Morcheeba : Les yeux au ciel
Musique

Morcheeba : Les yeux au ciel

On vous a déjà parlé en long et en large de Morcheeba, lors de leur premier passage montréalais, le printemps dernier. Sauf qu’on ne pouvait résister à l’envie de reparler avec le groupe, histoire de voir comment les choses avaient évolué, pour eux, au cours des derniers mois. Et puis, même si ce n’est qu’au téléphone, comment refuser de passer quelques minutes avec Skye Edwards, la délicieuse chanteuse du groupe britannique?

Disons-le tout de suite, faire une entrevue avec Skye n’est pas de tout repos. Non pas que la dame ne soit pas charmante, mais il faut se souvenir que la chanteuse ne voyage jamais seule, toujours en compagnie de ses deux enfants en bas âge (le plus vieux ayant maintenant trois ans, alors que le plus jeune a tout juste sept mois). C’est donc entre quelques crises bien senties de bébés que nous avons demandé des nouvelles de Skye et du reste de groupe…

«C’est très simple, depuis que nous sommes passés par Montréal, nous n’avons fait qu’une chose: tourner. Nous avons participé à plusieurs festivals d’été un peu partout en Europe, nous avons fait quelques dates avec le Lilith Fair, nous revenons maintenant en Amérique du Nord, nous retournons ensuite en Europe, puis en Australie, où nous n’avons encore jamais joué. Normalement, on devrait avoir quelques jours de repos pendant la période des Fêtes.»

Et ne comptez pas sur Morcheeba pour amorcer le travail de préproduction de leur troisième album, qui succédera au glorieux Big Calm, qui lui-même donnait suite au non moins impérissable Who Can You Trust?, pendant le familial temps des Fêtes. Ce repos sera bien mérité pour le groupe. «Et on ne veut rien bousculer pour le troisième album. D’après moi, il ne risque pas de paraître avant environ deux ans. En tout cas, certainement pas en 1999. Peut-être en 2000. Ou 2001.»

Un des plus grands changements observables dans le groupe entre la première fois que je les ai vus, aux Nuits Botanique de Bruxelles, en 96, et la dernière, au Cabaret, le printemps dernier, réside certainement dans l’attitude de Skye Edwards. Elle qui était auparavant plutôt timide, quasi renfermée, se révélait soudainement enjouée, souriante, sûrement même ravie d’être sur scène. «J’avoue que ça m’a pris un certain temps avant de m’habituer à chanter devant un public, dit candidement Skye. Nous avions passé un an en studio à peaufiner Who Can You Trust?, sans mettre le nez dehors, sans présenter un seul spectacle. Je me souviens du premier concert que l’on a donné en Angleterre, la journée de la sortie du premier album: j’étais tellement nerveuse… Mais ça va vraiment mieux maintenant. J’apprécie le fait d’être sur scène, même si j’ai toujours le trac pendant les deux ou trois premières chansons. Je ne veux pas non plus me créer un monde sur scène. Je ne veux pas oublier le public. Au contraire, je veux le rencontrer, le ressentir. J’aime quand le public apprécie le spectacle; après tout, il est là pour ça, non?» Et c’est aussi pour ça qu’on y retourne…

Le 29 septembre
Au Spectrum