Mike Goudreau et le Boppin’ Blues Band célèbrent 20 ans de scène.

Les vils pointilleux ne pourront sans doute s’empêcher de relever que Mike Goudreau est le seul musicien à avoir été de toutes les incarnations de son Boppin’ Blues Band. Les vrais mélomanes, eux, applaudiront à tout rompre l’inébranlable ténacité du gentleman estrien du blues, grâce à qui roule depuis 20 ans sur la sinueuse autoroute de la musique live un luxueux équipage (huit musiciens), pourvu d’un rougeoyant trio de cuivres. "De toutes les formations que j’ai eues, c’est celle qui s’est le plus démarquée", avance Goudreau dans sa proverbiale modestie.

Inspirés par le légendaire Dowchild Blues Band (groupe sur lequel auraient été modelés les fictifs Blues Brothers), Goudreau et le batteur Richard Bergeron mettaient pour la première fois en marche le moteur de cette rutilante machine de blues dans l’obscur antre du Café du Palais en 1992. Le très vert guitariste et chanteur apprendrait très vite, malgré des moyens d’abord risibles, que le succès appelle une bonne dose d’huile de bras. "Le premier démo du groupe a été enregistré dans la cave, chez mon père, avec un ghetto blaster cassette branché directement dans la console. On a rédigé sans trop savoir comment un genre de communiqué qu’on a envoyé au directeur général des festivals de blues Labatt Bleue et on a décroché des shows. On a rapidement réalisé que nos confrères pour qui ça marchait, they were hustling you know, ils travaillaient fort."

Sur le curriculum vitae du BBB (épais comme le bottin) figurent aujourd’hui le nom de quelques séries américaines dans lesquelles se sont faufilés leurs morceaux ainsi que les titres de six albums de chansons originales (dont un en français). La plus récente galette en date, judicieusement intitulée 20 Years of Bop & Blues, encapsule tous les éléments – swing, rockabilly ou funk – qu’ont apportés à la table ces champions d’un blues rock inclusif et endimanché.

Le BBB aura par ailleurs galamment joué le house band pour certains bonzes, comme le défunt Dutch Mason, se souvient, ému, Goudreau. "On a fait une tournée de 10 jours avec lui; on l’appelait "le Premier Ministre du blues". Il avait un sens de l’humour incroyable. Ce n’était pas le gars le plus virtuose, mais tu ne pouvais pas le lâcher des yeux. Il prenait aussi un coup comme un maudit; il nous a raconté tellement d’histoires. Phenomenal experience."

Le 2 novembre à 20h30
Au Vieux Clocher de Magog

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