Musique

Notes : Monica Freire

On l’a d’abord connue au sein de Bloco LDL que dirigait le percussionniste Michel Dupire. Puis, avec Lou Babin, ou encore avec les Guit’Boys d’Amérique. Mais c’est surtout comme choriste dans le groupe de son compatriote, le Brésilien Paulo Ramos, qu’elle s’est fait davantage remarquer. Depuis son arrivée au Canada, en 1993, la chanteuse, musicienne et compositrice a déployé tous ses efforts pour propager la musique de Bahia et de Salvador, sa capitale. Le même coin de pays qui a vu naître, artistiquement, Joao et Astrud Gilberto durant les années soixante et, la décennie suivante, Gaetano Veloso et Gilberto Gil. Aujourd’hui, on est fier de dire que Carlinhos Brown vient de Salvador.

On prend quelques lignes pour l’expliquer, parce que Monica Freire est une authentique. Ce qu’elle amène dans nos vies, ce n’est pas que l’appât de l’exotisme. Bien sûr, il y a la samba, rythmée et contagieuse, mais Monica Freire n’en reste pas là: «Je présente surtout des compositions, bien qu’il soit difficile pour moi de ne pas inclure quelques incontournables, comme les chansons de Gaetano Veloso, par exemple. J’ai fait deux disques plus pop au Japon, et je me dirige tranquillement vers cette facture. Mais je chanterai toujours en brésilien. Je viens de passer quarante jours au Mexique, et j’avais vraiment besoin d’un contact avec la mer. C’est un élément naturel avec lequel j’ai grandi, et la mer est incontestablement une inspiration. Chaque fois que je retourne au Brésil, je me rends compte que des choses m’ont manqué, mais je ne retournerais pas y vivre, parce que mon univers s’est élargi et, intrinsèquement, j’ai évolué.» Six musiciens monteront sur la petite scène du Wax Lounge, le 18 décembre, et quatre sur celle du Tokyo (3709, Saint-Laurent), le 23. (Claude Côté)

Rainmen
On le sait depuis la parution d’Armageddon, leur premier album, mais avec plus de certitude depuis leur passage aux FrancoFolies: Rainmen est un des groupes hip-hop à surveiller de près à Montréal. D’ailleurs, le groupe revient de France, où il a signé avec le label V2 (le même que Passi et Isabelle Boulay), et enregistré quelques chansons avec Stomy Bugsy, La Cliqua et Fonky Family. Ces nouvelles pièces, pour l’instant, ne seront commercialisées que dans la version française de l’album, qui sera disponible outre-Atlantique en janvier 99. Mais, d’abord, Sadifah et Eerie monteront sur les planches du Spectrum cette semaine, en compagnie de Chapin (rap latino-américain), 500Sl et Executionner. En première partie: Shades of Culture et La Constellation de Montréal ainsi qu’Over Proof de Toronto. Le 16 décembre, au Spectrum. (Laurent Saulnier)

Les Mauvais Quarts d’heure et Les Chiens
Deux jeunes (et bonnes…) formations rock en programme double, il s’agit là bien évidemment d’une invitation difficile à refuser. Surtout quand ces deux groupes font partie de nos favoris depuis quelque temps. Est-ce utile de rappeler que Les Chiens, qui ouvriront la soirée, sont des ex-membres de Possession Simple et que leur premier disque est disponible depuis plusieurs mois? Est-ce vraiment nécessaire de rappeler que Les Mauvais Quarts d’heure faisaient partie de nos Nouveaux Visages il y a deux ans et qu’ils ont, eux aussi, finalement, un premier album à leur actif depuis quelques mois? Allez, un petit deux pour un… Le 16 décembre, au Cabaret. (Laurent Saulnier)

Unhuman, Ontos On, Shade
Les amateurs de musique sombre et ténébreuse seront servis lors du prochain spectacle présenté par les Productions Frowz. Unhuman (de la Rive-Sud) ouvre la soirée avec son death de style suédois, suivis de la formation noire et brutale Ontos On de Saint-Hyacinthe. Finalement, les fans de black métal à la Gorgoroth et Immortal seront heureux de découvrir le groupe montréalais Shade qui s’apprête à entrer en studio afin d’offrir son premier compact. Information: www.topsecretmag.com. Le 13 décembre, au Jailhouse Rock. (Christine Fortier)

Gino Vannelli
Après avoir fait un malheur au Cabaret il y a plusieurs semaines, le natif de Montréal Gino Vannelli remet ça une dernière fois, mais au Spectrum cette fois, entouré de musiciens d’ici (dont Alain Caron à la basse et Paul Brochu, géant à la batterie). Tout de suite après, l’équipe s’envolera vers Los Angeles où elle donnera trois spectacles, puis ira passer Noël au Japon. Je pense qu’on appelle vraiment ça un last-call. Le 12 décembre, au Spectrum. (Laurent Saulnier)