Les pauvres, les riches, André Pratte et le mystère de la foi

12 décembre 2012 17h10 · Marc-André Cyr

André Pratte n’est pas un imbécile, ni même un démagogue. C’est un croyant. En fait, pour être plus précis, il faudrait dire qu’il est une espèce de curé du profit. Pour lui, les normes et catégories de ce système sont divines, transcendantales et éternelles.

C’est pour cette raison que lorsqu’il s’agit d’augmenter les frais de scolarité, il affirme que c’est une mesure nécessaire, puisque les étudiantes et les étudiants québécois sont choyés

Si le gouvernement devait négocier avec les contribuables chaque fois qu’une partie de ceux-ci est mécontente d’une hausse de taxe ou de tarif, l’État serait sans-le-sou. Pourquoi faudrait-il que Québec se plie aux volontés des étudiants d’université, groupe privilégié de la société s’il en est? [La Presse, 30 avril 2012]

Et il ajoute

Le gouvernement Charest n’a aucune raison de reculer. L’augmentation est nécessaire et raisonnable. Elle ne nuira pas à l’accès aux études universitaires [La Presse, 13 mars 2012].

On connait les mots de la propagande : les étudiantes et les étudiants doivent payer leur « juste part ». Peu importe qu’ils gagnent en moyenne 12 000$ par année et qu’ils sortent des universités avec un taux d’endettement record : l’augmentation des frais ne va pas les affecter. Cela est tellement vrai qu’il ne prend même pas la peine de le démontrer…

Rien n’est moins surprenant. Pratte met de l’avant un vœu pieux du capitalisme, une maxime qui permet de justifier richesse et pauvreté extrême : chacun est responsable de son sort, et tout le monde doit prendre ses responsabilités.

Tous?

Non, bien entendu, Pratte est un homme nuancé, sa pensée est plus complexe qu’on ne le pense généralement. Si les pauvres doivent être responsabilisés, il n’en est pas de même des riches

Les personnes riches ont évidemment l’obligation morale de contribuer au bien-être de la société. Cela dit, pourvu qu’elles respectent la loi, elles n’ont pas à se soumettre béatement et éternellement au système fiscal de leur pays d’origine, quelles qu’en soient les modalités [La Presse, 12 décembre 2012].

Qui pourrait en vouloir aux riches de déménager comme bon leur semble? On ne peut les blâmer. Ils administrent leurs biens comme ils l’entendent. En fait, contrairement aux étudiants – qui sont responsables de leurs gestes et de leur « malheur » – les riches ne sont pas responsables de leur choix. Absolument pas! Si ces personnalités sont riches, c’est à cause de nous : « Elles gagnent beaucoup d’argent parce que, mieux que quiconque, elles comblent la soif d’émotions des spectateurs ».

Comme le dit Pratte, non seulement ces « grandes vedettes n’ont pas volé leur fortune », mais elles ne sont que le reflet de notre « soif d’émotions ». Nous avons « soif » de leur talent. C’est nous qui leur avons mis une fortune dans les poches. Pas eux. Mais les riches, en suivant la « logique » de Pratte, devraient également être tenus responsables de leur geste, non?

Pas vraiment

Si les riches doivent remplir leurs devoirs, une société doit assumer les conséquences de ses choix. L’État ne peut pas augmenter ad infinitum le fardeau fiscal des contribuables aisés et s’attendre à ce que ceux-ci ne réagissent pas.

Autrement dit, lorsque les étudiants soutiennent que leur sort est lié à celui de la société dans laquelle ils vivent,  il faut les placer face à leur responsabilité. Quitte à défendre les « arrestations préventives », le « profilage politique » [La Presse, 11 juin] et les lois spéciales « nécessaires » [19 mai], même si elles sont dénoncées par l’ONU et Amnistie Internationale. Car « si les manifestations du printemps avaient toutes été pacifiques, nous n’en serions pas là aujourd’hui » [11 juin].

Les étudiants, ainsi, sont non seulement responsables de leur sort, mais également de la répression qu’ils subissent. Lorsque par contre les riches quittent le pays et refusent de rendre à la société une partie de la fortune que celle-ci leur a permis d’acquérir, il ne faut pas les blâmer. Car si les riches quittent, ce n’est pas parce qu’ils sont des « traîtres » fiscaux. « La réponse n’est pas si simple » – dit-il – il faut aller plus loin. Si les riches quittent, c’est de notre faute. C’est parce qu’à travers la facture des impôts, du moins celle qu’ils ne réussissent pas à contourner avec succès,  nous leur en demandons trop.

Face à la « tyrannie de la minorité » étudiante [La Presse, 30 avril 2012], le gouvernement, à l’aide la police, du droit et de la loi qu’il peut changer selon son bon vouloir, doit résister jusqu’au bout. Face à la démocratie des riches, par contre, nous devons tous nous plier.

Tel est notre intérêt.

Répétons-le : André Pratte n’est pas un imbécile, ni même un démagogue. Qui sommes nous pour le juger? Il n’est pas responsable de la pauvreté extrême, de la richesse indécente, de la crise financière et écologique. Il n’est que le simple et utile porte-parole d’un système qui peine à reproduire sa légitimité. Il doit travailler avec les seuls matériaux que lui offre la société afin de tenter de bâtir un argumentaire cohérent.

Et force est d’admettre que ce n’est pas facile par les temps qui courent.

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 17

  • 12 décembre 2012 · 17h56 Loyola Leroux

    Monsieur Pratte nous rappelle tout simplement cette vérité éternalle depuis Cain et Abel, il y aura toujours des winners et des loosers, pour employer un vocabulaire digne d’Elvis Gratton. Monsieur Lauzon n’est pas d’accord. Il faudrait demander l’avis de son alter ego, le Doc Mailloux.

    • 13 décembre 2012 · 07h51 Bruno Perron

      C’est vrai que vous utilisez un vocabulaire « Elvis Gratton ».

    • 13 décembre 2012 · 08h58 Serge Grenier

      Si je comprend bien, Monsieur Leroux, vous êtes pour la loi du plus fort : «winner takes all».

      Alors, comme je suis beaucoup plus fort que vous, je vous prierais de me remettre les clés de votre maison, de votre voiture ainsi que le contenu de votre compte de banque. Et comme le bon «looser» que vous deviendrez par le fait même, de le faire avec le sourire et en me remerciant…

    • 13 décembre 2012 · 10h36 Jacques Morissette

      Les winners pour les uns peuvent parfois être de parfaits loosers, cancres en plus pour les autres. En bout de piste, ce sont ceux qui restent encore solide sur leur monture qui sont les vrais gagnants.

      Il est rare que la vie concède la victoire uniquement à ceux qui ne gagnent qu’un seul genre de combat. Sans entrer dans les détails, la vie est très diversifiée au point de se tromper d’en voir certains gagner avec des lunettes de myopes.

  • 12 décembre 2012 · 20h40 Eric Assa

    @Loyola

    C’est tout à fait remarquable d’arriver à placer six noms connus tout en disant strictement rien. Chapeau.
    Ou peut-être avez vous insinué que le néolibéralisme trouve ses racines dans l’ancien testament?
    Ou que les gagnants tuent leur frère? Que Mailloux serait d’accord avec cette affirmation mais pas Lauzon?

    Je trouve ironique, n’est-ce pas, le fait de répliquer à un article portant sur les incohérences et les faiblesses argumentaires de la propagande néolibérale en rependant pareil flou d’idioties et de vacuité.

    • 13 décembre 2012 · 10h33 Loyola Leroux

      Monsieur Assa. Sur le néo libéralisme il faut lire l’excellent article dans l’Actualité de Pierre Fortin : Le retour du bonhomme sept heures. « Le Québec n’a rien de néo libéral… » est la 1e phrase. Bonne lecture.

  • 13 décembre 2012 · 01h57 Sébastien Lavoie

    Bonjour monsieur Cyr,

    Je me demandais si vous avez lu les extraits du débat entre André Pratte et Amir Khadir organisé par la revue Liberté et publié dans La Presse du 3 décembre dernier. Monsieur Pratte y va de deux affirmations qui sont pour le moins contradictoires.

    À propos des de la résistance aux injonctions, il déclare : « Lorsque les tribunaux ont émis des injonctions, beaucoup de gens ont refusé d’obtempérer, des juristes ont même affirmé qu’on n’avait pas à leur obéir. Or, je pense que lorsqu’on bénéficie des avantages d’une société de droit, on ne peut pas décider tout d’un coup qu’une loi ou telle autre ne fait pas notre affaire. »

    Ce qui ne l’empêche pas de déclarer plus loin : « L’augmentation des impôts a des limites. Si vous annoncez à une certaine catégorie de gens, de la classe moyenne supérieure par exemple, que l’on va augmenter leurs impôts de 3000 dollars par année, ils seront furieux. Et plusieurs d’entre eux trouveront le moyen de ne pas payer cette somme. »

    La « violence » des cols bleus est sale pour les André Pratte de ce monde. Par contre, la violence des cols blancs, elle, est tout à fait justifiée. Pauvre sale plèbe qui n’y comprend rien!

    Source : http://www.lapresse.ca/debats/201211/30/01-4599457-justifiee-la-desobeissance-civile-andre-pratte-et-amir-khadir-en-debattent.php

  • 13 décembre 2012 · 09h26 Loyola Leroux

    Monsieur Grenier, il n’y a pas de lien « Répondre » dans votre article ? Je ne vous conseille pas de vous emparer de mes biens, ma devise est « Live free or die ». Vous tomberez sur un os.

  • 13 décembre 2012 · 09h48 Jacques Morissette

    La propagande d’André Pratte s’érige comme un mur obtus, devant la nécessité de s’ouvrir à un nouveau paradigme de la société. Pour André Pratte, l’économie est la locomotive de la société. Alors que le nouveau paradigme devrait considérer l’économie comme un wagon, au même titre que l’éducation, la santé, etc. La locomotive, ce serait nous et les valeurs humaines essentielles que l’on défend.

  • 13 décembre 2012 · 11h25 alain a

    Le parti pris de M. Pratte se devine dès les premières lignes de ses textes. Depuis qu’il a conseillé, lors des dernières élections, de voter CAQ, je ne peux plus accorder aucune crédibilité à cet individu. Et ça n’a rien à voir avec mes allégeances politiques. Il aurait suggéré tout autre parti que ça aurait eu le même résultat à mes yeux : perte instantané de crédibilité. Non, il n’est probablement pas imbécile, juste aveuglé par tout ce qui brille.

  • 13 décembre 2012 · 11h51 Denis

    Les maudits riches. Sûrement tous des gens sans éducation, des héritiers! Aucun danger qu’ils soient d’anciens universitaires ayant décidé de se retrousser les manches.

    • 13 décembre 2012 · 13h16 alain a

      Denis

      Vous tentez de penser à notre place, ou quoi ? À quel endroit du texte vous avec lu que Marc-André maudissait les riches ?

  • 13 décembre 2012 · 12h10 Rejean Lamarche

    Je comprends qu’on a tous nos valeurs, nos besoins, nos idées. Tout ce que je lis ici démontre qu’il y a u profond mal aise.On serait plus fort en s’écoutant d’abord, puis en trouvant de nouveaux paramètres sociaux. Il faut modifier l’énergie

  • 13 décembre 2012 · 16h34 Philippe Lessard

    Excusez mon copier coller c’est en anglais et j’aurais dû synthétiser, mais bon…En passant, si vous êtes allez voir le film Lincoln, c’est précisément ce qui devrait s’y retrouver, mais étrangement on n’en fait même pas mention!

    ABRAHAM LINCOLN AND THE CIVIL WAR (1861 – 1865)

    With the Central Bank killed off, fractional reserve banking moved like a virus through numerous state chartered banks instead causing the instability this form of economics thrives on. When people lose their homes someone else wins them for a fraction of their worth. Depression is good news to the lender; but war causes even more debt and dependency than anything else, so if the money changers couldn’t have their Central Bank with a license to print money, a war it would have to be. We can see from this quote of the then chancellor of Germany that slavery was not the only cause for the American Civil War. « The division of the United States into federations of equal force was decided long before the Civil War by the high financial powers of Europe. These bankers were afraid that the US, if they remained as one block, and as one nation, would attain economic and financial independence, which would upset their financial domination over the world. »

    Otto von Bismark chancellor of Germany 1876 On the 12th of April 1861 this economic war began. Predictably Lincoln, needing money to finance his war effort, went with his secretary of the treasury to New York to apply for the necessary loans. The money changers wishing the Union to fail offered loans at 24% to 36%. Lincoln declined the offer. An old friend of Lincoln’s, Colonel Dick Taylor of Chicago was put in charge of solving the problem of how to finance the war. His solution is recorded as this. « Just get Congress to pass a bill authorising the printing of full legal tender treasury notes… and pay your soldiers with them and go ahead and win your war with them also. »

    Colonel Dick Taylor When Lincoln asked if the people of America would accept the notes Taylor said. « The people or anyone else will not have any choice in the matter, if you make them full legal tender. They will have the full sanction of the government and be just as good as any money; as Congress is given that express right by the Constitution. »

    Colonel Dick Taylor 1 Lincoln agreed to try this solution and printed 450 million dollars worth of the new bills using green ink on the back to distinguish them from other notes. « The government should create, issue and circulate all the currency and credit needed to satisfy the spending power of the government and the buying power of consumers….. The privilege of creating and issuing money is not only the supreme prerogative of Government, but it is the Government’s greatest creative opportunity. By the adoption of these principles, the long-felt want for a uniform medium will be satisfied. The taxpayers will be saved immense sums of interest, discounts and exchanges. The financing of all public enterprises, the maintenance of stable government and ordered progress, and the conduct of the Treasury will become matters of practical administration. The people can and will be furnished with a currency as safe as their own government. Money will cease to be the master and become the servant of humanity. Democracy will rise superior to the money power. »

    Abraham Lincoln 2 From this we see that the solution worked so well Lincoln was seriously considering adopting this emergency measure as a permanent policy. This would have been great for everyone except the money changers who quickly realised how dangerous this policy would be for them. They wasted no time in expressing their view in the London Times. Oddly enough, while the article seems to have been designed to discourage this creative financial policy, in its put down we’re clearly able to see the policies goodness. « If this mischievous financial policy, which has its origin in North America, shall become endurated down to a fixture, then that Government will furnish its own money without cost. It will pay off debts and be without debt. It will have all the money necessary to carry on its commerce. It will become prosperous without precedent in the history of the world. The brains, and wealth of all countries will go to North America. That country must be destroyed or it will destroy every monarchy on the globe. »

    Hazard Circular – London Times 1865 From this extract its plan to see that it is the advantage provided by the adopting of this policy which poses a threat to those not using it. 1863, nearly there, Lincoln needed just a bit more money to win the war, and seeing him in this vulnerable state, and knowing that the president could not get the congressional authority to issue more greenbacks, the money changers proposed the passing of the National Bank Act. The act went through. From this point on the entire US money supply would be created out of debt by bankers buying US government bonds and issuing them from reserves for bank notes. The greenbacks continued to be in circulation until 1994, their numbers were not increased but in fact decreased. « In numerous years following the war, the Federal Government ran a heavy surplus. It could not (however) pay off its debt, retire its securities, because to do so meant there would be no bonds to back the national bank notes. To pay off the debt was to destroy the money supply. »

    John Kenneth Galbrath The American economy has been based on government debt since 1864 and it is locked into this system. Talk of paying off the debt without first reforming the banking system is just talk and a complete impossibility. That same year Lincoln had a pleasant surprise. Turns out the Tsar of Russia, Alexander II, was well aware of the money changers scam. The Tsar was refusing to allow them to set up a central bank in Russia. If Lincoln could limit the power of the money changers and win the war, the bankers would not be able to split America and hand it back to Britain and France as planned. The Tsar knew that this handing back would come at a cost which would eventually need to be paid back by attacking Russia, it being clearly in the money changers sights. The Tsar declared that if France or Britain gave help to the South, Russia would consider this an act of war. Britain and France would instead wait in vain to have the wealth of the colonies returned to them, and while they waited Lincoln won the civil war. With an election coming up the next year, Lincoln himself would wait for renewed public support before reversing the National Bank Act he had been pressured into approving during the war. Lincoln’s opposition to the central banks financial control and a proposed return to the gold standard is well documented. He would certainly have killed off the national banks monopoly had he not been killed himself only 41 days after being re-elected. The money changers were pressing for a gold standard because gold was scarce and easier to have a monopoly over. Much of this was already waiting in their hands and each gold merchant was well aware that what they really had could be easily made to seem like much much more. Silver would only widen the field and lower the share so they pressed for…

    1. Lincoln By Emil Ludwig 1930, containing a letter from Lincoln, also reprinted in Glory to God and the Sucker Democracy A Manuscript Collection of the Letters of Charles H. Lanphier compiled by Charles C. Patton.
    2. Abraham Lincoln. Senate document 23, Page 91. 1865.

  • 13 décembre 2012 · 16h48 Véronique Olivier

    Je trouve très drôle (ou triste) que quelqu’un utilise un vocabulaire elvisgrattonien pour légitimer le néolibéralisme et ses effets néfastes quand on sait que le personnage d’Elvis Gratton a été créé pour faire une critique de ce système… Je trouve cela tellement bizarre que je croyais tout d’abord que tout le monde avait mal compris le propos de Loyola Leroux… Elvis Gratton ne doit pas être un objet à prendre en exemple, à moins de le prendre en exemple de ce qui est pourri dans ce système… C’est du 2e niveau hein… À chacun ses modèles de vie, j’en préfère qui ne sont pas dérisoires… Moi je dis ça, je dis rien…

  • 14 décembre 2012 · 02h25 Philippe Landry

    Bonjour,
    Je salue la qualité d’écriture de Marc-André Cyr. Ce n’est pas tout le monde qui prend la peine de garder des extraits de Monsieur Pratte. Un bon surnom pour ce monsieur serait Capitaine Statu Quo. En effet, il enduit tout d’une belle mélasse pour que rien ne change. De façon subtile, il infuse dans votre cortex que « everything is ok » !
    On le paie pour ça, et il le fait bien !
    Il est donc important de savoir lire entre les lignes, et savoir joindre les pointillés…

  • 14 décembre 2012 · 09h35 Gilles Bousquet

    La misère des riches existe aussi, ils se suicident, en pourcentage, en aussi grand nombre que les pauvres…je crois bien sans compter ceux qui se désolent de tout sur terre en refusant leur réalité.

    Aux riches en argent, en talent, en savoir vivre, en optimisme, en santé et en relations humaines, qui acceptent tout ce qu’ils ne peuvent pas changer.

    Aux pauvres en tout, aux séparatistes québécois pris dans la fédération canadienne ou aux fédéralistes qui ont peur de s’en faire sortir, aux célibataires qui rêvent d’une union et aux mariés qui rêvent de s’en défaire etc.

    Joyeuses fêtes…quand même.

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