Sans doute le plus grand success-story musical à émerger de la région d’Ottawa-Gatineau depuis Alanis Morissette et Kathleen Edwards, le Souljazz Orchestra présente son quatrième album. Plus engagé, toujours aussi hédoniste, le Souljazz ajoute à ses rangs, l’instant de ce Solidarity, quelques-uns des musiciens locaux les plus en vue du moment.

Vous avez loupé le spectacle de lancement du Souljazz Orchestra en septembre dernier au Babylon, rue Bank? Le Souljazz vous offre l’occasion de vous reprendre dans quelques jours. Et de vous laisser gagner par la moite frénésie qu’on relie souvent aux chaudes soirées de fête auxquelles donnent lieu les concerts du Souljazz.

"C’est fou de voir à quel point les gens sont ouverts à ce que nous faisons", affirme d’emblée Pierre Chrétien, claviériste, chanteur, percussionniste et cerveau principal du collectif afrobeat et jazz Souljazz Orchestra. "Ça fait 10 ans qu’on fait ça; les gens ressentent notre plaisir. Je regarde des bands qui se produisent sur scène et ils n’ont visiblement pas le goût d’être là. Nous, c’est tout le contraire. Ça doit se sentir."

Il se hasarde à trouver une explication dans le fait que ses potes musiciens (le percussionniste Philippe Lafrenière, les saxophonistes Zakari Frantz, Steve Patterson et Ray Murray et la chanteuse-percussionniste Murielle Rivard) prennent leur pied en spectacle et que, visiblement, l’énergie se transmet à la foule.

"Cet album est plus électrique, plus vocal", affirme par la suite Chrétien à propos de Solidarity, paru en septembre sur la réputée étiquette britannique Strut et enregistré complètement sur bandes analogiques. "On voulait inviter des musiciens d’ici. Tous ces gens-là nous ont poussés dans de nouvelles directions, ça a vraiment été un échange culturel et musical."

Ainsi, les invités se pointent çà et là au gré de l’écoute: le Gatinois d’origine sénégalaise El Hadji "Élage" M’Baye égaye la liminaire Bibinay, alors que Slim Moore ajoute son chant soul effréné à la pièce Kingpin. "C’est un album très varié, et malgré ça, c’est aussi notre album le plus engagé, surtout si on le compare à Rising Sun, l’album précédent, qui était complètement instrumental."

Il conclut, en pleine réflexion sur son oeuvre: "En ce moment, dans le monde, avec le printemps arabe, les manifestations, le mouvement Occupy, on sentait qu’il y avait matière à faire des pièces plus socialement engagées. Les gens pensaient peut-être qu’on vieillissait, qu’on était rendus mellow; je crois qu’avec Solidarity, on a prouvé le contraire. On voulait montrer qu’on était là."

Le 17 novembre à 21h
Au Petit Chicago

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