Amnistie pour les imaginatifs

16 juin 2009 11h19 · Nicolas Dickner

La bibliothèque nationale et le réseau des bibliothèques publiques de Montréal annoncent chaque année une très populaire amnistie. À cette occasion, les usagers peuvent rapporter leur bouquins en retard sans payer les amendes, une pratique qui permet de récupérer un certain nombre de documents portés disparus.

Or, j'apprends que les bibliothèques publiques de San Francisco pratiquent une version améliorée de ce système : une amnistie permanente pour les usagers qui justifient leur regard retard de manière créative. Du genre “des extraterrestres m’ont kidnappé durant 3 semaines afin de me soumettre à des expériences sensorielles.”

Afin d'empêcher les abus, les excuses sont acceptées pour les amendes de moins de 5 dollars par bouquin.

Les bibliothèques québécoises doivent suivre cet exemple, ne serait-ce que pour bonifier un peu le quotidien de leurs bibliothécaires. (Et aussi parce que je ramène toujours mes livres en retard !)

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 6

  • 17 juin 2009 · 05h53 Steve Proulx

    Ils justifient leur regard ou leur retard? Dans les deux cas, c’est intéressant!

  • 17 juin 2009 · 09h54 Nicolas Dickner

    Tu parles d’un lapsus intéressant !

  • 18 juin 2009 · 14h33 Frédéric Ouellet

    Très intéressant.

    Les amnisties sont un moyen utile pour une bibliothèque de retrouver des livres « perdus », en plus d’être une bonne publicité pour les bibliothèques et un départ à neuf pour les usagers.

    Mais en passant, si les gens qui sont derrière le blogue « Conan : les bibliothécaires » sont vraiment des bibliothécaires… et bien moi je suis « Weird Al Yankovic ». ;o)

  • 18 juin 2009 · 19h04 Pierre Chicoine

    Il me semble intéressant et important de penser d’autres approches que les amendes pour sanctionner les retards, je suis bibliothécaires mais aussi et depuis plus longtemps un utilisateur qui a toujours trouvé bizarre qu’un livre doive obligatoirement revenir à la bibliothèque même si personne d’autre ne le veux. Je n’emprunte que rarement les nouveautés en passant. J’aimerais donc pousser un peu plus loin les possibilités et le voir dans un système de crédit qui récompense les utilisateurs avec une Bibliomonnaie. Comme ça serait long à expliquer et que j’ai déjà détaillé l’idée, je vous réfère à cette adresse: http://bit.ly/btt5b

    Ce serait (un peu) plus compliqué à gérer que le système actuel, mais combien plus dynamique et pertinent. Il me semble…

  • 19 juin 2009 · 13h40 Alexandre Enkerli

    Le modèle que propose Pierre Chicoine est plus intéressant que le modèle ludique proposé ici. C’est de vouloir améliorer le quotidien des bibliothécaires mais la bibliothèque a une vocation sociale vaste, qui va bien au-delà du «modèle d’affaire». Le fait de devoir payer des amendes pour des documents retournés en retard a son importance, surtout qu’il doit préoccuper un bon nombre d’employés de bibliothèques. Mais en cette période de transition dans le traitement du document imprimé, il serait bon de réfléchir au rôle de la bibliothèque dans nos vies. Ce que Pierre propose est un pas dans cette direction. L’initiative de San Francisco est un fait divers amusant, soit, mais qui semble lié à une vision assez étroite de la bibliothèque.
    Heureusement, il y a de nombreuses personnes qui sont prêtes à entretenir une conversation approfondie sur l’avenir de la bibliothèque. Malheureusement, cette conversation n’est pas encore entendue par le cercle des journalistes.

  • 20 juin 2009 · 16h11 Nicolas Dickner

    Bien sûr, le « modèle » de San Franciso est un gag — mais un gag révélateur, qui nous mène sur des pistes intéressantes.

    À ce propos, le modèle de rétribution dont parle Pierre Chicoine est non seulement très intéressant, mais à notre époque, avec l’informatisation des systèmes et des manipulations, il serait facile à mettre en place.

    Bon, qui s’occupe du dossier à la Ville de Montréal ?

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