 10h55 Réjean Patry

    C’est vrai que ça faisait drôle de lire Barbe sur Canoë.

    Mi-figue, mi-raisin, je suggère humblement à « la gauche » de lancer sa propre gazette populiste(dans le sens noble du terme). Parler au monde pour qu’il comprenne ses mots, ses idées, qu’il embarque dans le trip.

    Pas un truc à la Mir, À babord ou Presse toi à gauche, qui s’adresse juste aux convertis, non, non.

    Un copier-coller du JdeM. C’est ça que les gens veulent comme contenant. Pourquoi ne pas le leur donner ? Les 3S, l’astrologie, les mots-croisés, les petites annonces, les pubs de chars, de bières… Toute la patente.

    Pour le contenu, s’cusez moi l’apparence de condescendance mais le vrai monde n’est pas trop regardant. Il est assez ouvert si c’est bien présenté, disons. Un Jean Barbe y brillerait. Normand Baillargeon est un vulgarisateur hors pair. Si le sujet est sexy, il peut être lu par mononc’ René et le pompiste du coin. Idem pour un paquet d’autres noms.

    À juste vouloir oeuvrer dans le ventre du dragon, faut pas se surprendre d’en être ensuite expulsé, tout enduit de merde. C’est le cycle naturel des choses, non ?

    • 28 novembre 2012 · 00h48 Jacques

      Ça pourrait faire changement du feuillet paroissial qu’est le Voir!

  • 27 novembre 2012 · 08h50 Ulrich

    On parlerait de vérité dans les média ! De qu’elle vérité parle-t-on ? Est-ce celle en adéquation entre le sujet et l’objet, son énoncé et son énonciation ? Parle-on tout simplement la véracité d’une opinion sur la défense d’un intérêt précis ou cristallisé dans des enjeux politiques ! Du moins un certain Barbe pourrait nommer ceux qui l’abusent dans leurs colonnes des temples médiatiques, surtout des vedettes de la chronique qui abuseraient avec une ténacité quotidienne par leurs consciences collaboratrices. Ils seraient appropriés sans prudence et sans pudeur la vérité….ils ne la défendraient pas ! Ils l’a détourneraient de sa marche avec une manipulation sournoise…l’audace d’écrire cela serait punissable de censure et de congédiement…Patois et pathétique surtout avec l’ajout de l’analogie des camps du régime hitlérien.
    Que fait M. Barbe dans les colonnes du JdM. Pour l’argent…pour la gloire de défendre la classe moyenne et de moins en moins moyenne puisque la classe ouvrière ne semble plus être la cause à défendre… défendre une vision culturelle de dire la politique et de la faire… d’être l’idiot utile de l’empire Québecor dans les rumeurs du printemps érable qui permet de faire cohabité des propositions contradictoires dans un même espace journalistique sans que les intérêts profond de l’empire soit toucher, ébranler…est-ce le fait qu’il n’arrive pas à être une vedette des média comme ceux qu’il a nommé expressément dans sa dénonciation…depuis quelque un chroniqueur économique de La presse change d’empire et la moraliste Venus Bombarder revient au JdM…que le congédiement serait qu’une affaire de marketing pas de censure…

  • 3 décembre 2012 · 11h35 jean-claude bourbonnais

    le texte ( votre prétexte?) de Gauvreau cité in extenso en haut de votre prose n’est pas tres bon. L’orignal « épormyable » n’a jamais été génial dans ce genre de poésie si…morale. Ça fait curé qui engueule son bedeau avant de lui donner la communion. C’est pas pour ce genre d’insignifiance que Gauvreau s’est crissé en bas de la fenêtre de son appart, peu de temps après sa majestueuse prestation à « La nuit de la poésie »…

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