Découvrons ceux et celles qui se cachent derrière l’édition 2013 du concours local de la relève musicale, Gatineau prend la scène, à commencer par Mehdi Hamdad.

Le grand frère

Pour Mehdi Hamdad, le terme «citoyen du monde», aussi cliché que cela puisse paraître, colle bien tant à sa démarche artistique qu’à son bagage de vie. Il revenait de New York il y a quelques jours à peine, un voyage qui lui a permis de plonger les deux pieds dans l’écriture de ce qui donnera une suite à Luminata, premier album de son band, le Mehdi Cayenne Club, paru au début de 2011.

«Mon meilleur souvenir de New York, se rappelle Hamdad, a été lorsque je suis allé voir le spectacle de l’un de mes héros, Saul Williams. À l’improviste, il m’a proposé de jouer une toune – Na Na Boo Boo, qui sera sur l’album – pour commencer le spectacle. Je tremblais comme une feuille, et j’souriais comme un tarla.»

Il déteste le name dropping: «J’essaie juste de relayer les expériences marquantes de l’éternel enfant en moi.» Parmi ces expériences, il mentionne «faire des ateliers de slam avec des jeunes de la rue, écrire sur la terre de mon pote Louis-Philippe Robillard, apprendre qu’une amie est portée disparue depuis 44 jours» comme autant d’événements qui lui apportent eau au moulin.

Il fera pourtant usage de l’abhorré name dropping une autre fois pendant l’entrevue, alors qu’il mentionnera ce que ce retour à la salle Odyssée de la Maison de la culture lui évoque. «Retourner là-bas me rappelle quand j’ai retrouvé mon ami Grand Corps Malade, qui donnait un show dans cette salle.» Pour la petite histoire, Hamdad s’est lié d’amitié avec le slameur français lors de la résidence d’écriture de Francis Cabrel en septembre 2011.

Joint en pleine session d’enregistrement avec son Cayenne Club, l’auteur-compositeur se fait drôlement loquace quant aux chansons qui figureront sur ce nouvel album à paraître au printemps: ««Si c’est beaucoup différent de Luminata? Oui, en un sens. Et non, en un autre. Parce que c’est moi, c’est le band. Mais les chansons sont meilleures; c’est moins verbeux. Conceptuellement, c’est plus clair. Les enregistrements se déroulent merveilleusement bien; c’est d’un mojo juteux! On s’amuse beaucoup; les nouvelles tounes ont un petit côté nain de jardin-boxeur thaïlandais-poupée de plomb-shaman grivois. T’sé?»

Oui, on voit complètement.


Joanie Michaud
Photo : Benoit Paillé

Les lauréats 2013

Qui: Joanie Michaud

Âge: 25 ans

En musique depuis: 2009

«J’ai commencé à m’investir plus sérieusement en musique depuis deux ans seulement. C’est, entre autres, grâce à ma formation d’un an à l’école de la chanson de Granby, qui m’a donné les outils et la confiance nécessaires pour m’investir à 100% dans mon projet musical.»

«Je classerais [ce que je fais] dans le folk-pop-rock. Des mélodies vocales aux saveurs plus pop; des arrangements tantôt plus rock, tantôt plus tranquilles et ambiants. Un peu le résultat du travail de création avec mes musiciens: Steven Boivin, Julien Morissette, Thierry Faucher et Jeremy Flynn.»

Meilleur moment musical à ce jour: «Sans aucun doute mon expérience en tant que demi-finaliste au Festival international de la chanson de Granby en septembre dernier. J’ai rencontré des artistes incroyables, j’ai pu travailler et être sur scène avec des musiciens exceptionnels et Brigitte Poupart à la mise en scène.»

Ce qui te branche en musique: «C’est surtout l’aspect de la création. D’arriver avec une chanson guitare-voix et de voir son évolution après chaque répétition avec l’ajout des autres instruments. Être sur scène, c’est le cadeau qu’on reçoit en tant qu’artiste, j’ai hâte de pouvoir enfin présenter mes compositions aux gens de la région.»


William Lamoureux

Qui: William Lamoureux

Âge: 16 ans

En musique depuis: Musicien depuis l’âge de trois ans; auteur-compositeur depuis quatre ans.

«[Ce que je fais], c’est assurément du rock. Certains disent que mon côté classique est évident dans ce que j’écris et ils ont raison. Les thèmes de mes compos proviennent presque toujours de sujets engagés socialement ou politiquement. Mes arrangements mettent en valeur le violon – mon instrument premier –  et les harmonies vocales.»

Meilleur moment musical à ce jour: «Jouer une de mes tounes aux Francofolies de Montréal devant environ 5000 personnes, dans le cadre de  Jam [émission animée par Patrick Groulx, qui met en compétition des artistes de la relève musicale, sur les ondes de TFO, la télévision publique de l’Ontario français], accompagné des Bas Blancs, le band de Patrick Groulx.»

Ce qui te branche en musique: «TOUT ce qui a trait à la musique, que ce soit être assis à mon ordi en train d’écrire une toune, jusqu’à être sur une scène devant un public, en passant par le simple jam avec des amis ou même écouter de la musique et découvrir un nouvel artiste. De la musique, j’en mange!»


Antoni Gilbert

Qui: Antoni Gilbert

Âge: 23 ans

En musique depuis: 2010

Membre et leader de la formation gatinoise La Cavale, qui lançait à l’automne 2012 un premier album, Le coureur des voix, Antoni Gilbert fera sans aucun doute sa marque au fil des prochaines semaines alors qu’il prendra part au concours de relève musicale montréalais Ma première Place des arts, dans lequel il a été sélectionné dans la catégorie auteur-compositeur-interprète.

«[Ce que je fais] se situe quelque part entre la tradition chantée nord-américaine, le folk et la tradition européenne plus lyrique, la chanson française.»

Meilleur moment musical à ce jour: «Le spectacle-lancement de l’album au Studio-théâtre de la Place des Arts, le 29 novembre dernier.»

Ce qui te branche en musique: «Créer, raconter des histoires sous forme de récits et les partager mélodieusement. Devenir, sur scène, le troubadour d’une époque passée présente – inexistante encore – et en devenir la porte d’accès, si l’on veut.»

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