

Charlie Hunter
Claude Côté
Photo : Andrew Macnaughtan
Comme on pouvait logiquement s’y attendre, Charlie Hunter arrive à Montréal avec quelques nouvelles. La première, celle qui étonne le moins, c’est Return of the Candyman, son nouvel album. Changement de personnel salutaire, avec la création de son nouveau groupe, Pound for Pound. Ajout du vibraphoniste Stefon Harris et du percussionniste John Santos, tous deux remplacés pour le concert de Montréal par Willard Dyson à la batterie, et Monty Croft au vibraphone. C’est en trio, donc, qu’on pourra le voir.
La deuxième, c’est que Hunter a laissé son cour à San Francisco pour s’installer à New York. Encore là, rien d’étonnant. Après Bing Bing Bing en 1995, Ready… Set… Shango! en 1996, et le rafraîchissant Natty Dread (un remake du classique de 74 de Bob Marley and the Wailers, passé à la moulinette jazz), paru en 1997 , Charlie Hunter et sa guitare à huit cordes entrent (à nouveau) dans la machine extrasensorielle du groove lascif, avec Return of the Candyman: «Je voulais juste un groupe qui sonne différemment des autres, de dire un Hunter peu loquace. On a dit, une fois l’album terminé, qu’il s’agissait du disque idéal pour les D.J. hip-hop, puisqu’il y avait là beaucoup de sons à échantillonner. Je pense que le hip-hop est un peu comme le jazz. Je ne suis pas un afficionado du genre, mais j’aime bien GangStarr et A Tribe Call Quest, les trucs plus intellectuels, quoi. Faire Pound for Pound m’a demandé un gros ajustement, puisque mon approche antérieure servait à supporter un joueur de sax. Maintenant, je dois jouer en complémentarité avec le vibraphoniste.»
Le 10 juillet à 21 h 30
Au Spectrum
Voir calendrier Événements