Le concert de Penny Lang présenté au Café-spectacles clôturait la série de concerts blues organisée conjointement par le musicien Jay Sewall et le Palais Montcalm. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut un concert intime: Penny Lang était venue de Montréal, seule avec sa guitare, pour jouer son folk-blues acoustique devant une cinquantaine de fidèles. Jay Sewall était bien à ses côtés, avec sa panoplie d’harmonicas, mais il se faisait si discret qu’on ne peut pas parler d’un duo. Si le concert fut intime, c’est aussi à cause de la sono: le volume était si peu élevé qu’on avait l’impression de déranger l’artiste chaque fois qu’on posait notre verre sur la table; on avait peur de taper des mains ou du pied, de peur de ne plus entendre la guitare et la voix. A cause de cette sono faiblarde, toute la salle était confinée à une écoute quasi-religieuse, fort gênante pour le public, et sûrement tout autant pour l’artiste.

C’est dommage car Penny Lang a fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de son public. Elle lui parlait beaucoup, lui racontait des anecdotes, l’invitait à chanter avec elle. Et, musicalement, elle s’est donnée complètement. On a beau ne pas triper sur le blues acoustique, la Silverwolf est une interprète d’une grande force tranquille. Elle n’a pas besoin d’artifices pour nous impressionner. Sa voix étonnamment jeune – elle a cinquante-six ans – et son jeu précis y arrivent amplement. Sauf que pour embarquer dans l’univers d’une chanteuse comme Penny Lang, il faut pouvoir l’entendre franchement; pas en sourdine comme c’était malheureusement le cas la semaine dernière. (A. Vigneault)

The Respectables
Le 6 juin, au Kashmir

Repos bien mérité pour les Respectables qui offraient la fin de semaine dernière une série de trois concerts pour souligner leur septième anniversaire et la parution d’un album spécial à édition limitée (The B-Sides: 7 Years of Sucking in the Nineties) destiné aux fans et aux amateurs de rock tout court.

En deux sets généreux, le groupe a fait le tour de son répertoire vaillamment trimballé depuis un sous-sol de Cap-Rouge jusqu’aux scènes les plus prestigieuses. Au travers, quelques surprises (une toune de Violent Femmes interprétée par le batteur Jean Beaudin) et des pièces souvent jouées live se retrouvant désormais endisquées sur l’album cité plus haut. Des trucs comme Christine, destiné à faire monter la tension d’un cran et chanté ce soir-là avec une verve peu commune par le guitariste Stéphane Dufour. Des morceaux de bravoure comme Country Road, qui donnent la possibilité au maître chanteur Sébastien Plante d’assumer pleinement son rôle de maître de cérémonie.

J’ai dû voir ce band-là une bonne trentaine de fois et le show de vendredi dernier se place aisément dans mon palmarès de leurs meilleurs moments. Les gars ont joué avec la fougue qu’on leur connaît, laissant, autant que faire se peut, une belle place aux improvisations, étirant çà et là des solos, faisant des pauses et recommençant de plus belle. Outre le bonheur d’avoir une chanson qui tourne enfin à la radio, les Respectables ne veulent qu’une chose: faire bouger le public et les rockers de belle façon. Mission accomplie. (F. Tremblay)

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