Notes : Lilith Fair
Musique

Notes : Lilith Fair

Une seule tournée Lilith Fair, celle de 1997, aurait amplement suffi pour souligner l’actuelle vivacité des femmes dans le domaine musical. Mais le retour des filles, cet été, et la perspective d’un autre Lilith Fair en Australie, en Amérique du Nord et en Europe en 1999 – succès oblige – risquent de banaliser une manifestation qui, au départ, avait sa raison d’être.

Cela dit, on ne peut reprocher à Sarah McLachlan, l’instigatrice du projet, de ne pas avoir diversifié l’affiche de cet été, en réponse aux critiques de l’an dernier. Le vendredi 14 août, donc, le jazz, l’acid-jazz et l’électro-pop des Wild Strawberries avaient droit de cité au parc Lansdowne, à Ottawa, en plus du folk-rock rebattu de Melanie Doane et autres Abra Moore. L’altesse du rock alternatif Liz Phair, qui devait remplacer Neneh Cherry, était toutefois absente, victime, nous a-t-on dit, d’un «conflit d’horaires»…

Les quelque douze mille spectatrices et spectateurs – huit mille de moins que prévu – ont pu apprécier l’ex-chanteuse des Brand New Heavies, N’Dea Davenport. La diva jazz Diana Krall, quant à elle, a offert le meilleur d’elle-même malgré un public à peu près indifférent. Emmylou Harris a invité Kate et Anna McGarrigle à chanter avec elle (en français, ma chère) l’air folklorique Le Petit Mousse, de même que Golden Ring, en hommage à la grande dame du country Tammy Wynette. Paula Cole m’a paru plus à l’aise sur la scène ample du Lilith Fair que sur celle, exiguë, du Spectrum, où elle s’était produite en avril. Et Sarah McLachlan a fait lever la foule, venue en majorité pour elle. La soirée s’est achevée avec toutes les fées sur What’s Going On, de Marvin Gaye. De ce spectacle réglé au quart de tour, mais sans grands remous, on gardera l’image de N’Dea Davenport et d’Emmylou Harris, mêlant leurs splendides voix sur Old Man de Neil Young. Le moment fort de la journée.

Joe Cocker
Contrairement à ce que nous avons annoncé la semaine dernière, le concert de Joe Cocker (Unchained my Heart, You Are So Beautiful, With a Little Help, Up Where We Belong, et plein d’autres succès aussi rauques les uns que les autres…) au Centre Molson a lieu le 22 août, et non le 15, comme initialement prévu. Pour ceux que ça intéresse encore… Le 22 août, au Centre Molson.

La Réplik, KZ Kombination, Vice Verset et Kra-Z-Noize
En voulez-vous du hip-hop, en voilà! Trois groupes issus de la scène hip-hop montréalaise (La Réplik, Vice Verset et KZ Kombination) uniront leurs efforts à celui du MC Kra-Z-Noize pour une soirée remplie de rythmes et de rimes, en direct de Montréal, le 21 août, à la salle Salaberry. A noter que le concert est pour tous, même s’il y a service de bar pour ceux qui sont majeurs et vaccinés.

The Rockin’ Highliners
On pourrait dire que ça commencé avec le Brian Setzer Orchestra. Depuis, on ne compte plus le nombre de Cherry Poppin’ Daddies néo-swing-vaguement-rockabilly-pseudo-punky qui ont des succès à la Big Bad Voodoo Daddy. Sans en avoir les cuivres rutilants, The Rockin’ Highliners, venus directement d’Edmonton, Alberta, donnent aussi un peu dans ce genre de plus en plus à la mode, ce qui n’enlève rien à leur efficacité, particulièrement sur scène. Le 26 août, au Café Campus.