Terje Rypdal
Musique

Terje Rypdal

Parmi les heureux coups de filet du Festival, impossible de passer sous silence la venue à Montréal du guitariste Terje Rypdal, partie prenante de la fastueuse famille de musiciens norvégiens, dont le plus célèbre est évidemment Jan Garbarek. Et lorsqu’on a Rypdal au bout du fil, impossible de ne pas lui causer d’ECM, le label allemand, et de son fondateur, Manfred Eicher.

D’autant plus impossible que le dernier album du musicien est une sorte d’hommage à l’apport d’Eicher à la musique norvégienne, commandé par la Ville de Lillehammer: «La plupart des pièces de Skywards ont effectivement été écrites pour cet événement, confirme Rypdal. Eicher m’avait entendu à Bologne, en 1969, alors que je jouais avec Jan Garbarek dans un grand ensemble. Il venait à peine de fonder ECM. Il a appelé Jan pour enregistrer, et vous connaissez le reste…»

Le reste, c’est une pléiade d’albums par les deux musiciens; au départ collègues, mais de plus en plus leaders de leur propre formation. Des disques au style fluide, souvent aérien, parfois même austère, comme si le dur climat du pays nordique était intégré au jeu de ces deux artistes: «Les montagnes sont effectivement très importantes», confirmera d’ailleurs Rypdal.

Sept musiciens ont participé à Skywards, le dernier de Rypdal; trois seulement seront à Montréal: «Réarranger pour trois n’a pas été si difficile. Il y a moins de couleurs, c’est normal, mais c’est nettement plus ouvert.» Et l’influence de Prodigy, dont cause le guide du Festival, on la sent? «Prodigy est effectivement le seul groupe pop que je suis, avoue-t-il. Certaines directions sont communes, mais ce que nous faisons est plus sauvage, ne serait-ce qu’en raison de l’improvisation…»

Le 3 juillet à 23 h
Au Gesù
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