Musique

Notes : Denis Phénix et Les Dill Pickers

Denis Phénix a une façon bien à lui de gratter sa six-cordes. «Certains disent que je joue de la guitare comme d’autres, du banjo. C’est vrai. Je suis aussi un fan de Doc Watson et de Merle Travis (parmi les grands guitaristes du country avec Chet Atkins). Quand on me demande de décrire mon style de musique, je réponds: "Un mélange de folk, de bluegrass et de country-blues."»
De seize à vingt et un ans, Denis Phénix a voyagé aux États-Unis sur le pouce. «C’est là-bas que j’ai entendu du bluegrass pour la première fois. J’en revenais pas comme c’était bon.»

De retour au Québec, il a eu une job, une femme, un enfant. «C’était pas le temps, dit-il, de faire de la musique.» Lorsque son garçon est devenu adolescent, l’homme de quarante et un ans a repris du service. «Avant de former les Dill Pickers, je ne savais même pas qu’il existait des musiciens ici capables de jouer du bluegrass d’aussi belle façon, à l’exception du White River Bluegrass Band. Il y en a un seul parmi nous qui est musicien professionnel: c’est Pierre Lavoie (dobro). Les autres occupent tous un emploi: Luc Cabana (mandoline) est contremaître dans un aréna, Reynald Dupras (contrebasse) est vétérinaire, et moi, je suis égoutier à la Ville de Montréal.»

L’album de Denis Phénix et ses Dill Pickers est l’une des belles surprises de l’année du côté des indépendants. «J’ai souvent fait des covers, mais j’ai tenu, cette fois, à enregistrer mes compositions. Je voulais que l’ambiance soit sans prétention et qu’on sente un peu d’ironie dans les chansons. Quand je chante Pas mal tanné d’aller travailler, par exemple, c’est pas mal ce que je pense.» Le groupe sera à l’Inspecteur Épingle, le 11 novembre, à 21 h. (Louise Dugas)

Fastball
Les fans du groupe américain Fastball (qui a obtenu l’un des succès-surprises de l’été avec la super pop The Way) seront déçus: le spectacle que le groupe devait présenter le 10 novembre au Club Soda a été annulé, à cause d’un changement d’itinéraire (?). Cependant, notez que le groupe se produira à la même date au D’Auteuil, à Québec. Étrange… (Laurent Saulnier)

Money Mark
On a eu la chance d’avoir un aperçu de ce que nous réserve Money Mark le 16 août dernier, au Centre Molson, alors que celui-ci officiait en première partie des vénérables Beastie Boys. Ex-claviériste du groupe, Money Mark, qui a lancé plus tôt cette année Push the Button, est véritablement assis entre deux chaises. S’il ne déteste vraiment pas pousser l’expérimentation, il affiche aussi une tendance pop qui est loin d’être à dédaigner. Et si vous cherchez une raison supplémentaire pour aller au spectacle, sachez que le brillant D.J. montréalais Kid Koala fait partie du groupe de tournée de Money Mark. A noter que la formation Buffalo Daughter jouera en première partie. Le 9 novembre, au Cabaret. (Laurent Saulnier)

Nico Beki, Benoît Leblanc, Rob Lutes
Le world-beat a le dos large. Tenez, par exemple, le week-end dernier, dans un journal, à Toronto, on annonçait S’il suffisait d’aimer, le nouvel album en français de Celine Dion, dans la section world-beat! Un autre exemple de l’éventail de plus en plus large que couvre cette catégorie musicale – mais, cette fois-ci, dans le sens positif du terme -, c’est la série Folk mondial de Montréal, mise sur pied il y a quelques mois par l’auteur-compositeur Williams (qui, incidemment, lance sa première cassette, le 6 novembre, au Yellow Door). Pour cette nouvelle soirée, toutes les Amériques sont réunies: celle du Sud avec la Brésilienne Nico Beki, celle du Nord anglophone avec le guitariste Rob Lutes, et l’Amérique francophone avec Benoît Leblanc. Au Petit Campus, le 12 novembre. (Laurent Saulnier)

Mario Peluso
On vous avait dit qu’on vous mettraient au courant: on tient notre promesse. Auteur d’un excellent premier album (Malgré tout, disponible chez tous les bons disquaires…), Mario Peluso, originaire du Témiscamingue et l’un des gagnants de l’avant-dernière édition du concours Ma Première Place des Arts, monte sur la scène du Lion d’or, dans le cadre de Coup de cour francophone. On vous redonne de ses nouvelles dès qu’il y en aura d’autres… Le 7 novembre, au Lion d’or, avec Pierre Robichaud. (Laurent Saulnier