À l’émission, ce dimanche

17 février 2012 9h59 · Normand Baillargeon

À Dessine-moi un dimanche, animé par Franco Nuovo sur les ondes de Radio-Canada, Xavier Brouillette et moi allons, ce dimanche, vers 9 heures:

  • Discuter des Simpson, dont c’est le 500ème épisode le soir même, ce qui en fait, dit-on, la comédie de situation ayant eu la plus grande longévité de l’histoire de la télé. (Pour fêter ça, l’émission aura comme invité Julian Assange). Les Simpson ont eu leur part d’éloges et le Time Magazine l’a même nommée en 1999 meilleure émission télé du siècle. On a consacré un ouvrage entier à philosopher avec eux (fr. ang.).  De mon côté, je vais essayer de montrer comment certains thèmes, parfois savants, de philosophie de la religion sont abordées dans l’émission — la religion y occupant une grande place. Bref: rencontre avec un grand philosophe américain: Homer Simpson. :-)
  • Xavier de son côté va traiter de l’augmentation de frais de scolarité à l’université.

Sans oublier les cadeaux philosophiques offerts à des personnes ou à des institutions; et le couronnement de la Poutine d’or de la semaine, qui est remise au sophisme le plus remarquable qui aura été repéré par nous, mais aussi par les collaborateurs ou des auditeurs ou auditrices de l’émission.

Au plaisir de vous y retrouver.

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 8

  • 17 février 2012 · 15h29 Jean-Serge Baribeau

    THE SIMPSONS est une émission de haut calibre qui met en scène des personnages qui ont certaines caractéristiques prédominantes. Mais rien n’est jamais simpliste dans cette émission. Tous les personnages, sans exception, révèlent parfois et laissent, à l’occasion, deviner des aspects plus secrets de leur personnalité, laquelle est beaucoup plus complexe que ce que les béotiens pourraient penser.

    Par exemple, Homer, ce vieil égocentrique, apparemment imbécile et conformiste, peut, lorsque nécessaire, réagir de manière surprenante et démontrer qu’il aime profondément sa femme et ses enfants, même le pauvre Bart, lequel va sûrement souffrir, un jour, d’un total torticolis. Et il est parfois moins «con» que ce que l’on pourrait penser, «at first sight».

    Que dire de Lisa, la petite écolo un peu dogmatique, la petite fille qui incarne, dans une assez large mesure, la «correctitude» politique, le «politically correct»! Il y a des moments fulgurants où, tout à coup, on découvre des aspects moins «panurgistes» et moins «puristes» de sa personnalité.

    On pourrait en dire autant de Marge, de Moe et de toute une foultitude de personnages, principaux ou secondaires.

    Je note, sans snobisme, qu’en anglais on écrit THE SIMPSONS alors qu’en français on écrit LES SIMPSON. Pas de «S». Ainsi fonctionne la langue française. Au plaisir de discuter bientôt des merveilleux SIMPSONS (en anglais).

    JSB

    • 17 février 2012 · 16h03 Normand Baillargeon

      Content de voir qu’on a la même positive opinion de cette émission. Merci de la correction.

  • 17 février 2012 · 15h48 Jean-Serge Baribeau

    J’oubliais de souligner la critique vitriolique, décapante et on ne peut plus claire que l’émission propose face au nucléaire. D’ailleurs je lisais, à un moment donné, je ne sais plus où, que de nombreux groupes luttant contre le nucléaire utilisent les Simpson pour alimenter leur rejet et leur critique.

    Et Mr. Burns incarne à merveille un certain type de capitaliste, de «money-maker» et de riche obsédé par le profit, par le gain maximal à tout prix. Et Smithers, qui a parfois ses élans de révolte, incarne à merveille le personnage du «téteux», de l’obséquieux et du soumis total (du moins en apparence).

    MERVEILLEUX SIMPSON!

    JSB

    • 17 février 2012 · 16h06 Normand Baillargeon

      Merci de ce commentaire.

      J’en profite pour dire ici – je n’en aurai probablement pas le temps dimanche – que nombre des auteurs de Les Simpson (eh!) ont dit-on suivi le fameux cours de Michael Sandel sur la justice, à Harvard, et qu’une légende urbaine (démentie par ces auteurs) veut que M. Burns soit anti-modelé, si je je peux dire, sur lui.

  • 18 février 2012 · 10h10 Jean-Serge Baribeau

    Un texte pris dans Google, écrit par un anonyme:

    *****«Par conséquent, Les Simpson parle de la société américaine des années 1990 – 2010 avec justesse, car la série soulève et dénonce des problèmes actuels, tel que la manipulation des foules (Eglise, politique, aveuglement de la population) et le grand problème préoccupant de l’écologie entre autres. Les Simpson se revendique donc comme miroir critique de la société Américaine par sa mise à nu objective, qui se veut décomplexée.

    Au terme de notre étude, il nous apparait donc évident que la série est une représentation satirique de la société américaine. Avec ses points négatifs comme le chômage, l’éducation manquée mais aussi par sa diversité de population.

    On peut ajouter qu’en Juillet 2007 la famille Simpson apparaît sur le grand écran dans Les Simpson : Le film.»*****

    Il y a, comme vous le savez déjà, Normand Baillargeon un livre, en français ou en anglais, livre parlant des relations entre THE SIMPSONS et la philosophie.

    Il y a aussi un livre, traduit de l’italien et écrit par Marco Malaspina: LES SIMPSON ET LA SCIENCE (éditions Vuibert, LaRecherche partenaire).

    JSB

  • 18 février 2012 · 16h30 Jean-Serge Baribeau

    AMUSANT ET SIGNIFICATIF(?)!

    En 2003, la BBC lance un sondage sur le Net. Le but: élire «le plus grand Américain de tous les temps». Il y a eu 37 000 réponses.

    En tête: Homer Simpson, plus de 47% des voix.

    Ensuite: Abraham Lincoln, Martin Luther King, Thomas Jefferson, George Washington. Aucun de ces personnages n’a eu plus de 10% des suffrages.

    Ce n’est pas scientifique mais c’est très révélateur et un tantinet significatif.

    JSB

  • 19 février 2012 · 10h25 Jean-Serge Baribeau

    Je me permets de proposer un texte que j’avais écrit lorsque le Vatican a voulu «récupérer» THE SIMPSONS:

    *****«JEFFERSON ÉTAIT ATHÉE (MAIS DÉISTE?)! ET LES SIMPSON ALORS?

    Les «Vaticanais», sévissant dans l’Osservatore Romano, viennent, avec leur prosélytisme habituel, de proclamer, à mon grand étonnement, que les Simpson sont catholiques. Il y a là un «impérialisme» auquel nous sommes habitués puisque «hors de l’Église catholique il n’y a point de salut». Alors, il est de la première importance de sauver les âmes de Homer, de Bart et de tous les autres, y compris la toute petite Maggie.

    Étant un adepte non fanatique des SIMPSONS et ayant souvent réfléchi aux tenants et aboutissants de cette magnifique série télévisée, je trouve scandaleuse une telle récupération digne de l’actuel pape et d’esprits opaques comme celui de Monseigneur Ouellette.

    En ce qui me concerne, il est clair que la famille Simpson est, sur le plan religieux, plus proche d’un certain protestantisme que du catholicisme. Cela est avéré même si dans certains épisodes les Simpson sont confrontés à une éventuelle «tentation» catholique. Et n’oublions pas que Lisa est bouddhiste. C’est du moins ce qu’elle pense et veut faire croire. Et Ned Flanders est tout sauf un catholique.

    En fait, sans sombrer dans une exagération fanatique et aveugle, je dirais que l’ensemble de l’oeuvre est souvent plus proche d’un marxisme sommaire et ouvert que d’une religiosité ténébreuse. Dans cette émission la «lutte des classes» est souvent présente d’une manière confuse et typiquement états-unienne. Cela, il serait possible de le démontrer d’une manière passablement rigoureuse en procédant à une analyse aussi systématique que possible.

    En somme, je tiens à conserver mes merveilleux Simpson tels qu’ils sont: bornés et ouverts; divertissants; ambigus et paradoxaux; révoltés et soumis; conformistes et dissidents, etc.

    Je demande à tous les curaillons du monde de ne pas trop déconner lorqu’ils veulent s’approprier la famille Simpson à des fins propagandistes.»*****

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

    Pour ceux et celles qui valorisent LA LIBERTÉ D’EXPRESSION, il y a un épisode magnifique et quelque peu subversif.

    Dans cet épisode Marge part en croisade contre « The Itchy and Scratchy Show » parce que c’est trop violent. Il y a alors des manifestations de colère dans tout le pays et Marge, très intolérante et démesurément virulente, devient une vedette des médias, adulée par une grande partie de la population. Finalement on présente une émission ennuyeuse et gnangnan et les cotes d’écoute diminuent substantiellement.

    Un peu plus tard, un musée «met en scène» le David de Michel-Ange. Des citoyens approchent Marge pour qu’elle prenne la direction d’une «croisade» contre cette exposition scandaleuse. Mais Marge trouve que cette statue ne pose aucun problème et elle refuse de contester. Selon elle c’est un chef-d’oeuvre et on n’attaque pas de telles productions artistiques.

    MORALE DE L’HISTOIRE: Marge découvre qu’il est absurde de se battre contre une forme de liberté d’expression tout en appuyant une autre manifestation de cette liberté.

    MERVEILLEUX ET RÉJOUISSANT ÉPISODE! C’est l’épisode 7F09, présenté pour la première fois le 20 décembre 1990.

    JSB

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  • Normand Baillargeon
    Je suis professeur à l'UQAM. Ma spécialité est la philosophie de l'éducation. J'ai écrit quelques livres sur différents sujets qui m'intéressent, dont celui-là, mais aussi quelques autres.

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