The Herbaliser : Herbes folles
Musique

The Herbaliser : Herbes folles

Après une fausse alerte l’année dernière, il est maintenant assuré que The Herbaliser, l’un des plus beaux fleurons de l’étiquette Ninja Tune, se retrouve sur scène avec ses huit musiciens, pour un spectacle qui risque de laisser des traces dans les mémoires des festivaliers. «Ce sera un spectacle revisitant les deux premiers albums, prévient Jake Wherry, qui forme le noyau créatif de la formation avec le D.J. Ollie Teeba. Mais ce sera nécessairement meilleur que ce que ç’aurait été l’année dernière si on était venus, puisqu’on a eu l’occasion de jouer souvent depuis un an. Par contre, on ne fera probablement pas de pièces du nouveau maxi, car on aurait besoin de plus répétitions.»

Ce nouveau maxi, intitulé Wall Crawling Giant Insects Breaks, démontre bien la volonté d’explorer davantage l’univers hip-hop, une entreprise qui se profilait déjà sur le magnifique Blow Your Headphones, paru l’an dernier, lui-même sombre successeur du plus léger et jazzy Remedies, sorti deux ans plus tôt. D’après Jake, cette évolution est une conséquence directe de leurs tournées intensives: «Le groupe qui nous accompagne sur scène n’a pas vraiment contribué aux deux premiers albums, mais il est évident que notre expérience live influencera le prochain qui sera sûrement plus hip-hop, dans la lignée de notre nouveau maxi.»

Il est assez facile d’avoir une bonne idée du genre d’énergie qui se dégagera sur la scène des Foufounes électriques, les 8 et 9 juillet; il suffit de tendre l’oreille aux deux enregistrements live (Ginger Jumps The Fence et 40 Winks) inclus sur Wall Crawling… Une ambiance chaude, un groove cool à mort, et une sensibilité musicale tout à fait jazz qui justifient facilement la présence de The Herbaliser au Festival. «On se sent tout à fait à notre place dans un festival de jazz, s’enthousiasme Wherry, on a d’excellents musiciens jazz avec nous. Par contre, même si on a beaucoup de plaisir sur scène, la musique de The Herbaliser ne nous permet pas vraiment d’improviser. A cause de tous ces échantillonnages de beats hip-hop, la musique se doit d’être assez organisée. Sur scène, je suis plus en retrait, je m’assure que les rubans roulent comme il le faut et que tout est O.K., alors qu’Ollie s’occupe des scratchs, donc il est sur le devant de la scène. C’est un peu comme en studio où, moi, je m’occupe de la technologie et Ollie de trouver des disques à échantillonner.»

«D’ailleurs, conclut-il, je crois que s’il y a une chose qui relie toutes les influences musicales que l’on retrouve chez les artistes de Ninja Tune, c’est le jazz. Et aussi cet esprit du jazz qui veut que les frontières soient faites pour être transgressées. Cet été, on a été invités dans plusieurs événements jazz: en Scandinavie, à Montreux, à Vancouver et maintenant à Montréal. J’avoue que tout cela est assez prestigieux. Mais, on a vraiment hâte de venir à Montréal! Lorsqu’on est venus comme D.J., l’accueil a été fantastique, imagine ce que ce sera live…»

Les 8 et 9 juillet à minuit
Aux Foufounes électriques
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