Ouvroir de comparaisons potentielles

18 avril 2006 16h17 · Nicolas Dickner

À force de répondre aux mêmes questions, il arrive parfois que l'on s'écarte des réponses habituelles.

On me demandait pour la centième fois, la semaine dernière, quels auteurs m'avaient influencé. Il faut dire que je ne réponds jamais tout à fait la même chose – à cette question comme aux autres. Peu importe. Je parlais d'écrivains lorsqu'une soudaine, irrépressible et improbable parenté s'est imposée entre Georges Perec et Douglas Coupland.

Perec, Coupland. Suis-je le seul à voir là une indubitable filiation?

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  • 19 avril 2006 · 09h44 Alain Gauthier

    J’ai lu quelques livres de Coupland et de Perec. Chacun a son style et ses sujets de prédilection. À part le plaisir que les deux auteurs éprouvent à jouer avec des concepts (Perec, les mots; Coupland, les tendances générationnelles), je vois mal la filiation. Faut-il d’ailleurs y voir absolument une filiation? Il y a plein d’auteurs qu’on aime sans qu’ils aient nécessairement un lien de filiation. À mon humble avis.

  • 19 avril 2006 · 16h59 Alain Fortaich

    Incontestablement, ce sont des choses auxquelles il faut réfléchir. Cependant, je ne connais pas la littérature de Coupland.

    Si je me réfère au livre de Pérec : Je suis né qui « montrent (en pratique ou théorie) comment Pérec envisageait l’autobiographie [...]« SDM, peut-être établirons-nous une filiation avec votre personnage de Nikolski: dans la transgression vers l’imaginaire de votre défunt(?) métier de libraire.

    Par ailleurs, votre écriture rejoindrait aussi le roman oulipien de Perec: La vie:mode d’emploi dans lequel l’auteur retrace de manière encyclopédique « les événements qui ont ponctué l’histoire d’un immeuble parisien et de ses habitants. »SdM comme l’exprime la quête de votre personnage dans Nikolski ou encore le titre de votre livre L’encyclopédie du petit cercle.

    Ce serait omettre, par contre, l’apport significatif qui corrobore votre parenté avec Perec par son livre: La disparition dont « toute la fiction est occupée par la nécessité qui la fonde: un manque, une disparition »SdM et qui est la base de Nikolski: le manque occasionnant la quête.

    Vraiment, je peux songer que par l’empiétement des syllabes, l’enchevêtrement des mots, l’empierrement de la phrase, l’imbrication de vos chapitres, en bref la structure architecturale de vos livres il y a un formalisme qui s’apparente à celui de Pérec.

    Par contre, si je me réfère à vos personnages, il me faut songer à ceux de Tom Gilling ou Thomas Wharton (publié d’ailleurs chez Alto, ce qui ne m’étonne pas…) par leur caractère ludique se rapprochant de la mythomanie.

    Finalement, à bien y penser, peut être que votre littérature s’apparenterait plutôt à la littérature de…

  • 20 avril 2006 · 09h20 Patrick Brisebois

    À mon humble avis, ce sont deux auteurs crissement plates.

    Bon, c’était mon premier et dernier commentaire, il faut montrer son CV pour entrer ici.

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