Al Di Meola voyage. À titre de compositeur, ce guitariste n’a plus de frontières et fusionne maintenant le coeur à la virtuosité avec un répertoire inspiré par les musiques latines et méditerranéennes.

Elle semble bel et bien terminée, l’époque du groupe Return to Forever et du jazz-rock fusion pour le guitariste virtuose Al Di Meola. Depuis toujours, cet artiste s’inscrit en marge de ce courant malgré ses multiples collaborations avec Chick Corea, Tony Williams et Stanley Clarke. Le guitariste n’a jamais renié ses racines et cultive, depuis maintenant 25 ans, une passion pour Astor Piazzolla, les musiques latines et celles du croissant méditerranéen.

Depuis le début des années 90, Di Meola expérimente au sein d’un ensemble qui est aujourd’hui l’emblème de sa direction artistique éclectique. Avec le World Sinfonia, il a enfin trouvé le laboratoire idéal pour assouvir une quête esthétique à son image. "Le fusion m’a donné la chance de voyager partout à travers le monde. Dans les années 70, je n’avais pas 20 ans et j’étais porté par ce courant musical qui avait un public d’importance sur à peu près tous les continents. Lorsque tu es curieux, tu écoutes les musiques de ces pays et tu t’intéresses à leur culture. Le World Sinfonia représente ce que je suis devenu après toutes ces années. Maintenant, avec la troisième génération du groupe, l’expérience continue."

Il ne faut pas croire que le musicien américain était inculte en la matière il y a 40 ans. Déjà adolescent, Di Meola se faufilait dans certains clubs latinos de New York pour regarder les musiciens à l’oeuvre. "Ce dont je me souviens, c’est que j’étais plus intéressé par les percussionnistes que par les autres musiciens. C’est la rythmique diabolique des musiques latines qui est fascinante. En fait, j’ai toujours été convaincu que je serais devenu meilleur aux percussions qu’à la guitare. J’ai l’impression que certaines choses ne s’apprennent pas. Ces rythmiques, elles sont en toi ou pas."

Avec le guitariste italien Peo Alfonsi, membre du World Sinfonia, Di Meola s’accorde un récital pour deux guitares (classique, à cordes de nylon). Une forme de clin d’oeil en formation réduite aux réalisations de l’ensemble. "Le répertoire de Pursuit of Radical Rhapsody [son dernier disque] est au programme, mais c’est aussi une rencontre entre deux artistes. Ma première collaboration avec Peo a eu lieu en Sardaigne [Italie], lors d’un concert avec le chanteur italien Andrea Parodi. Une voix extraordinaire! On va y retourner en concert."

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