La sensation rock psychédélique Foxygen s’accoutume à l’attention suscitée par son plus récent disque sur scène.

Bien que révélés au grand public l’année dernière grâce au CD Take the Kids Off Broadway, Jonathan Rado et Sam France – les deux têtes échevelées derrière Foxygen – sont actifs depuis une dizaine d’années au moins. «On ne peut pas vraiment qualifier notre nouveau disque de deuxième album. Disons plutôt que c’est le second qui soit vraiment réalisé dans les règles de l’art», mentionne Rado en faisant référence à We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic, une œuvre parue en janvier et qui fait un tabac depuis. 

«Ça demeure gérable, je dirais», confie le guitariste lorsqu’on lui demande sa réaction devant l’effervescence que Foxygen stimule aux États-Unis et en Europe, notamment. «On ne s’attendait vraiment pas à un tel accueil, il était donc impossible de s’y préparer, mais on fait avec, on organise nos vies personnelles afin de s’adapter à cette vie de “rock stars”», ajoute-t-il en mettant un accent caricatural sur ces derniers mots. Puis, reprenant son sérieux, il glisse qu’«en attendant, c’est très satisfaisant de constater que tant de gens aiment notre projet autant que nous».

Toute la vérité sur les Stones 

Bien que catalogué – pour le meilleur et pour le pire – comme un groupe évoquant le psychédélisme typiquement sixties, Foxygen se défend de faire dans la nostalgie, mais concède à ses critiques qu’il ne réinvente pas la roue. «Soyons honnêtes, nous sommes plus que des fans des Stones et des Kinks. On ne va pas se cacher que ce sont aussi des références. Ce sont des incontournables après tout, tranche Rado, et ce serait un peu con de se mettre en rogne pour des comparaisons du genre!»

Les inconditionnels des belles années de Jagger et compagnie risquent toutefois d’être surpris par le concert du duo qui, sur scène, évite le piège de l’interprétation de sa discographie à la note près. «Il faut dire qu’on livre ça de façon vraiment plus lourde et entraînante sur scène. À défaut de pouvoir traîner un orchestre sur la route, on se la joue plus punk rock, et les gens semblent quand même apprécier!»


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