Les Black Angels reviennent présenter leur concert psychédélique. Flashback!

Avec la parution de Phosphene Dreams en septembre 2010, les Black Angels plongeaient davantage dans les méandres du psychédélisme, ou est-ce du stoner rock? "J’avoue que j’ai bien du mal à répondre à cette question chaque fois qu’on me la pose", admet Christian Bland, guitariste de la formation texane. "C’est un mélange des deux, j’imagine…"

Avec ses chansons tantôt proches du rock sombre et pesant des Warlocks ou de Black Mountain, ses excès de reverb et de fuzz à la Raveonettes, son je ne sais quoi qui nous ramène au Jefferson Airplane des débuts et, pourquoi pas, ses concerts aux projections rappelant les partys à la Factory d’Andy Warhol avec le Velvet Underground, la musique et le style des Black Angels ne tombent pas dans un créneau bien spécifique. Phosphene Dreams démontre donc l’étendue de la palette sonore du groupe d’Austin. "Ce disque nous a permis de sortir de notre zone de confort et nous a forcés à revoir notre façon de composer et d’enregistrer. Dave Sardy (réalisateur) sait d’où on vient, il a travaillé avec beaucoup de groupes comme le nôtre (Black Mountain, Wolfmother, Oasis…) et ce fut une expérience saine, je dirais. Dave nous a dit avant de commencer l’enregistrement qu’il voulait faire le disque le plus psychédélique du nouveau millénaire", rigole Christian Bland, joint alors que le groupe faisait une pause de sa tournée à Washington.

Qui dit psychédélique pense nécessairement LSD et autres substances. Les Black Angels, eux, voient les choses autrement. "On ne dira jamais aux gens que la drogue est quelque chose de cool. On ne va jamais inciter les gens à en consommer. Je pense qu’on peut créer de la musique psychédélique sans prendre du LSD ou d’autres trucs. C’est dommage de voir qu’encore aujourd’hui, des musiciens pensent qu’ils doivent consommer de la drogue pour créer de la bonne musique. Ça peut marcher pour un certain temps, mais ils finissent souvent par sombrer au fond du gouffre et même mourir. C’est assez triste. Nous, on est high à la DMT."

Pour créer une musique psychédélique qui sonne comme celle de l’époque, les cinq membres du groupe ne jurent que par le son des instruments ou amplificateurs d’époque. "On n’utilise que de l’équipement vintage: nos claviers, nos guitares, nos amplis, nos micros… On a les mêmes micros que les Stones et les Doors utilisaient. Tu n’auras jamais le son de l’époque en utilisant du matériel moderne. Jamais tu n’auras le son d’un Fender Twin Amp de 1965 avec un ampli d’aujourd’hui, c’est impossible. C’est certain que ces instruments coûtent cher et qu’ils sont capricieux. Si mon orgue Vox Jaguar brise dans une quelconque ville en tournée, je vais avoir du mal à trouver quelqu’un pour le réparer. Mais ça vaut tellement la peine malgré tout, le son qu’il a, son look… y a rien de comparable actuellement", précise le guitariste dont la formation est la première à avoir été endossée par Blue Horizon, l’étiquette de disques fondée par Richard Gottehrer et Seymour Stein, ex-patrons du label Sire. "C’est un véritable honneur pour nous d’être les premiers artistes sous contrat avec ce label. Ces deux gars sont des vétérans qui connaissent bien leur métier, qui ont d’importants et nombreux contacts et qui nous ont donné de précieux conseils. On ne pouvait rêver mieux. Maintenant, notre musique est diffusée à travers le monde, dans des pays où jamais nos disques n’avaient été distribués!"

À voir si vous aimez /
Black Mountain, The Raveonettes, The Warlocks

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