

Iron Maiden : Fer de lance
Christine Fortier
Vendredi dernier, le bassiste d’Iron Maiden, Steve Harris, était heureux: l’Angleterre venait de battre la Colombie, à la Coupe du monde de foot, et le premier spectacle de la tournée nord-américaine, à Chicago, s’annonçait bien. «On vient de terminer une tournée de trois mois en Europe pour promouvoir Virtual XI, et je suis satisfait de la réaction des gens», raconte Steve, quelques instants avant de monter sur scène.
Cela dit, avant le début de la tournée, la légendaire formation britannique – en dix-huit ans, Iron Maiden a vendu plus de quarante-cinq millions d’albums – a eu un avant-goût de l’appréciation du public. «Le concept de Virtual XI tourne autour de deux pôles: la réalité virtuelle et le soccer. Alors, plutôt que d’organiser un lancement d’album ordinaire, on a rassemblé une équipe de soccer composée d’anciens joueurs et de nos techniciens de scène (pour faire partie de l’équipe technique, savoir jouer au soccer est un préalable!), la Virtual Team, et on a disputé plusieurs matchs à travers l’Europe. On jouait contre des équipes formées d’ex-joueurs et de journalistes, et les fans pouvaient assister aux rencontres. On les a toutes gagnées!»
Malgré tout, il y a un petit mais. Depuis la sortie de The X Factor, des rumeurs concernant l’avenir du groupe circulent. «Ces rumeurs sont nées car beaucoup de fans ont eu de la difficulté à faire la transition entre Blaze Blayley et Bruce Dickinson. Et même si la tournée The X Factor a mis un terme aux rumeurs et permis à Blaze de prendre sa place, la sortie de l’album de Bruce, Accident of Birth, a remis le feu aux poudres», déplore Harris. De plus, sa réunion avec le guitariste Adrian Smith (Smith a quitté Maiden en 1988, après l’album Seventh Son of a Seventh Son et s’est fait remplacer par Jannick Gers) a donné l’envie à l’ex-chanteur de jouer, en spectacle, des compositions de Maiden. «Sincèrement, je crois que leur réunion est une bonne décision de carrière, mais j’en regrette les conséquences», explique celui qui refusait de commenter le matériel de Dickinson jusqu’à tout récemment. «Je n’aime pas particulièrement ses premiers albums solos, alors, au lieu de faire des commentaires négatifs, j’ai préféré me taire. Mais j’aime bien son nouvel album.»
Alors, ces rumeurs? «Je suis encore trop passionné par la musique pour arrêter. Je crois que la création de ma compagnie de disques, Beast Records, le prouve. Par contre, je dois avouer qu’après la tournée et le prochain album, on va peut-être envisager de s’arrêter. Mais c’est encore loin…» Dirty Deeds, qui accompagne Maiden en tournée, est le premier groupe signé sur Beast Records.
Le 4 juillet
Au Stade Du Maurier
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