The Suicide Machines : En voiture
Musique

The Suicide Machines : En voiture

On a beau parler avec un groupe dont la moyenne d’âge tourne autour de vingt-cinq ans, on ne se défait pas de ses vieilles habitudes. Ç’a beau être un groupe de ska-punk, élevé dans la philosophie du do-it-yourself, ça ne change rien à ses bonnes vieilles références. Pour vous dire honnêtement, lorsque, pour la première fois, j’ai entendu le nom des Suicide Machines, j’ai évidemment pensé au docteur Kervokian, le fameux docteur qui avait inventé, il y a quelques années, la machine à se suicider.
Puis, après huit secondes et demie de réflexion, je me suis dit que c’était trop bête. Il devait y avoir autre chose. Références datées? N’est-ce pas Bruce Springsteen qui, dans son hymne Born to Run, parle de suicide machines? Et comme The Suicide Machines, le groupe, vient de Detroit, au Michigan, la capitale de l’automobile… Tout ça, pour moi, était d’une logique implacable. Mais, mes références ne sont peut-être pas les mêmes que celles d’un musicien de vingt-cinq ans, élevé dans le punk jusqu’aux yeux…

«Je connaissais la chanson de Springsteen, c’est certain, avoue Dan, le guitariste du groupe. Mais, lorsqu’est venu le temps de choisir le nom du groupe, nous n’avions pas vu cette référence. Cela dit, si, pour toi, une suicide machine, c’est une voiture, comme dans la chanson de Springsteen, c’est O.K. pour moi.»
The Suicide Machines est un autre de ces nombreux groupes de ska-punk qui foisonnent aux États-Unis, et qui sont particulièrement populaires ici, à Montréal. Pourtant, The Suicide Machines n’a rien de bien original, ni de transcendant. Il s’agit d’un groupe parmi tant d’autres, qui fait le Vans Warped Tour pendant la saison estivale une année, et, inlassablement, la tournée des clubs en Amérique du Nord pendant l’hiver. Rien de particulier, sinon une réelle efficacité et un party quasi assuré au Rainbow cette semaine.

Et, comme la grande majorité de ces groupes, The Suicide Machines a débuté par quelques disques indépendants, avant d’aboutir sur Hollywood Records, propriété de Disney, qui a lancé leurs deux derniers albums (Destruction by Definition en 96 et Battle Hymns en 98). On s’y sent bien? «Pour nous, c’est parfait, assure Dan. Hollywood nous laisse vraiment faire ce que l’on veut, comme on le veut, sans interférence aucune. De plus, travailler avec un label comme celui-là nous permet de faire beaucoup de tournées sans avoir à investir de notre propre poche, comme c’était le cas auparavant, lorsque nous avions chacun notre petite job, et que, pendant notre mois de vacances, nous investissions toutes nos économies dans la location d’un camion pour pouvoir faire des concerts un peu partout. En plus, maintenant, on ne dort plus dans le camion, on peut même louer des chambres de motel pour y passer la nuit. Des motels vraiment pas chers, mais des motels quand même!» La grosse vie sale.y

Le 21 août
Au Rainbow
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