Musique

Bill Morganfield

«The blues had a baby, and they named it rock’n’roll!» Ces paroles désormais célèbres sont de McKinley Morganfield, mieux connu sous le nom de Muddy Waters. Le bluesman a eu un fils, et il l’a nommé Bill. Big Bill, comme semblent maintenant appeler le chanteur-bassiste de quarante-deux ans, les nombreux (nouveaux) fans de la région d’Atlanta qui vont voir la pièce d’homme dans un des bars de l’endroit. Etre le fils de Jimmy Rogers ou de Luther Allison, c’est une chose, mais être celui de Muddy Waters, un des plus grands de l’histoire, aussi bien faire ce qu’il a fait: suivre sa propre route. La sienne l’a mené à enseigner au secondaire. C’était jusqu’à il y a trois ans. «Muddy m’a inculqué la passion de faire ce que l’on aime. Avant d’arriver à Chicago, c’était un country boy du Mississippi. Il aimait jardiner, il aimait la terre. Je crois que j’ai beaucoup hérité de son côté campagnard. Durant mes concerts (il magasine toujours une compagnie de disques pour son premier compact déjà enregistré), je lui rend hommage en jouant plusieurs de ses chansons. C’est la meilleure façon de me plonger dans le bain du Delta blues, que mon père a propagé.»

On ne parle plus de gros souliers à chausser, mais plutôt de bottes de sept lieues. A grands pas, comme Bill Morganfield semble avancer présentement, peut-être atteindra-t-il une notoriété respectable. Qui sait? Il a écrit plus de deux cent cinquante chansons depuis dix ans, et voilà qu’à Memphis, on se remémore les débuts du père chez Sun records, et, cette fois, on ne veut rien rater de la troisième génération des Morganfield (le père de Muddy était aussi musicien). Peut-être que dans dix ans, ce sera enfin l’histoire d’un prénom, celui de William Bill Morganfield. En attendant, le test ultime: la scène.

Le 9 juillet à 21h
Sur la scène Labatt Blues
Et à minuit et demi
Au Spectrum
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