Ce n’est pas la fin pour Plants and Animals. Le trio s’affiche sans compromis avec un troisième disque qui marque plutôt un nouveau chapitre. Plus honnête que ça, tu meurs.

Le titre est simple, direct et sans poésie: The End of That. L’affirmation trône sur la pochette du nouveau Plants and Animals, une jaquette dépourvue de photo ou d’illustration qui nous rappelle celle de The Last Waltz du groupe The Band. Ce titre nous laisse croire que le trio a fait le grand ménage. Si ce n’est pas la fin du groupe, Warren C. Spicer (voix, piano, guitare) affirme tout de même que ce troisième disque est le résultat d’une nouvelle prise de conscience pour lui et ses acolytes Nicolas Basque (guitare, basse) et Matthew Woodley (batterie). « Lorsqu’on s’est retrouvé en studio, on a mis cartes sur table, c’était le moment de vérité! se rappelle Warren. C’était un chapitre plutôt sombre dans l’histoire du groupe. Chacun d’entre nous vivait quelque chose de particulier dans sa vie personnelle. Dans mon cas, je me retrouvais seul et sans appartement… C’était un nouveau départ, il n’y a pas de doute. »

Pourtant, les choses allaient bon train lors de la dernière tournée pour l’album La La Land. Les maquettes s’accumulaient et le nouveau répertoire semblait même prêt pour la scène avant un arrêt aux Studios La Frette, en France, où le groupe a enregistré tout comme Patrick Watson et Karkwa ces dernières années. On s’imaginait alors que les sessions seraient une formalité pour le trio qui a décidé de réaliser l’album lui-même. « En studio, tu ne sais jamais comment ça va finir. Il y a plein de facteurs qui entrent en ligne de compte. Ces nouvelles compositions misent sur des structures très simples et une attitude rock. C’est très direct. Mais lorsque tu fais un disque à trois, tout le monde doit aller dans la même direction. Pour la première fois, on a dû s’accorder un moment de répit pour déballer notre sac avec franchise. Tout y est passé: la vie, le groupe, la tournée, la musique… Pourquoi fait-on ce métier? »

« The End of That, ça résume un peu tout ça, ajoute-t-il. Pourquoi devrait-on s’empêcher de se dire la vérité? Autant être honnêtes envers nous-mêmes et recommencer sur un bon pied avec un disque qui nous plaît. Nous sommes un groupe indépendant, et ça veut dire que ça nous appartient. Je nous trouve chanceux d’être encore ensemble. C’est un bon groupe, et nous nous fréquentons aussi dans la vie courante. C’est important, on ne veut pas tenir ça pour acquis. »

La pièce-titre est aussi franche et directe, animée par un texte plutôt éclairant sur les mésaventures d’un anonyme qui a trop flirté avec la cocaïne et qui voit tout s’écrouler autour de lui. Dans le dernier couplet, Warren conclut en chantant: « We’re hoping to be friends, do cool stuff and be equal / I think that’s where it’s at / Can’t we just say that that was the end of that? » « J’ai écrit cette chanson sans me soucier de quoi que ce soit. Ça m’amusait, même si ce genre d’histoire est monnaie courante. Ce n’est qu’ensuite, alors qu’on travaillait sur les arrangements, qu’on s’est rendu compte que le texte pouvait sous-entendre quelque chose sur le groupe! Puis finalement, je m’en fiche! Elle est comme elle est cette chanson, et c’est parfait comme ça. »

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