Il se passe de drôles de choses dans le cadre de la série Jazz Contemporain, présentée à la rotonde du Musée d’art contemporain. Les 2, 3 et 4 juillet, seul le nom de Trio Tisserand apparaît sur l’affiche et, pourtant, trois groupes différents se succéderont sur la scène. «Les gens du Musée nous avaient demandé de dégager une sorte de thématique pour cette série, et l’idée du Trio Tisserand est venue très spontanémentª, explique le percussionniste Michel F. Côté, l’un des deux maîtres d’ouvre de ce projet, avec le saxophoniste Jean Derome. J’avais en tête l’image de Pénélope, qui tisse son ouvrage tous les jours et le défait chaque nuit. Nous aussi, à notre façon, nous tisserons chaque soir une nouvelle trame musicale.»ª
Cette métaphore de l’éternel recommencement créatif sied tout à fait à ces deux improvisateurs inspirés, qui seront rejoints par une poignée d’autres spécialistes de la musique spontanée. Sous cette appellation générique, on trouvera un trio d’improvisateurs différents chaque soir, proposant des expériences musicales aussi variées qu’imprévisibles. C’est à Jean Derome que revient la tâche de briser la glace avec son trio swing, composé du batteur Pierre Tanguay et du contrebassiste Normand Guilbault. «J’ai envie de m’amuser un peu avec le contexte du Festivalª, explique Derome. Je ne suis pas encore certain de ce que l’on va faire, mais on pourrait très bien décider de faire écho à ce qui se passe dans la rue et s’amuser avec When the Saints Go Marching in pendant une heure, par exemple.»
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Le deuxième soir, Derome retrouve Michel F. Côté et le guitariste Rainer Wiens, «un musicien d’une profonde sensibilitéª, d’après Côté. Je n’ai jamais joué avec lui, mais lorsque Jean et moi cherchions un musicien pour compléter ce trio, son nom était en haut de chacune de nos listes».ª Pour ce qui est du spectacle présenté lors du troisième et dernier soir, l’étiquette Trio Tisserand a de quoi dérouter, puisque cette formation, réunissant Côté, le guitariste Bernard Falaise et le bassiste Alexandre St-Onge, existe déjà sous le nom de Klaxon Gueule, dont l’album Bavards est paru sur étiquette Ambiances Magnétiques, il y a quelques mois. Un seul nom, trois concerts, et un nombre infini de possibilités musicales.
Les 2, 3 et 4 juillet à 20 h
A la Rotonde du Musée d’art contemporain
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