

notes : R.L. Burnside
Claude Côté, Laurent Saulnier
Photo : MATTHEW JOHNSON
Well, well, well! Soyez-en certains, cette joyeuse exclamation sortira à répétition de la bouche du bluesman R.L. Burnside lors de sa visite-surprise au Café Campus, lundi prochain. Surtout que ses soixante et onze ans, il les assume merveilleusement. En forme, l’ancêtre! Facile à comprendre, tout le monde veut un morceau de R.L., un des derniers bluesmen authentiques à sortir des bas-fonds du Mississippi. Il y a deux ans, Jon Spencer jumelait son rock costaud à la matière brute de Burnside, accouchant d’un Ass Pocket of Whisky déconcertant. Les radios de campus, les festivals de musique alternative et les magazines spécialisés ont accueilli le vieux comme leur père spirituel. A la loterie de l’authentique-bluesman-en-voie-d’extinction, Burnside a remporté le gros lot, laissant pour l’instant les Frank Frost, Cedell Davis et Super Chickan dans l’anonymat.
R.L. Burnside l’a toujours dit: le blues n’est rien d’autre que de la musique pour danser. Le prenant au pied de la lettre, Tom Rothrock, des disques Bongload, celui qui a mixé Loser de Beck et les Foo Fighters, s’est amusé comme un enfant dans une piscine avec Rollin’ Tumblin’, un incontournable refrain des juke joints du Sud, vitaminé par les loops groovy du mixmaster. Ce qui en découle, l’album Come on in, est franchement jouissif, avec ses rythmes à répétition, ses grooves et son blues rural primitif. L’électronica au service du Deep South. Le début et la fin du siècle à la même adresse. Cependant, ne comptez pas sur les échantillonnages pour seconder Burnside sur scène, ses deux musiciens suffiront amplement. Au Café Campus, le 17 août.
Sally Nyolo
Après avoir fait un bout de chemin avec le quintette vocal africano-belge Zap Mama, la Camerounaise Sally Nyolo lançait un premier album solo reçu très favorablement, suivi depuis peu par un second, intitulé Multiculti, référence à sa musique, qui, même si elle est de toute évidence de souche africaine, ne se gêne pas pour emprunter différents chemins et s’inspirer de différentes cultures. Normal, quand, comme Sally Nyolo, on a travaillé avec des gens aussi différents que Touré Kunda, Jacques Higelin, Princess Erika ou même Nicole Croisille. Le 18 août, au Balattou.
Voivod
Un malheur ne vient jamais seul pour Voivod. Voilà maintenant que le trio a été victime d’un accident de la route, la semaine dernière, près de Mannheim, en Allemagne, alors que leur camion de tournée, suite à une crevaison du pneu arrière, faisait six tonneaux consécutifs dans le champ. Le chanteur Eric Forrest fut éjecté du véhicule et blessé à la colonne vertébrale. S’il n’est plus en danger de mort, personne ne sait cependant s’il pourra marcher de nouveau. Heureusement, les deux autres membres du trio (le batteur Michel Langevin et le guitariste Denis D’Amour) ne s’en sont tirés qu’avec de très légères blessures et contusions. Vous pouvez laisser des messages sur le site du groupe à l’adresse suivante: http://www.oueb-design.com/voivod. Good luck, guys!