The Watchmen : REMiniscences
Musique

The Watchmen : REMiniscences

Le printemps dernier, The Watchmen lançaient leur quatrième album, Silent Radar, plus personnel et audacieux, destiné à démontrer que le quartette est plus qu’une émule de la formation R.E.M., qui les a, avouons-le, fortement influencés sur leurs précédents disques. «Tout d’abord, le principal changement apporté à notre son se trouve au niveau de l’enregistrement qui s’est effectué avec nul autre que le producteur Adam Kasper (R.E.M., Soundgarden), explique le chanteur-pianiste Daniel Greaves. On voulait, d’une part, que la musique respire plus et, d’autre part, se distancier de ce côté perfectionniste qui nous pousse sans cesse à en faire trop.»

Pour parvenir à ce résultat, la formation composée du batteur Sammy Kohn, du bassiste Ken Tizzard, du guitariste Joey Serlin et de Daniel n’a pas hésité à engager Kasper, même si cela risquait de faire de Silent Radar la cible de nouvelles comparaisons. «Je ne crois pas qu’être comparé à l’un de nos groupes favoris soit si terrible que ça, lance Greaves. Au contraire, être comparé, c’est un peu être l’égal de cette comparaison et, de toute manière, je crois qu’il est absolument impossible d’éviter ce genre de critiques. Cela dit, on a choisi Adam car c’est un gars calme, plus intéressé par les émotions ressortant d’un morceau que par sa perfection. Il est jeune, ouvert à l’exploration de nouveaux territoires musicaux. Néanmoins, il nous a laissé suffisamment d’espace pour que Silent Radar reflète bien notre évolution au cours des dernières années», assure le chanteur.
Ainsi, les douze morceaux sont plus simples et laissent place à l’émotion qu’engendrent les paroles de Joey et Daniel. «Joey me fait entièrement confiance pour interpréter ses textes avec sincérité; on a grandi ensemble, alors on se connaît bien. De plus, on a la même perception du rôle du chanteur, qui est d’atteindre les gens grâce au contenu des textes; mais, pour cela, il faut qu’ils nous touchent aussi. C’est pour cette raison qu’on aborde des sujets fondamentaux et simples dans nos chansons, comme les joies et les peines de la vie», estime-t-il.

Au cours de cette entrevue se déroulant quelques semaines après le lancement de Silent Radar, Daniel ne cachait pas le désir de The Watchmen d’aller faire un tour en Europe. «C’est important pour nous de prendre des risques, d’explorer de nouveaux lieux afin de conserver notre enthousiasme par rapport à la musique. D’ailleurs, cet album est, selon moi, une bonne carte de visite auprès de nouveaux auditeurs à cause de la maturité acquise au fil des ans», affirme-t-il. C’est maintenant chose faite, car ça faisait à peine dix jours que le groupe était rentré d’Australie lorsque Daniel m’a accordé une seconde entrevue. «Je suis très satisfait des tournées européenne et australienne, concentrées surtout sur la promotion de Silent Radar. Cela dit, on a donné plusieurs spectacles, et j’ai pu constater, à plus d’une occasion, que malgré la barrière linguistique, le pouvoir de la musique opérait sur les gens. C’est d’autant plus satisfaisant qu’ils ne nous avaient jamais entendus auparavant», de conclure Daniel.y

Le 21 novembre
Au Spectrum