Musique

Notes

California Guitar Trio
Depuis plusieurs années, Robert Fripp, brillant guitariste et leader des différentes incarnations de King Crimson (et même du Projekt Two que l’on verra le 8 juillet, au Métropolis, dans le cadre du FIJM), donne des cours de guitare. Trois de ses anciens élèves de la classe de 87 (Hideyo Moriya de Tokyo, Bert Lams de Bruxelles et Paul Richards de Salt Lake City) ont décidé, quelques années plus tard, d’unir leurs forces au sein du California Guitar Trio, groupe qui rend un hommage constant à cet instrument, par le biais de toutes les musiques possibles et imaginables. Si le trio a déjà refait la musique-thème du classique d’Ennio Morricone, The Good, The Bad and the Ugly, sur son troisième et plus récent album, intitulé Pathways, qui vient tout juste de paraître sur le label Discipline Global Mobile de Robert Fripp, ils reprennent, dans un même élan, aussi bien Beethoven (et pas n’importe quoi: la célèbre Cinquième Symphonie!) que l’inoubliable standard surf Misirlou, redécouverte sur la bande sonore de Pulp Fiction. N’allez donc pas croire que tout ce que touche le California Guitar Trio devient trop sérieux et que celui-ci est à écouter les sourcils froncés. Eh oui, même l’humour est au rendez-vous de ces passionnants passionnés de la guitare acoustique. Le 30 juin, au Club Soda. (Laurent Saulnier)

The Figgs
C’est bien beau les festivals, mais un peu de rock’n’roll de temps à autre peut également faire un bien fou. C’est ce que nous propose le groupe de Steinway, New York, The Figgs, qui sont actuellement en grande tournée nord-américaine, histoire de promouvoir un quatrième album, The Figgs Couldn’t Get High…, réalisé par Andy Shernoff, des Dictators. Si l’on se fie à leurs propos, le «high» du titre n’a rien à voir avec leur grande capacité à faire la fête, mais plutôt avec l’impossibilité légendaire du groupe à monter dans les palmarès. Rappelons également que la dernière tournée du groupe s’est déroulée en 97, alors que The Figgs accompagnait le sous-estimé Graham Parker. Il en a résulté un album enregistré en concert, sobrement intitulé The Last Rock’n’roll Tour. Parmi les faits saillants de The Figgs Couldn’t Get High…, soulignons les chansons Now!, qui rappelle les belles années d’Elvis Costello, et The Bar, que le groupe devait remixer, mais il n’en avait malheureusement pas les moyens. Solution de rechange à un coût plus abordable: la réenregister! Comme dans le bon vieux temps… Le 25 juin, au Café Campus, en compagnie des Whereabouts et New Grand. (Laurent Saulnier)

Self Control
Vous l’avez peut-être remarqué, l’X, une nouvelle salle de spectacle située au 182, rue Sainte-Catherine Est est devenue la Mecque du punk à Montréal. A toutes les fins de semaine des concerts sans concession y sont présentés; et ce samedi 27 juin, ce sera au tour des vétérans montréalais Self Control d’y cracher leur hardcore effréné. Fort d’un nouvel album produit sur l’étiquette En Guard, intitulé Still… Can’t Bring us Down, Self Control sera appuyé par les formations Oxblood et Street Troopers. (Eric Parazelli).

Brutal Truth
Par contre, le 26 juin, rien ne sert de courir au même endroit pour y voir la formation new-yorkaise Brutal Truth. Le batteur Rich Hoak avait beau affirmer à notre journaliste Christine Fortier, en décembre dernier, que Montréal était de loin devenu l’endroit où le groupe préfèrait jouer, le spectacle a été annulé. Brutale vérité… (Eric Parazelli)