Journée pluvieuse, aujourd’hui. Aie. J’imagine toute l’organisation du Carrefour, tous les artistes de Où tu vas quand tu dors en marchant…? le nez aux vitres, navrés… Mais on y va quand même! Car il ne faut pas manquer ce parcours imaginatif, réjouissant.
J’y étais hier, la foule aussi. Je n’ai fait la promenade que partiellement; tout ce que j’en ai vu, déjà, m’a ravie… Sautant à regret par-dessus Jardins secrets, je me suis attardée au mystérieux Parc Notre-Dame-de-Grâce. Les Apparitions de Claudie Gagnon : univers insolite, incongru, à mi-chemin entre Fellini et quelque rêve halluciné. Créatures laides à souhait, chacune obsédée par une idée fixe, installées à même d’improbables décors, lumières, musique et sons étranges, bocaux au contenu intrigant donnent l’impression délicieuse de s’être égarés dans un conte pour enfants pas très sages. Fascinée, j’y aurais passé la soirée… N’eût été la curiosité de voir la suite.
La suite? Dormance mécanique, les folles inventions de Pascal Robitaille, sur Langelier. On reconnaît le carrousel de Macbeth, puis, on se prend à rêver devant diverses machines à bruits, aussi loufoques qu’ingénieuses, et qui donnent, en effet, envie de dormir : berceuse cristalline, grenouilles, ronflements… Longuement absorbée, j’ai raté le dernier autobus d’Avancez en arrière, saisi quelques bribes de Noctambleu, vu l’éclairage magnifique de l’Église Saint-Roch pour La noce, déjà partie fêter ailleurs… J’y retourne ce soir, vous en reparle demain!
Une idée folle, géniale que ce parcours, comme un grand jeu dépaysant dans notre propre ville. Et la pluie? Pfff! Parapluie, imper, vous connaissez?