Notes
Musique

Notes

Pierre Harel
Il a été de la première aventure d’Offenbach. Il a été de la première mouture de Corbeau. Il a été l’âme de Corbach. Il a fait des films aussi prenants qu’intrigants comme Vie d’ange. Il a été reclus dans les bois pendant des années. Il s’est parfois transformé en bûcheron, avant de réapparaître en poète. Pierre Harel, depuis trente ans, n’est jamais là où on l’attend vraiment. Cette fois, c’est en solo qu’il prend d’assaut La Petite Licorne pendant trois soirs de Chansons rauques. En solo? Eh oui, il va même jouer de la guitare. Vous ne saviez pas qu’il en jouait? Moi non plus. C’est ce que je vous disais: un Harel en cache toujours un autre. Les 9, 10 et 11 juin, à La Petite Licorne.

The Latin Brothers
Les amateurs de salsa connaissent sûrement déjà les légendaires Latin Brothers, puisque le groupe existe depuis plus de vingt-cinq ans, et a connu ses heures de gloire au cours des années soixante-dix. Le groupe colombien, toujours sous la direction de Mario Rincon, a lancé, l’an dernier, le bien-nommé Renaciendo (Renaissance, toujours sur l’étiquette Discos Fuentes), après avoir été silencieux au cours des dernières années. Et il entame une grande tournée chez nous, le 5 juin, au Medley.

Everclear
Si vous lisez ce journal depuis quelques années, vous savez tout le bien que l’on pense du trio originaire de Portland, en Oregon. Vous savez que l’on a toujours cru dans l’écriture du leader du trio, Art Alexakis, ex-junky qui s’est bien repris en main, sans non plus tomber dans le fascisme de la guerre à la drogue. Pas encore complètement remis de la fin du grunge et de l’effondrement de la scène alternative américaine, Everclear promène son grunge mélodique pour une des dernières fois. Il ne serait pas surprenant que le groupe change son fusil d’épaule lors de la parution de son quatrième album, quelque part l’an prochain. Ou dans deux ans… Le 5 juin, angle Berri et de Maisonneuve,

Le Logement Show
Regardez les noms qui sont à l’affiche: Richard Desjardins, Fred Fortin, Perdu l’nord, Seydou Zon, Michel Forrest, France Castel, Nadine Turbide, Le Chour des Locataires de Villeray. Ai-je vraiment besoin d’en dire plus? Le 5 juin, à l’auditorium Le Prévost.

Engelbert Humperdinck
Alors, comme ça, vous tripez easy-listening? Bien installé dans votre salon néo-kitsch, sous votre boule-miroir, vous écoutez les grands succès d’Esquivel, vous rêvez à Austin Powers et vous regrettez le bon vieux temps. Seriez-vous prêt à aller jusqu’à la Place des Arts pour assister à un concert du vrai Engelbert Humperdinck? Ou vous vous contentez d’un Tom Jones bien réhabilité? C’est là qu’on va voir qui sont les vrais… Le 7 juin, salle Wilfrid-Pelletier.