

Fear Factory : L’âge de la machine
Christine Fortier
Mais c1est une vraie mine d1information, ce Dino Cazares, guitariste-programmeur de Fear Factory! En ancien employé de magasin de disques qu1il est, il anticipe les questions et répond même à celles qu1on n1oserait pas poser. Pas surprenant que le troisième album de la formation, Obsolete, soit l1un des disques les plus attendus de l1année: le quartette new-yorkais sait exactement ce que ses fans désirent.
«Tout ce qu1on fait, c1est pour les jeunes, commence-t-il. Imagine notre surprise et surtout notre déception lorsqu1on a constaté qu1ils confondaient le remix Remanufacture (1997) avec un nouvel album! D1ailleurs, ça explique en partie pourquoi on s1est tellement retenus sur le nouveau disque. Obsolete, c1est du Fear Factory à 100 %, mais on n1a pas poussé l1expérimentation trop loin cette fois-ci. On voulait s1assurer d1abord que les jeunes sachent qu1on est restés intègres par rapport à notre son et notre image.»
Toutefois, la formation composée de Dino, du chanteur-programmeur Burton C. Bell, du batteur-percussionniste Raymond Herrera et du bassiste Christian Olde Wolbers n1a pu résister à l1envie d1expérimenter un peu. «On voulait également montrer aux fans de longue date, ceux ayant assisté à notre évolution depuis l1album Soul of a New Machine (92), qu1on poursuivait tout de même notre évolution. L1idée derrière Fear Factory, c1est toujours la bataille entre l1homme et la machine, mais le concept d1Obsolete est que l1homme s1est laissé dépasser par cette dernière», explique le guitariste et principal compositeur du groupe.
Ainsi, sur le disque, on retrouve dix morceaux industriels tout à fait fidèles à ce à quoi Fear Factory nous ont habitués depuis leurs débuts, il y a huit ans. Par contre, trois d1entre eux se démarquent. «A mon avis, Edge Crusher est la pièce la plus lourde, la plus brutale, tandis que sur Resurrection et Timelessness, on a poussé l1expérimentation au maximum. Sur celles-là, on est accompagnés par l1Orchestre de chambre de Vancouver, et la voix de Burton n1a jamais été aussi mélodieuse. D1ailleurs, ce n1est pas pour rien qu1elles sont les dernières de l1album; elles indiquent un peu le chemin qu1on prendra dans le futur. Quoique… il ne faut jamais jurer de rien», rit Cazares. En effet, suite à la triste expérience de Remanufacture, il ne pense pas qu1Obsolete sera suivi d1un album de remix.
Puisque la technologie est si importante pour les membres de Fear Factory, pas surprenant d1apprendre qu1ils s1occupent personnellement de leur site Internet (www.fearfactory.com). «J1invite fortement les fans à le visiter, car ils y trouveront plein d1information sur la tournée, et des concours leur permettant de gagner des billets de concerts, t-shirts et l1occasion de nous rencontrer. Je pense que c1est notre devoir de s1occuper nous-mêmes du site parce que, de cette façon, on est plus proches de nos fans, on peut leur répondre directement. Mais c1est surtout utile pour connaître leur opinion sur notre musique.» Cela dit, les gars ne poussent pas leur préoccupation pour leurs fans au point de composer en fonction de leurs désirs uniquement. «On pense à nous avant tout, même si on est conscients de ce qu1ils attendent de Fear Factory. Mais, tu sais, si la musique ne vient pas du fond du c|ur, elle n1atteint personne.»
Le 3 septembre
A l’Auditorium de Verdun
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