Musique

Retour de son : Wise Blood

Le 17 octobre, au Kashmir
Mouais… On nous avait promis un concert d’adieu survolté de la part de Wise Blood, on avait été un peu optimiste. C’est un groupe visiblement essoufflé qui nous a offert un spectacle de blues plutôt ordinaire. Comme si la page avait été tournée avant le show plutôt qu’après. Comme si on pensait déjà au lendemain. Résultat, un show mécanique. Un show correct, mais sans étincelles.

Au programme, les plus grands classiques de bar, les Suzy Q, I Feel Good et autres Bobby McGee. Et, inévitablement, un vague sentiment de déjà-vu. De déjà entendu. La chanteuse Andrée Dupré avait beau se démener sur la scène, faire rouler sa jolie voix rauque, l’ensemble manquait de vie.

Si seulement le groupe avait pu compter sur un deuxième guitariste… De quoi enrichir la musique un peu. Parce qu’à une seule guitare, quand on interprète du Stevie Ray Vaughan ou du Jimi Hendrix, y’a rien à faire, ça sonne vide. Un guitariste, aussi talentueux soit-il, ne peut pas tout faire seul. Et ça sonne vraiment vide.

Petite excuse pour le groupe, une sonorisation atroce. Ici, une voix étouffée, là un solo de saxophone inaudible, et puis tiens, du feed-back à profusion… Rien pour aider les spectateurs à embarquer.

Il y a bien eu ces quelques moments spéciaux où l’on sentait que le spectacle était sur le point de s’élever d’un cran, notamment lors des interprétations de pièces de Janis Joplin. Mais plouf, l’énergie retombait aussitôt, et le public s’en retournait à son lot de conversations de comptoir… Dommage.

C’était le dernier show de Wise Blood, maintenant on passe à autre chose. Ce qui n’est pas une mauvaise idée.

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Lagwagon
Le 18 octobre, à Place Lebourgneuf

Au beau milieu du spectacle de Lagwagon, l’image m’est apparue. Si l’ancien Ikea était encore un Ikea, des morceaux de sofas revoleraient partout.

Ils étaient très nombreux dans l’énorme entrepôt. Tous jeunes, tous déchaînés. Et ça brassait. Trasher, slammer, appelez ça comme vous voulez, les jeunes étaient là pour s’amuser, ils se sont amusés. Avec raison. Le punk-rock de Lagwagon écorche, sans n’être que du bruit. C’est un alliage de mélodies recherchées et de rythmes déments, épicé d’une énergie effroyable. Non seulement le groupe se fait du gros fun en jouant (ce qui est la moindre des choses), mais il parvient à communiquer ce plaisir à la foule. Et ça, c’est la marque d’une formation de grande qualité. Bonne musique, énergie, charisme. Et, en plus, la voix du chanteur Joey est étonnamment belle.

Évidemment, au bout d’une heure on commence à avoir l’impression d’entendre toujours le même rythme, l’impression que ça se répète un peu. Mais bon, ils ne sont pas là non plus pour nous jouer les plus grands tubes de Lara Fabian. Enfin… On a plutôt eu droit à plusieurs de leurs anciens succès, de même qu’à quelques pièces d’un album qui paraîtra en novembre.

La soirée avait commencé avec une agréable performance du groupe de Québec From Grass to Cheese, suivie d’une prestation très moyenne du groupe californien The Ataris. Rajoutez l’excellent show de Lagwagon et, mon Dieu, ça fait une soirée épuisante.

D’où l’intérêt d’être dans un Ikea… Pardon monsieur, le rayon des lits, c’est où?