The Clay People : Matière première
Musique

The Clay People : Matière première

Alors que la musique électronique est de plus en plus populaire et que beaucoup de groupes utilisent des échantillonneurs et autres machines pour rendre leur musique plus originale, The Clay People devient plus organique. «Je vais te dire exactement pourquoi. Premièrement, je ne voulais plus être l’esclave des bandes préenregistrées et, deuxièmement, Guns’n’Roses, Vince Neil et Rob Halford viennent d’enregistrer des albums industriels. Dans ces conditions-là, je pense que le temps était venu de nous éloigner du genre. Tu comprends? Tout le monde saute dans le wagon, alors mieux vaut quitter le train avant qu’il ne soit trop plein!» lance en riant Dan Neet, chanteur et fondateur de la formation originaire d’Albany, NY.

Cependant, ce changement de direction musicale se préparait depuis déjà quelque temps. «Après l’enregistrement de l’album Stone: Ten Stiches (1996), Brian McGarvey, guitariste et programmeur, et moi cherchions des musiciens pour nous accompagner en spectacle. Finalement, le batteur Dan Dinsmore, le guitariste Mike Guzzardi (ex-1000 Young) et le bassiste Dan Walsh (ex-Stigmata) sont devenus des membres permanents», raconte Neet. Quelques mois plus tard, la formation signait une entente avec SlipDisc Records (une filiale de Mercury) et décidait d’ajouter au nom du groupe le The, pour The Clay People. «Traite-nous de freaks si tu veux mais on a fait ce changement pour des raisons cosmiques!» explique le chanteur en riant.

Cela dit, sur le plus récent disque éponyme du groupe, il y a encore de la place pour l’électronique, même si The Clay People compose maintenant à partir des instruments. «Je suis encore un très grand amateur de musique industrielle; j’ai grandi en écoutant Catherine Wheel et Skinny Puppy. Mais j’aime aussi les Deftones et Social Distortion, tandis que les autres gars écoutent Neurosis, Dead Can Dance, Janes Addiction, Tool… Personnellement, je suis très ouvert musicalement, je travaille dans un magasin de disques. C’est d’ailleurs une chose qui m’étonne toujours: malgré nos influences diverses, notre ouverture à d’autres tendances, on compose encore du métal!» Toutefois, même si le style musical est toujours très sombre, l’image l’est de moins en moins. «Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer; la musique vient du plus profond de nous, alors on ne ressent plus le besoin d’ajouter de la noirceur à travers notre image…»

Même après avoir considérablement réarrangé les morceaux des quatre albums précédents, The Clay People reste fidèle à ses origines. «C’est évident qu’il y a des changements, on est désormais cinq personnes en charge de la composition et sur scène. Mais jusqu’à présent, la réaction des gens est très bonne. J’ai d’ailleurs bien hâte de jouer à Montréal car lorsque j’étais plus jeune, j’allais régulièrement aux Foufounes. Tu sais, aux États-Unis, il est interdit aux moins de 21 ans de boire de l’alcool dans les bars…», lance en riant le chanteur.

Outre la tournée, le groupe attend impatiemment la sortie de StangeLand, prévue pour le 2 octobre. «C’est un film d’horreur écrit, produit et mettant en vedette Dee Snider (Twisted Sister). On a composé un morceau de la trame sonore et on espère que cette belle occasion va nous attirer l’attention d’un plus large public.»

Pour en savoir plus sur StangeLand: www.deesnider.com

Le 12 août
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