Wesli Louissaint et son Wesli Band sont gonflés à bloc. Ça va chauffer au Divan orange avec cette formation de pointe, le groupe de l’heure dans les musiques du monde à Montréal.

On aura beau vous dire que ce nouveau maître du jeu mélange le reggae, l’afrobeat, le rock et la musique "racines" comme personne ne l’a fait avant lui, mais sérieux, il faut le voir pour le croire! Vos yeux et vos oreilles n’en reviendront tout simplement pas de contempler Wesli en action, enchaînant des solos survoltés et dirigeant avec un leadership épatant une formation rutilante qui compte des percussionnistes enflammés, quatre cuivres tranchants et deux choristes.

"Je suis très exigeant avec les musiciens", avoue Wesli sans cacher son petit rire gêné.

"Je veux tout le temps les pousser, peaufiner, affiner, modifier. Mais je sais dans quelle direction je veux amener mon amalgame musical et ils me font confiance. Car il ne faut pas que le cadre stagne. Il faut évoluer, toujours aller plus loin."

Arrivé à Montréal il y a bientôt dix ans avec un trio néo-soul créole baptisé So Kute, en provenance de Port-au-Prince, Wesley Louissaint en avait déjà vu des vertes et des pas mûres. Avec pour tout bagage son baluchon, sa guitare et ses 20 ans, ce troubadour-né, issu d’un milieu pauvre, a fait ses armes sur toutes les scènes du Québec. Au FIJM avec Yakengué, première ébauche du Wesli Band, il partage l’affiche avec le chanteur Steve Valbrun sur les scènes extérieures. Puis comme le sideman idéal des chanteuses Senaya et Sarah Rénélique, graduellement arrangeur, compositeur et réalisateur. On l’entend aussi aux côtés d’Ariane Moffatt et Nomadic Massive dans une chanson pour Haïti, après le tremblement de terre. Par la suite, il défend nos couleurs en France, en tant que "Révélation Radio-Canada", et remporte le prix Babel Med à Marseille en mars 2010.

Fort d’un premier disque, Kouraj, en 2009, c’est vraiment avec sa nouvelle bombe Liberté dans le noir qu’il va conquérir un plus large public en le faisant bouger.

"Pour le show, on va se concentrer maintenant sur le répertoire du deuxième album, paru juste avant les Fêtes. Il y a 17 nouvelles pièces. Je ne sais pas si on pourra toutes les jouer, mais on s’affaire à les maîtriser. C’est comme la toute première date de notre nouvelle tournée. Toute bonne chose a un début!"

Est-ce en vertu du même principe que Wesli s’est tanné de jouer les seconds violons du jour au lendemain? Le super guitariste a pris le micro et s’est trouvé un drôle de trémolo, un moyen très personnel de s’exprimer. Exubérant et spontané, il se donne à fond, il assume et incarne ses chansons avec passion.

"Je me suis trouvé des professeurs pour faire sortir ma voix et la protéger en même temps. Enfant, j’étais dans une chorale et ado, j’ai été influencé par le charisme de Gracia Delva. Mais là, j’écrivais tout le temps. Il fallait bien que je puisse exprimer mes propres émotions!"


Partagez cette page

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Infolettres