Ah, l’infinie bizarreté du langage

17 juin 2009 9h53 · Nicolas Dickner

Vous pensiez que le phonème était l’unité de base de la communication verbale ?

Que les exaspérants sifflements de R2-D2 constituaient vraiment l’une des idées les plus loufoques de la science-fiction des années ‘70 ?

Que les ti-z-oizeaux qui ne sèment ni ne moissonnent seraient bien incapables de communiquer des concepts abstraits par la seule puissance de leur gazouillis?

Détrompez-vous.

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  • 17 juin 2009 · 13h08 Claude R. Giroux

    Dans toute langue il y a un peu de musique. Il ne suffit pas de concaténer quelques phonèmes pour reconstituer un message. Il faut le ton et les temps forts sur certaines syllabes…

    Aussi, il y a le « langage » des sons, celui des dessins et celui du toucher ou du mouvement. Ah! Le langage serait un art éloquent…

    Mais là où le débat pourrait être intéressant, c’est sur la « verbalité » du sifflement. Qui dit verbal dit voix, or un sifflement est un bruit provoquer par un déplacement d’air à travers une embouchure… Ainsi, ce « language » serait un code plutôt qu’un signe. En fait, un art de combiner les sons pour donner un sens à une pensée. N’est-ce pas là, presque, la définition de « musique »? C’est vrai qu’on ne se prive pas de parler de langage musical, mais pourrait-on argumenter musicalement? Je sais, les musiciens me lanceront des « concertos »! ;-)

    Avoir su, j’aurais enseigné à mes enfants ce type de langage. À tous les soirs je n’aurais eu qu’à siffler « Dodo, l’enfant do, L’enfant dormira tantôt… » :) ))))

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