Quinze ans après nous avoir fait fondre avec leurs Trinity Sessions; malgré des millions d’albums vendus et un nom qui symbolise toujours le raffinement en matière pop, la formation torontoise est de retour à la case départ… et se cherche un contrat de disques. Coudon, que s’est-il passé avec la bande à Margo?

Newton nous avait tous prévenus: tout ce qui monte, redescend. Et ce n’est pas parce qu’on est membre des Cowboy Junkies qu’on y fera exception. Quinze ans après nous avoir fait fondre avec leurs Trinity Sessions; malgré des millions d’albums vendus et un nom qui symbolise toujours le raffinement en matière pop, la formation torontoise est de retour à la case départ… et se cherche un contrat de disques. Coudonc, que s’est-il passé avec la bande à Margo?
1999 aura marqué la fin de l’association Cowboy Junkies/Geffen, avec la parution de Rarities, B-Sides and Slow, Sad Waltzes, un disque qui n’a même pas fait la moindre petite vaguelette et qui ressemblait davantage à un album de fin de contrat qu’à un disque platine en devenir. Le quatuor torontois a beau faire affaire avec l’étiquette True North pour l’instant, rien ne paraît très clair et tous semblent marcher sur des oeufs quand vient le temps de causer d’un contrat en bonne et due forme. Au moment où vous lisez ces lignes, les Cowboy Junkies vivent donc la totale indépendance: «Et on ne déteste vraiment pas ça, assure Margo Timmins. Il y a tellement moins de pression et de frustrations. Écrire et composer les chansons d’un disque est un travail d’amour très agréable. C’est un cliché, mais tu y mets vraiment tout ton coeur, et puis là, tu donnes le fruit de ton travail à une compagnie de disques qui, au bout du compte, n’a pas vraiment d’intérêt pour ce que tu as fait, ou qui revient sur ses promesses.» En clair, les Cowboy Junkies ne vendaient plus une masse d’albums, et sont, par conséquent, devenus le cadet des soucis des dirigeants de la compagnie. Un classique, certes, mais toujours difficile à digérer pour quiconque a goûté aux petites attentions réservées aux grands de ce monde.
Mais comme les Cowboy ne sont pas du genre à trop rechigner, ils ont plutôt décidé de tirer profit de la situation, et de se permettre quelques fantasmes d’indépendants, autrement impossibles à réaliser: «Nous avons enregistré les shows de la dernière tourne et nous allons sortir un album live sur Internet pour nos fans purs et durs. Quand tu as signé avec une major, tu ne peux te permettre aucun projet mineur ou fantaisiste qui ne rapportera pas un million de dollars. Nous n’aurions pas pu, par exemple, enregistrer nos chansons préférées de Bruce Springsteen…»
Fantasme, plaisir coupable, folie inavouée, quelle est donc l’ultime fantaisie propre à titiller Margo Timmins? «Je fantasme sur l’idée d’un album solo, mais je ne le ferai jamais, continue-t-elle. D’abord parce que je ne suis vraiment pas une workaholic; et, deuxio, parce que ce ne serait pas la meilleure idée pour le groupe. Les gens pourraient croire que les Cowboy vont se séparer, ou que les affaires vont mal. Je ne voudrais surtout pas nuire à la réputation de mon groupe. Mais il y a tellement de chansons que j’aimerais chanter et que je ne pourrai jamais interpréter avec mon band, que j’y pense de temps en temps…» Utopie, le disque solo? Si vous voulez notre avis, la jolie dame est plutôt en train de préparer le terrain.

Le 21 mai
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