Ils pensent filles, Jack Daniel’s et solos de guitare ravageurs. Ils s’appellent The Lost Skulls et roulent à tombeau ouvert sur l’autoroute sans surveillance du hard rock super sans plomb.

Leur groupe compte deux guitaristes, «parce que deux guitares, c’est plus bad ass». Ils mesurent le succès de leur concert au nombre de spectateurs qui tituberont jusqu’à la maison («On veut que le monde s’arrache la face.»). Ils vénèrent Lemmy de Motörhead, parce que le gros bon sens commande de vénérer Lemmy (c’est-tu clair?). Les cinq larrons de The Lost Skulls veulent vivre vite et réclament à coups de solos à l’emporte-pièce le trône hard rock sherbrookois laissé vacant depuis que Pete Möss est disparu dans le couchant. Leur premier EP, Dirty Nasty R’N’Rporte un titre d’un pragmatisme qui tirerait sans doute les larmes à Tommy Lee.

Réunis sur la banquette d’un bar pour jaser de la parution, le guitariste Christian Bisson (aperçu au sein de précédentes incarnations des formations hardcore Radical Attack et Brazen Hell), le bassiste Pier-Étienne Fortier-Audet (dévot de la nation Rush) ainsi que les frérots Guillaume Cornellier (batteur aussi grande gueule que Lars Ulrich) et Jean-Philippe Cornellier (guitariste aussi peu loquace que Slash) se rappellent, en l’absence du chanteur Jesse Trépanier (la véritable caution rock’n’roll du groupe selon ses collègues) leurs premiers concerts, improvisés dans le noble but d’abrutir les oreilles des chums à l’occasion de fêtes nécessairement bien arrosées. «On faisait des covers de Metallica [leur influence la plus audible], d’Iron Maiden, de Rage Against the Machine, des shows de trois heures qui nous laissaient complètement vidés. On a commencé à glisser des compos ici et là. Nos chums ont tripé.»

Leur public cible: les filles. «Toutes les fois qu’on a joué avec Dance Laury Dance, il y a des filles qui ont flashé leurs seins», lance Guillaume sur le ton de celui qui aimerait être l’objet d’une aussi généreuse démonstration d’enthousiasme.

Leur plus grand fan: Dan. «Dan, c’est un gars de 47 ans avec qui je travaillais chez Sears, raconte Fortier-Audet. On parlait de rock, il me montrait son album de vieux billets de spectacles de Black Sabbath ou de Ozzy dans le temps que ça coûtait 8$. On l’a accroché avec une toune de Pantera pendant un de nos premiers shows. On n’avait jamais vu un gars capoter autant que ça.»

The Lost Skulls

Dirty Nasty R’n'R

(Indépendant)

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