Notes : Hate Dept.
Musique

Notes : Hate Dept.

«Je suis très curieux de jouer à Montréal car, depuis la signature avec les disques Restless, Hate Dept. est mieux distribué à travers l’Amérique du Nord. D’autre part, malgré l’intérêt grandissant d’un vaste public pour la musique électronique, je considère que le groupe fait encore partie de la scène underground», commente Seibold, chanteur-programmeur-compositeur de la formation californienne. De plus, il fait remarquer que, en tant que producteur-remixeur, il est l’auteur d’un ou deux remix devenus très populaires sur les planchers de danses notamment Planet Earth de Duran Duran et You Spin Me Round de Dead Or Alive, relayant plus ou moins Hate Dept. à l’arrière-scène. «C’est plus payant de travailler pour les autres que pour mon groupe», lance en riant Seibold.

Toutefois, la formation composée du batteur Charles Hunt, du guitariste Mark Greco, du claviériste Jeff Smith (tous trois producteurs) et de Seibold a l’intention de prendre le public d’assaut avec son troisième album, Technical Difficulties. «A mon grand plaisir, les deux premiers disques, meat.your.maker. (94) et Omnipresent (96), sont demeurés quelques semaines sur le top dix alternatif du magazine Rolling Stones. Je ne sais pas s’il est prudent de me prononcer dès maintenant, mais on a commencé la tournée depuis seulement une semaine, et les gens semblent apprécier le nouveau matériel. Peut-être qu’on réussira avec Technical Difficulties à pénétrer un milieu moins underground? Cela dit, l’objectif premier de Hate Dept. est de divertir et de faire danser les gens sur notre mélange de rock industriel qui groove», assure Seibold. Le 23 septembre, aux Foufounes électriques.

Karen Young

Lorsque viendra l’heure des bilans, il faudra placer le groupe actuel de Karen Young parmi les plus importants de notre modeste histoire. Parce qu’avec Charles Papasoff au saxo, Kelsley Grant au trombone, Bill Mahar à la trompette, Marc Villemure à la guitare, Martin Auguste à la batterie et Norman Lachapelle à la contrebasse, on sent la pétillante chanteuse comblée, en pleine purge libératoire. Parce qu’il est plutôt rare de pouvoir compter, en même temps, sur un tel calibre de musiciens. L’album s’appelle Nice Work If You Can Get It, inspiré de la chanson d’Ira Gershwin. Voilà presque deux ans qu’elle promène ce répertoire qui, pour ces quatre concerts, se verra enrichi d’une poignée de nouvelles chansons. Ensuite, la muse aux yeux bleus part en tournée dans vingt-cinq villes au Québec. La dernière chance de voir Nice Work à Montréal? Au Cabaret, du 23 au 26 septembre.

Marcy Playground

Sans vouloir jouer le prophète de malheur, il me semble que c’est écrit en néon au-dessus de la tête de Marcy Playground: One hit wonder. Il me semble qu’un groupe comme celui-là, qui s’est cru arrivé alors qu’il n’avait qu’un single qui marchait, ne peut faire autrement que d’être un overnight sensation, comme ils disent. La chanson qui les a fait connaître, Sex and Candy, n’aura duré qu’un été. Que fera le groupe américain après? Voilà une question qui ne mérite peut-être même pas de s’y attarder. Et on attendra, dans dix ans, la compilation qui nous fera redécouvrir les succès des années 90, mettant en vedette Marcy Playground… Le 22 septembre, au Spectrum, avec Peter Droge en première partie.