On a couru – au propre comme au figuré – les concerts en 2011, conséquence d’une heureuse multiplication des salles.

Si plusieurs musiciens nous ont émus, séduits, électrisés cette année (voir encadrés), 2011 aura surtout été l’affaire des salles de spectacle qui ont eu l’intelligence de bien définir leur niche afin de ne pas (trop) se piler sur les pieds. Offre plus que jamais diversifiée qui aura à maintes occasions astreint le mélomane à de déchirants choix.

Les week-ends se sont souvent transformés en course à relais, entre les soirées électro et tours de chant acoustiques de la chaleureuse Petite Boîte Noire (qui était contrainte à fermer boutique pour une période indéterminée au moment d’écrire ces lignes), un festival métal aux bars Le Magog et Le Saloon (qui ont tenté d’insuffler une certaine cohérence à leur programmation), le concert d’une star de l’émergence au Boquébière (les rendez-vous du samedi soir qui ratissent large, du régional au national, de Canailles à Ladies of the Canyon en passant par Les Enfants de Cabot et Photoroman) et un spectacle coulé dans le rock au Woodstock Bar (le nouveau fief des groupes-hommages, où on a quand même attrapé Dance Laury Dance et les locaux Unveil).

Un beau problème qui se complique davantage quand le Granada, La Caravane, le Centennial et le Vieux Clocher de Magog s’en mêlent. On n’ose même pas s’imaginer les sprints qu’il faudra se taper quand le Vieux Clocher et le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, paralysés cet automne par une grève, reprendront du service après les Fêtes.

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TOP 5 / SCÈNE LOCALE

1- lackofsleep remporte 10 000$ au terme de l’événement Sherbrooklyn, un concours mettant aux prises la crème de l’émergence musicale estrienne.

2- Korpius fait paraître Shades of Black sur étiquette Maple Metal Music et reçoit d’enthousiastes accolades de la communauté métal canadienne.

3- Enfin! un premier disque pour Alice & the Intellects. Le feutré et romantique Ballon Ride charme la critique québécoise; Voir lui octroie quatre étoiles.

2011 selon Ariane Bisson McLernon, chanteuse de la formation: « Occupy Wall Street m’a marquée. J’ai eu une mini-obsession cet automne, je me suis mise à lire tout ce qui me tombait sous la main et qui traitait d’économie, de la crise et de la post-crise. La mort de Jack Layton m’a aussi beaucoup touchée. Tout le monde aimait Jack. Il respirait l’intégrité et faisait du bien à mon coeur idéaliste. »

4- Les Nitrates de Madame Mimieux, un trio anti-folk débraillé de Sutton, fait la une de Voir Estrie grâce à Rien n’est moins grave, un premier album torturé et boréal (puis se sépare la semaine suivante).

5- L’équipe de Basse Culture cartonne avec ses folles soirées électro-dubstep.

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TOP 5 / CONCERTS FRANCO

1- 12 hommes rapaillés @ Centre culturel

2- Galaxie @ Boquébière

3- Philémon chante @ La Caravane

4- Ingrid St-Pierre @ Vieux Clocher de Magog

5- Alaclair Ensemble @ Boquébière

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TOP 5 / CONCERTS ANGLO

1- Hollerado @ La Petite Boîte Noire

2- The EX @ FIMAV

3- The Barr Brothers @ Théâtre Granada

4- Joel Plaskett Emergency @ Théâtre Centennial

5- WildLife @ Boquébière

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

  • 5 janvier 2012 · 12h06 Guillard

    C’est seulement dommage que dans cet article ne soit même pas mentionné le groupe Greenwood, alors que le groupe estrien a su se rendre sur la scène Loto-Québec du Festival de Jazz de Montréal cette année, a été retenu pour la finale du concours Relève en Blues, dans le cadre du FestiBlues International de Montréal, et a été lauréat du prix « Groupe Révélation » au gala Lys Blues 2011, ce qui n’est vraiment pas rien !! C’est seulement très dommage de feuilleter le Voir et de ne voir aucun encouragement envers ce groupe talentueux.

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