Donnant suite à la dernière vague électronique française des années 90 (Air, Daft Punk), l’Hexagone semble maintenant prêt à nous offrir une toute nouvelle cuvée de type hybride. À base d’électro sans nul doute, mais tout aussi influencés par le rock, le dub ou la pop en général, High Tone, Ez3kiel, Dionysos et compagnie attirent plus d’un regard. Même Indochine y allait l’an dernier d’un album plus électro-industriel.

Dans la même lignée de riffs pesants et de rythmes provenant de machines, Lyon nous déverse la jeune nouvelle sensation Philippe Prohom, cerveau de la formation qui emprunte son nom de famille. "La musique plus électronique connaît un second souffle en France, mais je ne voudrais pas être considéré comme un nouveau joueur qui profite de l’effervescence, se défend l’auteur-compositeur. Je combine le rock et l’électro depuis 1997. Lorsque je frappais aux portes des compagnies de disques, on me répondait que la France n’était pas encore prête pour ce style de musique. La situation me fâchait, mais aujourd’hui, six ans plus tard, alors que tout commence à bouillonner, je constate qu’ils avaient peut-être raison."

Raison ou non, Philippe semble marqué par tous ces obstacles qui ont parsemé son chemin. Sur les 11 pièces qui composent l’album éponyme, aucune ne laisse entrevoir ne serait-ce qu’une parcelle d’espoir. Sa cible préférée: la bêtise humaine, particulièrement celle des citadins. Un paradoxe important puisque la facture générale de sa musique reste très urbaine. "J’habite la ville et le comportement humain y est déplorable. Les gens que tu y croises le jour dans la rue t’ignorent et ne te sourient jamais. Le soir, ce sont ces mêmes personnes, complètement bourrées, que tu croises à la sortie des bars et qui se tapent sur la gueule. J’écris des textes sombres qui proviennent de la colère. Lorsque je suis heureux, que le soleil brille et que les oiseaux chantent, je préfère sortir dehors pour en profiter."

N’entrevoyez toutefois pas son concert comme une fête aussi égayante qu’une marche funèbre: la presse française le décrit à mi-chemin entre le spectacle musical et le spectacle comique. "J’ai déjà été acteur et j’ai même fait le métier de clown. Je suis donc un gros parleur sur scène. Sur deux heures de concert, je peux faire 50 minutes de blabla. Dans ces moments, j’aime bien déconner. Je veux que le spectateur sorte heureux de ma performance malgré mes textes pessimistes."

Les 28 et 29 juillet
Aux Francofolies
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