Loulou Hughes : Soul sister
Musique

Loulou Hughes : Soul sister

C’est au seuil d’une brunante propice qu’elle apparaîtra. Sur le coup de dix-neuf heures, au pied d’une montagne intimidante et sous l’effet d’une brise nordique impétueuse, Loulou Hughes donnera sa pleine mesure. Encore une fois. C’est chaque fois la même chose. Dans les minutes qui précèdent son entrée en scène, lorsque s’égrènent les secondes du compte à rebours, une forte dose d’anticipation s’installe. Que nous réserve Loulou Hughes cette fois? Sur quel indice tripatif est-elle en train de naviguer? Remportera-t-elle son pari, celui de nous remplir le réservoir à ras bord, elle qui a tant à offrir?

Pour vous dire bien honnêtement, je suis mauditement content qu’elle ait choisi un lieu aussi approprié que le Mont-Tremblant, qui présente cette année la cinquième édition de son Festival blues. Une grosse foule, ça c’est sûr, un climat hospitalier. Loulou ne le sait que trop bien: en rendant presque rarissimes ses présences sur scène, elle crée l’événement. Ce show-là, avec son lot généreux de compositions, avec un groupe soudé comme jamais et, surtout, avec le virage en douce qu’elle entame, laisse croire qu’elle a finalement conjuré ses démons. Une chance inouïe d’accompagner dans son vol un aigle royal qui refuse de se poser. Loulou Hughes nous prépare un grand coup. Son premier disque.

«Le concert, il n’est pas vraiment blues-blues; je pencherais plutôt du côté funk-rock. Je ne pense pas avoir jamais été une chanteuse de blues. Tout le monde connaît mon côté R&B, sauf que là, sans cuivres ni choristes, ce ne sera pas pareil. Ce que je fais maintenant a une tendance plus rock. Mes tounes soul du passé, j’en fais rarement.» Plus de Respect? «On ne sait jamais… L’album que je prépare est à mi-chemin entre les Sneaker Pimps et le blues des racines! On va en jouer quatre (co-écrites avec Dan Giorgesco, son guitariste) mais étant donné tous les loops que cela requiert, vous en aurez la matière première, celle plus rock.»

Complétant le tandem de guitares, Mike Plant, qui accompagne Loulou depuis une décennie; à la batterie, son frère Dan Hugues; aux claviers, Éric Létourneau; et à la basse Fred Darvaux. C’est à Los Angeles que cela semble se dessiner pour la chanteuse préférée du jazzman Oliver Jones, puisqu’un réputé producteur serait en pâmoison devant les impressionnantes cordes vocales de la Montréalaise. Aussi, pour la seconde fois de sa carrière, la trentaine joyeuse, Hughes fait confiance à un gérant. Ou plutôt une gérante, Geneviève Gilbert, qui a travaillé sur la tournée de U2 en Europe de l’Est avec le producteur Serge Grimaux. Une fonceuse, paraîtrait-il. Comme Loulou. Ça vous étonne?

Le 1er août
Au Mont-Tremblant
Avec Steve Hill, Garou et Buckwheat Zydeco
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Charmaine Neville
Charmaine Neville est la fille d’un des fameux Neville Brothers de La Nouvelle-Orléans. Lequel? Art? Aaron? Charles? Who knows? La biographie ne le dit pas. Mais avec du sang de Neville dans les veines, on peut élever les attentes sans coup férir. Blues, funk, jazz, soyez certain qu’il y en aura. Surtout avec la présence du pianiste Amasa Miller, un diplômé de l’école Fats Domino, et de Reggie Houston, un vétéran saxophoniste. Un programme-échange avec la Louisiane serait la pierre d’assise de cette manouvre, programme qui s’échelonnerait sur un an, et aurait donc un effet sur le vingtième Festival de Jazz. Celui de Montréal, bien sûr.y

Le 31 juillet
Au Mont-Tremblant
Avec les Holmes Brothers et Buddy Miles Express
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