Comme tout le monde le sait, il est très facile, quand on fait de la musique à Montréal, de trouver des endroits où jouer, l’argent pour enregistrer et vivre aisément une vie de pacha…ouais, c’est ça! Aussi facile que de faire passer des chansons originales à la radio commerciale… C’est pour cette raison que, de plus en plus, les musiciens se regroupent question de mettre leurs ressources et expériences en commun. Il y a un an, naissait l’organisme sans but lucratif Wonderground, dont l’objectif est d’offrir à ses groupes affiliés (une trentaine de formations anglophones montréalaises et quelques autres de l’extérieur de la province) de multiples services dont la réalisation de pages Web, la conception de pochettes de disques et d’affiches de spectacles, et la rédaction de matériel promotionnel. Comment ça fonctionne? Les groupes membres sont invités à participer à des soirées organisées par Wonderground, et la totalité des recettes retourne à l’organisme, qui s’en sert ensuite pour financer ses activités. «Ça va lentement mais ça fonctionne assez bien jusqu’à maintenant,» précisait Lissa, une des fondatrices de Wonderground. Elle m’avouait aussi être ouverte aux groupes francophones qui seraient intéressés à joindre les rangs de l’organisme aux visées pan-canadiennes. Que vous soyez musiciens ou observateurs de la scène indépendante, un coup d’oil à leur site Web (www.openface.ca/~wonder) vous en dira plus long, et vous pourrez commander le fanzine officiel, Vitamin EH. Le prochain concert aura lieu au Jailhouse, le 9 juillet, et mettra en vedette Rosebuddy (qui lançait son album Viewers Like You, en mai dernier, sur étiquette Wonderground), de même que Crash 13, d’Ottawa, et The Capones, de Montréal. Un pour tous…
The Minipops
Pour la formation power pop de Québec The Minipops, lorsqu’il s’agit de jouer à l’extérieur de sa ville natale, il n’existe pas que l’autoroute 20… Quand l’occasion se présente, ils n’hésitent pas à sortir du Québec et, petit à petit, ils sont en train de se forger une bonne réputation sur la scène indépendante canadienne, comme en fait foi la petite critique positive de leur performance au NXNE (North by North Est) de Toronto, publiée dans le mensuel Exclaim!. «On avait l’impression que notre spectacle était attendu, me racontait Steve. Pas tant par le public (la salle était loin d’être pleine) que par les médias. Et pourtant, c’était assez facile de passer inaperçu là-bas; il y a à peu près quatre cents concerts dispersés dans la ville. Deux journalistes du Exclaim! étaient présents, ainsi qu’un du Now et un du Toronto Sun, un journal qui a déjà parlé de nous une couple de fois. C’est pas mal encourageant, on n’a pas l’impression de bûcher dans le vide.» Le 14 juillet, au Petit Campus, The Minipops participeront à leur premier concours («probablement le dernier, on n’aime pas tellement la compétition») puisqu’ils seront au Polliwog, en compagnie de U-Fly et The Flangers.
Retour sur Basket Case
Soirée enrichissante et sympathique au Petit Campus, vendredi dernier. Pas tant pour le spectacle de Basket Case, qu’on sentait en plein apprentissage de ses possibilités (tout de même encourageant pour le futur), que pour l’animation tout à fait cool du maître de cérémonie Dice B, un expert dans le genre. De plus, la première prestation d’une clique de Rivière-des-Prairies nommée La Secte (une dizaine de MC sur scène: des Noirs, des Blancs, des anglos, des francos) a déclenché des réactions très enthousiastes (beaucoup d’amis, mais quand même…); et aussi, l’excellente démonstration de Glen Dooze, un groupe originaire de Montréal, déménagé à New York depuis à peu près cinq ans, mais qui a continué de rapper en français. Étonnant!
Un mot aussi sur l’événement hip-hop gratuit et en plein air All Eyes On Us, qui se tenait dimanche dernier, au parc Saint-Roch, dans le quartier Parc-Extension: je n’y suis resté que quelques instants en début d’après-midi, mais assez pour juger l’initiative très intéressante. Rendre le hip-hop accessible, là où il sévit, dans la bonne humeur et le soleil… cool, vraiment cool!
Hip-Hop Lounge
Vous aurez d’ailleurs l’occasion de revoir Glen Dooze lors du premier Hip-Hop Lounge, qui aura lieu le 12 juillet, au Tropican Club (316, rue Sainte-Catherine Ouest), de 17 h à 21 h. Animé par Dice B (l’animateur de l’émission hip-hop Nuit Blanche, diffusée les lundis, à 23 h 30, à Radio Centre-Ville), cet événement, qui aura lieu chaque premier dimanche du mois, se veut à la fois un tremplin pour les artistes et une expérience enrichissante pour les spectateurs: «La jeune génération ne connaît pas bien la culture hip-hop, m’expliquait Dice B. Elle la découvre avec Puff Daddy, mais il y a tellement d’autres choses. C’est pour ça qu’on a installé des chaises, pour que les amateurs portent attention aux textes, plutôt que de crier et ne rien comprendre. Et, pour plusieurs artistes, ce sera une occasion de sortir de chez eux et de tenter leur chance au micro. Il n’y aura que l’artiste, son micro, la musique et l’auditoire.» En tout, dix artistes ou groupes auront dix minutes chacun pour se faire entendre. Ce dimanche, outre Glen Dooze, les Mathématik, Misery, Grandmaster Gundie, L.E., et Fang, entre autres, se présenteront au premier Hip-Hop Lounge.
Concours hip-hop
Tant qu’à y être, je viens tout juste de recevoir un flyer m’informant d’un concours hip-hop qui semble assez alléchant, merci. Il s’agit d’une collaboration entre Mastock Entertainement et MusiquePlus, qui invite les «artistes méconnus donnant dans le rap et le R&B» à envoyer leurs démos (inclure nom et numéro de téléphone) à MusiquePlus ou au Studio Economik (160, rue Saint-Augustin) avant le 25 juillet. Des auditions auront lieu les 27 et 28 juillet, et trois gagnants signeront un contrat d’enregistrement avec Mastock (lisez bien avant de signer…); et, de plus, le grand gagnant aura droit à mille dollars en argent et à une prestation sur les ondes de MusiquePlus. Info: 854-2899 ou 998-2899.
à souligner
– Une petite promenade dans l’Est, rue Notre-Dame, jusqu’au parc Bellerive, avant Pointe-aux-Trembles, le 10 juillet à partir de 19 h 30, vous mènera à WD40, qui jouera pour les spectateurs estivaux et les arbres présents. A ne pas manquer!
– La formation de ska francophone 2 Stone 2 Skank assurera la première partie de Mustard Plug, en compagnie de Flashlight, le 10 juillet, à l’X (182, rue Sainte-Catherine Est).